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USA : le déchaînement de violence des Pro-choice

La mort

Après la fuite du projet de décision de la Cour suprême visant à annuler les arrêts Roe vs Wade et Casey vs Planned Parenthood sur l’avortement, la violence a éclaté aux États-Unis. Des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes, et des destructions ont eu lieu. Les adresses des juges favorables au projet anti-avortement ont été publiées. Voici la traduction de l’article de la Nuova Bussola Quotidiana qui rapporte ces faits :

«La fureur de l’avortement fait rage aux États-Unis, avec les juges conservateurs et l’Église dans le collimateur. Dans les quelques jours qui ont suivi la publication du projet de décision de la Cour suprême qui pourrait démanteler le droit fédéral à l’avortement et laisser aux différents États le soin de décider en la matière […], une dangereuse chasse a commencé pour les juges de la Cour suprême (Clarence Thomas, Neil Gorsuch, Brett Kavanaugh, Amy Coney Barrett) qui ont partagé l’écrit de leur collègue Samuel Alito, ainsi que pour les centres d’aide à la vie, les Églises catholiques et leurs fidèles.

Dans le collimateur des patrouilles d’avorteurs se trouvent tous ceux qui croient en la dignité de la vie humaine dès la conception et considèrent l’avortement comme un “meurtre avec tueur”, comme l’a répété le pape François en octobre dernier. Bien sûr, les “catholiques fervents” comme Nancy Pelosi et Joe Biden n’ont rien à craindre, surtout après les propos honteux du président américain qui a déclaré soutenir le droit à l’avortement comme un droit découlant du fait d’être des personnes “à l’image de Dieu”.

Les nouvelles hordes barbares ont jusqu’à présent eu précisément deux cibles : les juges de la Cour suprême et les églises catholiques (mais des attaques contre les bâtiments sacrés d’autres confessions chrétiennes ne sont pas à exclure). Dans ces actions, les Antifa et les groupes pro-avortement sont soutenus par les groupes multinationaux les plus importants et les milliardaires les plus célèbres de la planète, qui craignent que la prochaine décision de la Cour suprême contre Roe (la sentence qui, en 1973, a imposé l’avortement dans tous les États-Unis) ne déclenche une réaction en chaîne mondiale. Dans les heures qui ont suivi la publication du projet Alito, les violents manifestants pour l’avortement ont non seulement encerclé le bâtiment de la Cour suprême et détruit des voitures de police, mais ont également annoncé la publication des adresses des domiciles privés et des familles des juges de la Cour suprême qui avaient signé le projet. Il s’agit d’une menace illibérale et indécente, contraire à l’État de droit, à la séparation des pouvoirs et à l’indépendance des juges, qui s’est concrétisée ces derniers jours par des manifestations contre l’avortement devant le domicile des juges suprêmes.

Ni l’appel de certains sénateurs républicains et même démocrates demandant une protection spéciale pour les juges suprêmes, ni les inquiétudes du Wall Street Journal n’ont ému l’administration Biden qui, avec la porte-parole sortante Jen Psaki et une complaisance mal dissimulée, a clairement indiqué que “les protestations des manifestants devant les maisons des juges ne sont pas la position officielle de l’exécutif”. Les violences et les manifestations, organisées de la même manière et par les mêmes figures d’Antifa et les mêmes féministes violentes qui ont mis les États-Unis à feu et à sang dans les derniers mois de la présidence Trump, ont eu lieu dans plusieurs villes américaines, dont Los Angeles, New York, Seattle et Portland, où un centre d’aide à la vie a été complètement détruit.

L’Église catholique, en particulier, a été et sera visée. Le bâtiment de l’église de la ville de Boulder, dans le Colorado, a été vandalisé avec des slogans pro-avortement depuis le soir du 3 mai, pour la deuxième fois en moins d’un an. Les militants pro-avortement organisent des manifestations contre toutes les églises catholiques des États-Unis le dimanche 8 mai, jour de la fête des mères. La semaine de protestations, organisée militairement par le réseau d’organisations “RiseUp4AbortionRights”, devrait se terminer le samedi 14 mai par des rassemblements en faveur de l’avortement dans toutes les villes du pays. Le communiqué annonçant les manifestations indique : “Que vous soyez catholique pro-choix, ex-catholique, d’une autre confession ou sans confession, vous devez reconnaître que six catholiques extrêmes [les six juges suprêmes conservateurs, bien que Roberts n’ait pas encore fait de déclaration, ndlr] ont entrepris de renverser Roe”. Les avorteurs appellent donc à des manifestations dans les églises le 8 mai et devant les maisons des juges le 11 mai […].»

Le Président Joe Biden a critiqué comme «radical» le projet de décision de la Cour suprême qui annulerait Roe vs Wade, mais les responsables de l’administration américaine ont condamné les violences des manifestants : le droit de manifester «ne devrait jamais inclure la violence, les menaces ou le vandalisme».
Source : La Nuova Bussola Quotidiana ; Catholic Leader

Transsexualité : regarder la réalité en face

Rapportant le parcours d’une adolescente qui a voulu «faire sa transition», Le Parisien du 3 mai met ses lecteurs devant la réalité des pratiques de transition de genre et des drames qu’elles entraînent dans la vie de jeunes influençables. Voici des extraits de cet article :

«Sacha est né Anna. Il était femme mais s’est vite ressenti “garçon manqué”, confie-t-elle. Nous sommes en 2016. En regardant des vidéos sur YouTube, elle entend parler pour la première fois de transidentité. “Je me suis dit : Ça ressemble à toi.” Au début de la 3e, à 14 ans, elle coupe ses cheveux et demande à ses amis de l’appeler avec un prénom masculin. Un soir, elle annonce à ses parents qu’elle veut prendre des hormones masculines. Ses parents l’écoutent, bienveillants. “Sauf que j’avais 14 ans et écouter à ce point ce que dit quelqu’un de 14 ans, ça pose problème”.

