La guerre en Ukraine maintenant et après

Après avoir analysé le conflit et ses causes, il faut maintenant tenter de se projeter dans l’avenir. Comment la situation peut-elle évoluer ?

Au long de plusieurs articles, nous avons tenté de comprendre quelle était la situation en Ukraine, et surtout quelles en étaient les causes : non pas des causes régionales – celles d’un conflit entre la Russie et l’Ukraine –, mais des causes géopolitiques, celles d’un conflit entre USA et Russie sur le sol ukrainien. Un piège tendu de longue date par les USA aux Russes1, une situation non négociable pour les Russes, car une menace potentiellement nucléaire dans son arrière-cour directe2, un conflit de civilisation européen, plus grave encore que celui représenté par l’islamisme3, enfin la responsabilité américaine dans cette guerre, trop complaisamment occultée4.

Deux objectifs côté américain depuis 2014

D’abord, reprécisons les choses : tout ce qui se passe aujourd’hui était clairement lisible dès la révolution du Maïdan. Deux objectifs étaient déjà assumés en 2014 : celui d’un contrôle américain parfait du système politique ukrainien, celui d’une stratégie visant à pousser la Russie au conflit armé.

L’objectif américain de contrôle politique du pays5 se matérialise à partir de la célèbre conversation téléphonique du 6 février 2014 entre la responsable du Département d’État américain Victoria Nuland et l’ambassadeur américain à Kiev Geoffrey Pyatt6, dans laquelle elle compose le futur gouvernement de transition, avant même la révolution, et également à partir des sommes astronomiques dépensées dans cette affaire, avant et après la révolution7.

Le deuxième objectif, celui de pousser les Russes à la guerre8, est matérialisé d’une part par l’insistance américaine pour inclure les factions néo-nazies au gouvernement9, puis par les sommes, énormes là aussi, dépensées pour armer et former l’armée ukrainienne10, puis par la «Natoïsation» du pays, une intégration de facto avant de l’être demain de jure11, enfin, bien entendu, par la décision, dès la prise de fonction du gouvernement, d’interdire la langue russe comme langue officielle, une décision qui met immédiatement le feu aux poudres. Toutes ces provocations n’ont pas été suivies d’effet, puisque Poutine a mis huit ans à réagir. La thèse du «tsar conquérant» ne tient donc pas.

Des thèses qui ne tiennent pas

Ne tiennent pas non plus les thèses de «Poutine, un autiste enfermé dans son palais», ni celle de «la résistance acharnée du peuple ukrainien», deux assertions martelées à longueur de journée par la presse «mainstream», correspondant évidemment au «verbatim» américain, et malheureusement reprises sans recul par de nombreuses personnes.

Pour la première, qui peut croire qu’un ancien cadre du KGB, dont le cerveau doit fonctionner en permanence sur le principe d’espionner tout et tout le monde, obsédé qui plus est par un territoire qui doit représenter pour lui – ni plus ni moins que pour nous l’Alsace-Lorraine après 1870 – et dont il rêve de reprendre le contrôle aux Américains tous les matins, lorsqu’il se lève, depuis huit ans, et qui se prépare, depuis cette époque, presque exclusivement pour ça, qui peut croire que cet homme ne comprend rien et ne sait rien de ce qui s’y passe ? Comment les opinions occidentales peuvent-elles avaler une fable pareille ?

Pour la deuxième, l’expert Xavier Moreau, de Stratpol12, montre que l’armée régulière ukrainienne (environ 200 000 soldats) était, suite aux manœuvres d’entraînement russes, presque entièrement massée devant la ligne de contact du Donbass. Elle a été prise de court et à revers par l’attaque russe, par le nord et par le sud. Elle est aujourd’hui encerclée par les troupes adverses, qui la détruisent progressivement. Elle est incapable d’une contre-attaque. Xavier Moreau pense que sous huitaine, il n’y aura plus d’armée ukrainienne organisée. En dehors de cela, il y a essentiellement certaines villes – dont Marioupol est le symbole – où sont retranchées les unités d’élite ukronazies.

Les témoignages confirment que ces unités maintiennent un «bouclier humain» leur permettant de se protéger, de faire durer plus longtemps le combat, de montrer que la population est martyrisée, et de servir ainsi la stratégie présidentielle du «tout médiatique» visant à tenter d’internationaliser de plus en plus le conflit13. Il y a en plus, autour des villes ou des villages, de petits groupes de combattants. Ils ne représenteront plus une menace pour les Russes à partir du moment où l’armée principale sera détruite et où les jonctions ne pourront pas se faire, car ces unités éparses ne disposent pas de commandement intégré. Lorsqu’elles n’auront plus ni essence, ni vivres, ni munitions, elles se rendront d’elles-mêmes.

