Bouton des brèves

95e anniversaire de Benoît XVI

Le pape Benoît 16

Membre d’honneur de la Compagnie de fusiliers alpins de Tegernsee, Benoît XVI a eu droit à la visite de quatre membres de cette association bavaroise à l’occasion de son 95e anniversaire, le 16 avril dernier. Ils sont venus avec des produits typiques de sa région d’origine en guise de présents : saucisses, fromages et de la bière typique du sud de l’Allemagne. Ils ont trouvé le pape émérite «toujours très éveillé», malgré une «voix basse compte tenu de son âge». Après l’épisode du zona qui l’a affecté en 2020, et après son voyage en Allemagne et le décès de son frère Georg Ratzinger, Benoît XVI a retrouvé une santé correcte. Il poursuit sa vie quotidienne selon un rythme «méthodique», même si «ses mouvements sont lents» et qu’il «doit se reposer davantage».
Source : Traunsteinöer Tagblatt

Réforme de la Curie : «La route n’est pas finie»

Le cardinal Óscar Andrés Rodríguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa (Honduras), est un des artisans de la constitution sur la réforme de la Curie Prædicate Evangelium publiée le 19 mars dernier. Mais, selon lui, «la route n’est pas finie : la réforme de la Curie ne va pas sans une réforme du peuple. Le renouveau ne vient pas des structures, mais des personnes», a-t-il expliqué à des journalistes. L’un des points clés de la constitution apostolique concerne les laïcs : «Ils ont un rôle de premier plan. Ils représentent 99 % de l’Église et ne peuvent être ignorés. Le fait qu’un laïc ou une femme puisse présider un dicastère est une réforme majeure», a-t-il souligné. Dans cette même ligne, il a affirmé qu’être à la Curie «ne consiste pas à gouverner ou à commander, mais à servir».
Source : Alfa y Omega

Couverture d’abus sexuels : Mgr Dziwisz lavé de tout soupçon

Le 22 avril, un communiqué de la nonciature apostolique en Pologne a indiqué que le Saint-Siège avait décidé «ne pas aller plus avant» dans les investigations concernant le cardinal Stanislaw Dziwisz, l’ancien secrétaire particulier de Jean-Paul II, accusé d’avoir dissimulé des cas de pédocriminalité lors de son épiscopat à Cracovie (2005-2016). Le communiqué précise que les informations prises en compte ont été fournies au Vatican par le cardinal Angelo Bagnasco, archevêque émérite de Gênes (Italie), au cours de sa visite en Pologne du 17 au 26 juin 2021, «concernant certains cas en lien avec les actions du cardinal Dziwisz alors qu’il était archevêque de Cracovie». Mgr Bagnasco avait mené une enquête suite aux accusations de dissimulations d’abus visant Mgr Dziwisz dans un documentaire diffusé à la télévision polonaise en novembre 2020.
Le cardinal Dziwisz a également été mis en cause pour son action alors qu’il était auprès de Jean-Paul II, notamment envers le père Marcial Maciel – le fondateur des Légionnaires du Christ, mais aussi envers l’ex-cardinal Theodore McCarrick. Son nom est en effet cité à plusieurs reprises dans le rapport rendu public par le Vatican en novembre 2020, suite aux accusations visant l’ancien archevêque de Washington entre 2000 et 2006.
Source : La Croix

France : le vote des catholiques au second tour

Urne de vote

Une étude réalisée le 24 avril par l’Ifop pour La Croix et Le Pèlerin s’intéresse au vote des catholiques au second tour de l’élection présidentielle. Il en ressort que, dans leur ensemble, les catholiques se sont prononcés à 55 % en faveur d’Emmanuel Macron, soit trois points de moins que pour l’ensemble des Français. Les catholiques «non pratiquants» ont voté à 45 % pour Marine le Pen, les pratiquants à 42 % (comme la moyenne nationale) et les pratiquants réguliers à 39 %, soit 3 points en dessous de la moyenne. L’enquête compare ces résultats à ceux du premier tour, où Éric Zemmour (Reconquête !) avait réussi à «faire une percée» chez les catholiques pratiquants, signe de leur «ancrage à droite».
Les catholiques ont par ailleurs fait preuve d’un fort sens civique : 79 % d’entre eux se sont rendus aux urnes le 24 avril, contre 71,9 % de l’ensemble des Français. 93 % des catholiques pratiquants réguliers se sont acquittés de leur devoir de citoyen.
Source : Aleteia

La sécularisation de l’Amérique latine

The Economist, hebdomadaire britannique, se penche sur la diminution du nombre de catholiques en Amérique latine. Si cette région géographique abrite encore plus d’un tiers des catholiques du monde, leur nombre ne cesse de diminuer : en 1995, 80 % des habitants se disaient catholiques, contre 56 % seulement en 2022. Beaucoup sont devenus des chrétiens évangéliques : de 3,5 % de la population en 1995, ils sont 19 % aujourd’hui. The Economist explique qu’une tendance actuelle est celle des «ningunas» (en anglais : «nones», des personnes qui ne s’identifient à aucune religion), particulièrement élevée chez les jeunes et chez ceux qui ont eu accès à l’enseignement supérieur, qui a quadruplé depuis 1995 pour atteindre 16 %. L’article souligne aussi que les identités religieuses deviennent plus fluides, les gens assistant volontiers à plusieurs types de service religieux.
Source : The Economist

Mexique : l’Église juge l’État responsable des disparitions de femmes

Selon la Commission nationale de recherche mise en place au Mexique, plus de 18 femmes par jour disparaissent en moyenne dans ce pays. Ce chiffre est donné par le média Religion digital, qui rapporte une énième affaire de rapt : Debanhi Escobar, une jeune fille de 18 ans, a été retrouvée morte dans une citerne d’un hôtel, après deux semaines de disparition. Pour le journal catholique Desde la fede, «l’État a une grande responsabilité, car il a échoué en matière d’éducation – qui est la base pour qu’un pays ait une structure sociale saine». L’État mexicain devrait pouvoir garantir la sécurité de ses citoyens et assurer la justice pour les victimes de plus en plus nombreuses. Or, son visage «se défigure à un rythme accéléré en raison de politiques publiques immorales, corruption, trafic de drogue, exclusion, violence, traite des personnes, enlèvements, pornographie, et avortements».
Source : Religion digital

Photo 1 : H. Elvir Tabakovic, Can. Reg. / Wikimedia Commons

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