Bouton des brèves

Vatican : une instruction sur l’identité de l’école catholique

L’éducation, qui était déjà une priorité donnée par le pape Benoît XVI à son diocèse de Rome, en est aussi une pour le pape François, comme en témoigne son Pacte éducatif destiné à unir les volontés autour de l’éducation des jeunes. Le 29 mars, la Congrégation romaine pour l’Éducation catholique a publié une Instruction sur l’école catholique, selon laquelle le dialogue fait partie de l’identité de l’école catholique et de la formation du catholique : l’identité de l’école catholique est «dynamique». La gestion des conflits y tient une grande place (le mot revient une vingtaine de fois), notamment concernant l’identité catholique. Par contre, la lutte contre les abus et le racisme n’y apparaît pas, alors même que l’identité catholique des écoles a été mise à mal par les scandales des abus et par le scandale du sort réservé aux «Nations premières» dans des écoles catholiques canadiennes.

L’instruction n’a pas encore été présentée à la presse. Son texte complet se trouve ICI.
Source : Zénith

Focolari : un rapport implacable sur les abus sexuels

En octobre 2020, les plus hauts responsables français des Focolari démissionnaient à la suite des révélations d’abus sexuels commis au sein du mouvement pendant une période de plus de trente ans (1963-1997). Une trentaine d’enfants et d’adolescents auraient été victimes d’agressions sexuelles de la part de Jean-Michel M., une figure éminente du mouvement. La société GCPS Consulting a été mandatée en décembre 2020, pour «enquêter sur les abus sexuels commis par (Jean-Michel M.), en réexaminant les détails et en évaluant le contexte», et pour «établir le degré de connaissance de ces événements par les responsables». Il semblerait que d’autres agresseurs aient pu sévir durant ces dernières années au sein du mouvement.

Le rapport a été rendu public le 30 mars Sur une centaine de pages, il décrit l’emprise que Jean-Michel M. a pu exercer sur les enfants et adolescents, mais aussi sur les responsables du mouvement. Quand ceux-ci ont fini par apprendre les faits, ils n’ont pas pris les mesures qui s’imposaient. Alors que les signaux d’alarme n’avaient pas manqué, l’enquête montre que la direction nationale n’a pas su gérer la situation «d’abus sexuels souvent marqués aussi d’abus spirituels et financiers». Une première affaire pour laquelle la justice avait été saisie en 1994 aurait pu alerter les responsables. Cette procédure, qui n’a pas abouti en raison de la prescription, venait corroborer des appels à la vigilance autour de Jean-Michel M.

La commission d’experts a demandé que le mouvement des Focolari présente «des excuses publiques authentiques, profondes et inconditionnelles à ses victimes, reconnaissant que le mouvement n’a pas réussi à les protéger». Il conseille de s’en remettre à un organisme indépendant pour mettre en œuvre un système de réparation et de compensation. Le mouvement a décidé de confier cette mission à la Commission reconnaissance et réparation mise en place par la Conférence des religieuses et religieux de France, et auprès de laquelle les personnes victimes vont pouvoir se manifester.
Source : La Croix

Ukraine : le sinistre marché de la GPA

Femme enceinte

Le conflit russo-ukrainien met en lumière de sinistres pratiques autour de la GPA, aggravées par la guerre. Le journal Ouest-France s’en fait l’écho dans un édito du 27 mars, dont voici des extraits :

«Le marché de la vente d’enfants s’offre une vitrine publicitaire tragique en Ukraine. Les officines de ce marché, 6 milliards de dollars dans le monde en 2019, se drapent dans la douleur des foyers sans enfant dont elles tirent leurs bénéfices, prétendant ôter la souffrance. Mais la souffrance de qui ? De l’enfant séparé de sa mère à la naissance ? De la mère laissée sous les bombes, signant en urgence l’acte d’abandon ? De ceux qui ne peuvent “récupérer” le nouveau-né ?

La mise en scène de ces entreprises de l’esclavage est sans faille. Qui n’a été bouleversé par ces rangées de berceaux alignés dans un abri contre les bombes ? Qui n’a été ému par le dévouement des femmes au chevet de ces enfants sans nom, privés de la sécurité et de la tendresse maternelle ? Qui ne peut souhaiter qu’ils ne trouvent au plus vite un foyer aimant ? Ils n’ont pas à faire les frais de ce drame !