Comprendre la stratégie russe

Ceux qui ne tombent pas dans la propagande ont compris la stratégie russe.

Tout d’abord, ceux-ci ont engagé très peu de troupes, à peine 100 000 ou 150 000 soldats, ce qui est tout à fait insuffisant pour occuper un tel pays. Ils ne peuvent pas non plus attaquer de front les villes sans disposer de soldats en rapport de 3 à 1 par rapport aux combattants qui s’y trouvent, qui leur permet de les réduire. De plus, ils n’ont pas non plus engagé leur matériel le plus moderne. Ils n’ont donc pas pour intention, au départ, d’occuper l’Ukraine.

Pourquoi ont-ils agi de la sorte ? Essentiellement pour deux raisons :

  • D’abord, précisément, parce qu’ils ne veulent pas détruire le système social ukrainien, mais plutôt tenter de le ramener si possible à leur cause, surtout à l’est. Ils tentent, par tous les moyens – et contrairement à ce que dit la presse occidentale – de ménager les civils14. Pour cette raison, et sauf dans quelques villes, ils prennent leur temps, préférant l’encerclement et les tactiques de siège, persuadés que le temps joue pour eux et que le régime tombera de lui-même lorsqu’il n’y aura plus d’armée. C’est ce qu’ils font à Kiev. De plus, cela leur permet d’envoyer les réfugiés vers la Pologne, afin, certainement, de rendre aux Polonais la monnaie de leur pièce, puisque la révolution du Maïdan a été préparée avec ses éléments les plus durs, des ukronazis formés par Blackwater15, la célèbre armée privée américaine, dans des camps polonais. Symboliquement, cet «envoi» de millions de pauvres gens vers la Pologne submergée veut dire : «Vous vouliez la révolution ? Vous en avez le résultat». Si demain, lorsque les hommes auront suivi les femmes et les enfants, des émeutes, des activités mafieuses ou des tentatives de déstabilisation ont lieu sur le territoire polonais, ce sera facile de deviner d’où elles viennent. En tout cas, voilà ce pays aujourd’hui bien fragilisé.
  • L’autre raison est le fait que la Russie ne peut engager toutes ses forces en Ukraine, car elle a besoin d’en conserver l’essentiel au cas où les troupes de l’OTAN se mettraient de la partie. Ce n’est pas la seule réponse dont les Russes disposent, mais ils ne peuvent se permettre de paraître désarmés face à une riposte otanienne.

Quelles perspectives à court ou moyen terme ?

Compte tenu de ces éléments, que peut-il maintenant se passer, à court ou à moyen terme ?

D’abord, on l’a bien compris, le but des Russes est d’obtenir ce qu’ils demandent depuis 1994 et le mémorandum de Budapest16, à savoir les garanties de sécurité, par la non-militarisation de ses arrière-cours, et notamment de l’Ukraine, et puis ils rentreront chez eux. Pour cette raison, ils ont indiqué dès le début qu’ils souhaitaient négocier. Ils ont indiqué vouloir : 1) la reconnaissance de la Crimée comme partie du territoire russe ; 2) celle des deux républiques du Donbass dans leurs limites administratives ; 3) la démilitarisation du pays. Contre cela, ils ont indiqué qu’ils acceptaient que le reste du pays rejoigne la CE. Il est possible que, le temps passant et Zelensky jouant à l’évidence la surenchère médiatique permanente, leurs propositions ne soient plus aussi «généreuses» à l’avenir. Nous le saurons bientôt.

Face à cela, la position américaine est tout aussi claire17 : la surenchère. Ce qu’ils ont appliqué méthodiquement depuis 1991, à savoir le grignotage progressif de l’ancienne URSS, ils ne vont pas l’abandonner pour si peu, surtout si, aujourd’hui, cette guerre ne leur coûte rien. La guerre des sanctions affaiblit surtout les Européens et la guerre militaire les Ukrainiens. Ainsi, ils se battront «jusqu’au dernier euro des Européens» et «jusqu’à la dernière goutte de sang des Ukrainiens». Pourquoi donc lâcher la prise ?

Comment comptent-ils s’y prendre ? Là aussi, leur stratégie est on ne peut plus claire : par la «vietnamisation» du conflit. Une fois les Russes «sortis de leur tanière», il faut les engluer le plus possible et le plus longtemps possible18. C’est pour cette raison qu’ils ont exclu, momentanément, d’entrer directement dans le conflit, mais qu’ils ont privilégié l’envoi d’armes légères, antichars (Javelin) et antiaériennes (Stinger). Ils jouent clairement le pourrissement.

