En demandant ma démission comme modérateur général de l’Association pour la Formation Chrétienne de la Personne (AFCP), qui est une association publique de fidèles, et en nommant un nouveau modérateur, l’évêque du Mans, Mgr Yves Le Saux, souhaitait vivement que la SRP en soit clairement séparée. La demande était tout à fait normale, et cela sera fait pour la rentrée.

Par ailleurs, ce qui nous engage à continuer la parution de la SRP, ce sont vos réactions. Après avoir publié la lettre dans laquelle j’annonçais ma démission, j’ai reçu bon nombre de réponses contenant une inquiétude concernant la SRP. Ce souhait bien précis était formulé : «Surtout, n’arrêtez pas !» Eh bien, nous n’arrêterons pas !

Un journal doit avoir la liberté de se développer en fonction de l’actualité. Il doit non seulement informer ses lecteurs sur les événements qui influent sur leur vie quotidienne, mais proposer certaines réflexions permettant de les analyser et de porter sur eux un jugement responsable. Cela n’empêche pas d’avoir des exigences axiologiques, d’émettre des convictions, d’être fidèle à des principes fondamentaux. Ceux qui écrivent dans ce journal doivent avoir un respect réel pour ses choix intellectuels et éthiques. Aucun journal n’est parfaitement neutre, sauf peut-être celui qui ne donnerait que des informations sur les cours de la bourse ou sur les résultats des équipes sportives.

Dire que la SRP continue son chemin comme une presse de conviction libre ne signifie pas qu’elle renonce à la foi catholique, aux fondements qui ont marqué sa naissance et son développement, qu’elle renie sa théologie, sa philosophie et son éthique. Nous espérons, avec la grâce de Dieu, y demeurer fidèles. Cela signifie que, comme laïcs baptisés et attachés à l’Église catholique, nous entrons dans cette forme d’engagement que l’exhortation apostolique de Jean Paul II Christi fideles laïci appelle «les postes privilégiés de la culture» : «Il est urgent d’exercer, d’une part, une activité éducative du sens critique animé par la passion de la vérité, et, d’autre part, une action visant à défendre la liberté et le respect de la dignité de la personne». La SRP tire de cette phrase la définition de sa finalité. Votre lecture assidue de la SRP, votre encouragement à la soutenir, vos remarques et suggestions montrent que le témoignage de votre baptême et de votre confirmation vous tient vous aussi à cœur.

La SRP reparaîtra au début de septembre. Nous vous annoncerons d’ici là ses nouveautés. Nous vous demanderons non seulement votre bienveillance, mais aussi votre aide, sans laquelle nous ne pourrons pas produire ce que nous voulons donner. Nous aurons besoin d’un cœur largement ouvert et d’une générosité réelle, sans quoi il nous sera impossible de faire face aux dépenses financières que suscitera notre nouvelle orientation. Ma prochaine lettre, qui ne tardera pas, contiendra des informations plus précises sur la ligne éditoriale et sur les démarches administratives nécessaires. Il est possible, cependant, qu’un premier numéro de la SRP soit publié avant même que tout soit en place.

Veuillez recevoir l’assurance de notre fidélité et de notre dévouement. Nous comptons sur les vôtres.

Aline Lizotte

 


1 – Voir la SRP du 24 juin 2022 : Que faut-il entendre par «ma démission» ?

2Jean Paul II, Christi fideles laici, ch. III.

 

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