Mais de quel droit leur fait-on courir de tels risques ? Comment ces entreprises de mères porteuses osent-elles exploiter tant de souffrance et de misère ? Car l’Ukraine ne serait pas devenue le sinistre eldorado de la GPA (gestation pour autrui), s’il ne s’y trouvait tant de femmes en détresse. Fuyant l’occupation du Donbass et ses crimes, “de nombreuses femmes […] sont devenues mères porteuses pour nourrir leurs enfants. Les cliniques qui les utilisent prospèrent”, expliquait Ana-Luana Stoicea-Deram du Collectif pour le Respect des personnes. Cette tragédie appelle un sursaut d’humanité et non une exploitation mercantile et inhumaine, relayée par les géants du numérique. Sur des sites, on peut “choisir” une mère porteuse selon l’âge, la taille, le poids, la couleur des yeux, le visage… Mais elles n’ont plus de nom, elles portent un numéro ! […]

Même des médias publics relayent cette propagande oubliant la loi : ceux qui passent des contrats avec des agences pour une GPA sont dans l’illégalité. Le capitalisme sauvage qui vend l’humain et une puissance publique qui veut transformer les mentalités trouvent ici un terrain commun.

Ni l’appât du gain, ni une idéologie d’État ni même la souffrance de ne pas avoir d’enfants ne justifient qu’un enfant s’achète comme une chose, que le corps d’une femme soit loué comme un objet. Il ne peut donc exister de GPA éthique. Nous sommes tous les gardiens des plus fragiles et des principes qui les protègent. Au lieu de fabriquer de nouvelles misères, secourons les femmes en détresse et les enfants, orphelins ou perdus, menacés par la guerre en Ukraine mais aussi dans le monde.»
Source : Ouest-France ; Le Figaro

OMS : forcing pour l’avortement jusqu’à la naissance

Dans ses récentes directives, l’Organisation mondiale de la santé – largement contrôlée et conditionnée par le financement de multinationales pharmaceutiques et de fondations «philanthropiques» – tente d’imposer l’avortement illimité à tous les pays du monde(1). Elle demande aux pays membres d’abroger les lois anti-avortement qui fixent des «limites gestationnelles» et qui «violeraient les droits des femmes, des jeunes filles ou d’autres personnes enceintes» (sic !). L’avortement serait le seul moyen de «soins» pour les femmes enceintes. Le texte recommande la dépénalisation totale de l’avortement et la suppression des lois et règlements qui «interdisent l’avortement sur la base des limites gestationnelles» et le restreignent pour quelque raison que ce soit.

Les États devraient autoriser l’avortement en toutes circonstances, permettre aux femmes de se passer de l’approbation d’un médecin ou d’une infirmière pour avorter, autoriser les «pilules abortives par envoi postal», même si ce n’est qu’après un appel téléphonique, limiter le droit des professionnels de la santé de refuser de participer à des avortements pour des raisons de conscience.

Sur les 12 experts responsables de la rédaction finale, huit font partie des multinationales de l’avortement International Planned Parenthood Federation, Marie Stopes International ou de leurs affiliés, d’autres viennent de gouvernements ou d’universités ultra-avortement. Christina Zampas, soi-disant experte en droits de l’Homme, est responsable de la multinationale avorteuse Center for Reproductive Rights à Genève.

(1) Notons que l’OMS n’a aucune autorité juridique pour imposer l’avortement, qui relève de la compétence des États, et que l’enfant à naître est reconnu par les conventions internationales comme une personne ayant des droits.
Source : La Nuova Bussola Quotidiana

Yémen : une guerre qui ne mobilise pas l’opinion

Dans La Sélection du jour, Philippe Oswald rappelle qu’au Yémen, une guerre terrible est passée sous silence depuis sept ans :
«Selon l’ONU, la famine provoquée par la guerre au Yémen comptera parmi les pires que l’humanité aura connues depuis un siècle. Née d’un conflit tribal et religieux (sunnites contre chiites), la guerre s’est très tôt internationalisée avec l’intervention d’une coalition dirigée par l’Arabie Saoudite pour contrer la rébellion soutenue par l’Iran. Les bombardements de la capitale Sanaa, tombée aux mains des rebelles houthistes en 2014, ont débuté le 26 mars 2015. Sept ans plus tard, malgré un bilan exorbitant de 380 000 morts, en majorité victimes de la faim, de maladies et du manque d’eau potable aggravés par le blocus naval et aérien qu’exerce la coalition, l’opinion internationale est peu mobilisée. La guerre en Ukraine et la crise sanitaire du Covid-19 occupent le champ médiatique.