Puis tout va très vite : le psychiatre qu’elle va consulter, les séances “expéditives” de cinq à dix minutes qui ne servent qu’à confirmer son choix. “À aucun moment les raisons profondes qui me poussaient à changer de sexe n’ont été abordées.”

À la fin de la seconde débutent les premières injections de testostérone, une ampoule toutes les trois semaines. Tous les matins, elle enfile un binder (sous-vêtement compressif permettant d’aplatir la poitrine). À l’état civil, pour le lycée, ses proches, sa famille, Anna devient Sacha. L’été avant la terminale, elle se fait retirer les seins sous anesthésie générale. Après l’opération, âgée de 16 ans, elle porte un corset postopératoire, prend des comprimés antidouleur et, soudain, des questions l’assaillent. “Il y avait comme une voix bizarre en moi. Un truc qui me demandait : Est-ce que tu détruis ta vie ? Est-ce que tu détruis ton corps ?”

Un jour, en 2020, les doutes remontent d’un coup. Pendant deux ou trois mois, elle pleure nuit et jour. “Je pleurais le matin dans le RER, mais aussi pendant les cours, le soir aussi. Je m’enfonçais dans un truc affreux. Je me disais que je ne pourrais jamais revenir en arrière.” Pétrie de regrets, hantée par les pensées suicidaires, elle arrête les injections de testostérone, s’enfonce dans la dépression. Ses parents, inquiets, l’emmènent voir une autre psychiatre. Elle lui sauvera la vie. “J’ai décidé d’être une fille biologique qui a un style masculin. J’ai envie de m’aimer moi-même. J’ai des regrets, mais je peux vivre avec”.

Anna a compris […] que “la puberté, ce n’est pas la période idéale pour faire de tels choix”. Mois après mois, elle récupère sa féminité. Ses règles sont revenues. Elle a retrouvé ses longs cheveux, mais elle ne retrouvera jamais sa voix de femme.»
Source : Le Parisien

La mortalité infantile augmente en France

Pyramide des âges infantile

Dans la revue Aleteia, Blanche Streb se penche sur l’augmentation de la mortalité infantile en France, un phénomène nouveau et alarmant, dont les causes sont révélatrices de l’évolution de notre société. Voici des extraits de ses réflexions :

«La mortalité des nouveau-nés augmente dans notre pays ? Pourquoi, après des décennies, pour ne pas dire des siècles, de baisse, observe-t-on, depuis dix ans, une inversion de cette tendance ? Ce phénomène, peu exploré et relativement incompris, est alarmant dès lors que ce taux est considéré comme un “révélateur”, voire comme un marqueur de développement. D’après l’Insee, 3,6 décès d’enfants de moins d’un an pour 1 000 enfants nés vivants sont à déplorer en 2021. Ce qui renvoie la France à la vingt-cinquième place en Europe, loin derrière d’autres pays comme l’Islande (1,1) ou l’Estonie (1,6). Pour mieux comprendre, si on compare la France avec la Suède ou la Finlande, ce sont 1 200 décès par an de plus qui adviennent lors de la première année de vie.

[…] La première cause reste celle de la mort inattendue du nourrisson (MIN), un drame qui frappe 350 familles chaque année dans notre pays où le taux de mort subite — c’est-à-dire dont la cause reste méconnue — est le plus élevé d’Europe. Triste constat, alors même que nous sommes l’un des rares pays à s’être doté d’un observatoire ayant pour vocation de mieux suivre, comprendre et donc prévenir ces tragédies.

Une autre cause, liée à des changements culturels et socio-économique notables, est celle des grossesses plus tardives. Dans les pays développés, en effet, on a ses enfants de plus en plus tard. Or, les risques pour la mère et l’enfant augmentent de manière sensible avec l’âge des femmes. Et avec lui, augmentent aussi l’infertilité et le recours à la procréation assistée. L’obésité et le tabagisme sont aussi pointés du doigt, ainsi que la précarité qui s’aggrave et qui touche particulièrement les femmes immigrées. Enfin, la fermeture de nombreuses maternités, les difficultés croissantes d’accès aux soins et l’affaiblissement des services de protection maternelle et infantile (PMI) font aussi partie des raisons expliquant cette regrettable augmentation.

[…] Une donnée mérite d’être relevée. Les femmes qui choisissent de poursuivre leur grossesse, alors même que leur bébé serait porteur d’une pathologie grave qui pourrait les conduire à subir une interruption médicale de grossesse, sont en nette augmentation. Elles étaient 1 189 en 2014, elles sont 1 587 en 2018. Cette évolution joue sur les chiffres de la mortalité infantile, car les IMG ne sont pas comptabilisées, mais les bébés qui sont accueillis au terme de la grossesse et sont accompagnés vers leur mort naturelle dans les premières heures ou jours de leurs vies, en revanche, le sont. Rien ne permet pour l’instant d’expliquer avec certitude cette évolution. […]

Il reste que la mortalité infantile est un révélateur de la santé de notre société ; espérons qu’elle devienne une priorité de santé publique dans les années à venir.»
Source : Aleteia

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