En agissant ainsi, les Américains ont évidemment en tête les exemples préalables du Vietnam et de l’Afghanistan, deux cas où deux grands pays, eux-mêmes et les Russes, se sont englués face à une résistance acharnée. Il n’est pas exclu qu’ils ne fassent pas une erreur d’appréciation, pour trois raisons :

  • La première tient au fait que, dans ces autres conflits, les résistants disposaient des conditions géographiques pour un repli, dans un cas la jungle, dans l’autre les montagnes. Ceci leur permettait de faire fonctionner un commandement apte à planifier des actions de grande ampleur. Rien de tout cela dans les grandes plaines ukrainiennes. Où et comment va s’organiser le commandement ?
  • La deuxième tient à l’esprit de résistance des combattants ukrainiens. S’il est sans doute élevé dans l’Ouest (mais, précisément, les Russes n’y vont pas), on peut douter qu’il sera aussi acharné dans l’Est russophone. Entre le mécontentement, même très important, de voir arriver des soldats et la résistance à mort, il y a une différence.
  • La troisième tient aux possibilités de livraison d’armes et de matériel. D’où celles-ci vont-elles être venir ? On peut être certain qu’il y a dès aujourd’hui des centaines d’espions russes devant chaque caserne, chaque dépôt militaire, et devant chaque poste frontière polonais, et que les autorités russes sont renseignées sur tout ce qui passe. Comment organiser à partir de cela un envoi d’armes, d’essence et de nourriture suffisant pour une résistance massive et efficace ? En tout cas, les Américains vont essayer. Et en attendant, ils n’ont pas l’intention de négocier, mais seulement de faire semblant.

Le message des Russes à l’Otan et la surenchère américaine

Les Russes savent tout cela très bien. Pour cette raison, ils ont détruit la base otanienne de Yavoriv, près de la frontière polonaise, qui entraînait les «brigades internationales» et stockait les armes récemment arrivées. Ainsi, ils ont envoyé un message très clair à l’OTAN : «Votre stratégie de vietnamisation ne fonctionnera pas. Nous détruirons tout ce qui rentrera». Ils ont ajouté, implicitement : «Et y compris, si nécessaire, sur votre propre sol». C’est ce qu’ils ont voulu dire, par le fait qu’ils ont utilisé, pour détruire cette base, les nouveaux missiles hypersoniques qu’ils sont les seuls aujourd’hui, avec les Chinois, à posséder. C’est aussi un signe très clair qu’en cas d’internationalisation durable19, ils frapperont, sous forme conventionnelle et aussi nucléaire, et d’une façon indétectable, n’importe quelle cible en Pologne ou ailleurs en Europe.

Il faut, ici, faire un commentaire. Il y a peu, en effet, d’aussi gros mensonge que celui du prétendu «parapluie nucléaire américain» protégeant, supposément, les peuples européens. En effet, lorsqu’on parle en privé à certains militaires, ils avouent facilement que l’emploi de la bombe nucléaire est tellement impliquant qu’on ne l’emploie jamais pour d’autres, mais seulement pour soi-même. C’est assez facile à comprendre. Qui peut penser que, si Varsovie, Tallinn ou Bruxelles reçoit un jour le feu nucléaire russe, les USA risqueront la destruction des villes de New York ou de Washington DC pour «quelques Européens» ? À l’évidence, ils ne le feront pas. Le «parapluie nucléaire», c’est donc un «produit» que l’on «vend» aux opinions européennes, en sachant très bien qu’on ne le livrera pas… Les experts et les politiques le savent parfaitement, qui se gardent bien de le crier sur les toits… Les Russes le savent aussi. La conséquence, c’est que dans cette affaire, comme pour les sanctions, comme pour la guerre conventionnelle si elle a lieu, ce sont les Européens qui sont en risque et eux seuls. Cela ne suffirait-il pas pour nous poser quelques questions ?

Les Américains n’ont donc aucun risque à la surenchère. Pourquoi, malgré cela, accepteraient-ils de lâcher la proie ukrainienne, qu’ils ont conquise avec tant d’argent, de ruse et de patience, et l’incroyable force de caractère de Victoria Nuland, l’âme de toute cette affaire ? Pour deux raisons :

La première est le manque de résilience des peuples européens. Même si on fait tout pour les impliquer, ils savent que cette guerre n’est pas la leur. Ce sont Russes et Américains qui règlent leurs comptes sur leur dos. Les gouvernements européens paniqués ont suivi le train de sanctions imposé par le Département d’État américain, parce qu’ils ont craint que, s’ils ne le faisaient pas, la presse mainstream ne leur revienne en pleine figure avec le choc des photos de la guerre, en les accusant de lâcheté. Mais c’est précisément en agissant ainsi qu’ils ont été lâches. En effet, ils n’ont pas attendu de savoir ce que pense le cœur des populations. Aujourd’hui, ils craignent le «retour de bâton», à savoir le mécontentement des mêmes populations qui, le moment venu, n’hésiteront pas à se retourner contre leurs gouvernements pour leur demander des comptes… Car si le choc des photos, entraînant l’affection à l’égard des Ukrainiens, sera momentané, le poids très lourd des vies quotidiennes, fortement accru à cause des sanctions, lui, sera durable.