[…] La guerre éclair que croyait lancer l’Arabie saoudite avec l’appui d’une coalition de neuf pays soutenue et armée par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, s’est enlisée face à la détermination des rebelles houthistes soutenus par l’Iran. Aujourd’hui, la coalition s’est étiolée. L’Arabie saoudite n’est directement épaulée que par les Émirats arabes unis (EAU), surnommés la “petite Sparte”, particulièrement aidée par la France (un accord de défense lie les deux pays depuis 1995 ; les EAU sont le cinquième client le plus important de l’industrie d’armement française). […]

Non seulement les combattants houthistes tiennent toujours la capitale du Yémen et le nord du pays, mais ils lancent d’humiliantes attaques en territoires saoudien et émirien, touchant avec des drones et des missiles fournis par l’Iran des cibles stratégiques (la dernière attaque en date, le 25 mars, a frappé une raffinerie du pétrolier Aramco à Jeddah). Riyad et les EAU répliquent en intensifiant les bombardements et en armant des milices loyalistes. […] Depuis, les “dégâts collatéraux” dans la population ont redoublé, notamment à Sanaa où se concentrent 60 % de la population, et à Saada, fief des houthistes dans le Nord du pays.

Les organisations humanitaires relancent leurs cris d’alarme au vu des conséquences de la guerre en Ukraine. Non seulement celle-ci détourne le peu d’attention que l’opinion internationale portait au Yémen, mais elle capte l’essentiel des dons alors que la crise du blé, qui va frapper particulièrement l’Afrique, ne peut qu’aggraver la famine dont souffrent déjà 23 millions de Yéménites.»
Source : La Sélection du jour

Disney : une propagande forcenée auprès de la jeunesse

Drapeau détourné

Le 11 mars, le PDG de Disney, Bob Chapek, a déclaré que son entreprise renforcerait son soutien aux militants qui luttent contre des lois interdisant aux associations de parler de changement de sexe et d‘idéologie de genre dans les écoles. Cela passe par une propagande forcenée auprès de la jeunesse, dont les productions de Disney sont le vecteur, et à laquelle plusieurs responsables se sont engagés dans diverses déclarations :

  • «Je sais qu’il y a encore beaucoup à faire. Je m’engage dans ce travail et pour vous tous, et je continuerai à m’engager auprès de la communauté LGBTQ+ pour que nous puissions devenir de meilleurs alliés.» (Bob Chapek)
  • «Mon équipe est investie pour montrer des histoires queers, et l’entreprise a créé un indicateur interne pour s’assurer qu’il y a assez de personnages non-binaires, de personnages trans et de personnages bisexuels dans mes films. (Allen March, coordinateur de production chez Disney)
  • «L’entreprise a éliminé tous les mots de “mesdames”, “messieurs”, “garçons”, “filles” dans ses parcs d’attraction pour créer ce «moment magique» où les enfants ne s’identifient plus à leurs sexes. (Vivian Ware, responsable de la diversité et de l’inclusion chez Disney)
  • «Mon équipe met en place un ordre du jour gay pas-du-tout secret et rajoute régulièrement du queer dans ses programmes pour enfants». (Latoya Raveneau, productrice chez Disney)

Source : Ifam News

La fabrique de l’enfant-transgenre

Deux psychanalystes, Caroline Eliacheff et Céline Masson, expliquent dans un court essai facile d’accès que, «sous prétexte d’interroger le binarisme, on assiste à l’émergence d’un dogmatisme qui prétend – au nom d’une certaine idéologie – que l’anatomie n’est qu’un épiphénomène : l’enfant autodéterminé devrait pouvoir choisir son sexe en fonction de ses ressentis». De nombreux parents se laissent piéger, croyant bien faire en accompagnant la transition de leur enfant.

Études et témoignages à l’appui, les auteurs se livrent à un décryptage minutieux du phénomène : exhibition médiatique, influence des réseaux sociaux, dérive sectaire sont analysées, sans oublier les risques médicaux pour des enfants en bonne santé transformés en patients à vie. Elles examinent également les tendances de fond dans lesquelles s’inscrit cette idéologie : marchandisation du corps, post-humanisme, volonté de toute-puissance finalement. Le mouvement trans «est parvenu à s’insinuer à tous les niveaux du champ social, rendant le ressenti hégémonique au détriment de la raison et de l’intérêt général».

Nos enfants sont en danger. La lecture de cet essai est indispensable à ceux qui ont à cœur de les protéger.
Caroline Eliacheff et Céline Masson, La fabrique de l’enfant-transgenre. Comment protéger les mineurs d’un scandale sanitaire ?, L’Observatoire, 2022, 112 pages.
Source : Gènéthique

 

>> Revenir à l’accueil