C’est cela qui constitue l’arme absolue de Poutine, dont il ne s’est pour l’instant pas beaucoup servi. Fidèle à sa méthode, patiente et progressive, malgré les apparences, il ne veut pas faire exploser l’Europe, ce qu’il ferait très facilement20. Au contraire, il veut appliquer la tactique du «boa constrictor» : étrangler les Européens peu à peu, afin de retourner les populations contre leurs dirigeants21. On peut penser que c’est ce qui va se passer dans les semaines qui viennent si les Américains ne donnent pas de signe tangible d’une volonté explicite de négocier22. Ce que Poutine espère, c’est qu’à un moment, les gouvernements européens unanimes, poussés par leurs opinions, se retourneront vers Biden pour lui dire «Basta ! Donnez-lui enfin ce qu’il veut et fichez-nous la paix !». Pour éviter cela, on va évidemment faire donner la presse au maximum, pour mettre la Russie en accusation et faire accepter aux Européens leur mauvais sort, mais combien de temps cela marchera-t-il ? Combien de temps avant que les opinions se retournent ? On va savoir assez vite si c’est dans cette direction que l’on s’oriente.

L’autre raison est la détermination des Russes. Comme l’explique magistralement le grand géopoliticien américain John Mearsheimer23, pour les Russes, la question ukrainienne est existentielle, donc non négociable, comme l’était celle de Cuba en 1962 pour les Américains24. Selon lui, les Russes ne peuvent pas perdre25. Ils iront jusqu’au bout de ce conflit, jusqu’aux plus extrêmes limites, parce que c’est pour eux une question de survie. Si nous ne le comprenons pas, toute la planète explosera26.

Comment, en fin de compte, cette affaire peut-elle finir ?

Idéalement, par une «remise à plat» complète, incluant une critique, pour le bien des États et des peuples, des stratégies de toutes les parties depuis 1991, soit la fin de l’Empire soviétique. À Budapest, en 1994, avaient été posées les bases d’une relation pacifique entre la Russie, l’Europe et les USA. Ces bonnes dispositions ont été abandonnées à cause du fait, principalement, que les Américains n’ont pas tenu leur parole. Il faut reprendre les choses, afin de rebâtir un dispositif sécuritaire, diplomatique et commercial qui permette à tous et à chacun d’évoluer dans un environnement pacifié, sans menaces, sans sanctions, sans pressions excessives, sans ostracisme, sans campagnes de presse systématiques de dénigrement, sans armement intempestif, sans coups d’État pour installer, à côté de la Russie, des gouvernements ouvertement hostiles et provocateurs. Une «grande conférence» de ce type ne peut se tenir qu’à l’ONU27.

Un homme, François Asselineau, a compris l’urgence et la gravité de la situation28. Il ne fait plus partie des candidats à l’élection présidentielle. Il ne fait aucun doute que celui ou celle qui saura affirmer cette nécessité impérieuse pendant les dernières semaines de la campagne prendra de l’ascendant, en même temps que de l’ascendance. Car le moment est très important. Dans cette partie de violence et de poker, nous jouons tous très gros. Notre survie en tant que peuples, et même nos vies personnelles, en réalité.

François Martin

Photo : State Emergency Service of Ukraine ; Kremlin.ru / Wikimedia Commons


1 – Voir dans la Smart Reading Press.

2 – Voir dans la Smart Reading Press.

3 – Voir dans la Smart Reading Press.

4 – Voir dans la Smart Reading Press.

5 – Voir dans Solidarité et Progrès.

6 – Sans compter même la «gentillesse» exprimée par Victoria Nuland vis-à-vis des Européens lors de cette conversation («F…ck the Europeans !»), qui prouve, plus encore que sa grossièreté, son mépris total pour ce que nous représentons comme poids politique…

7 – 5,5 milliards de USD ! Un gouvernement issu d’une telle corruption peut-il être une «jeune démocratie ukrainienne moderne» ou n’est-ce qu’un gouvernement fantoche, celui d’une «république bananière» ? Se poser la question, c’est y répondre.

8 – Voir dans Solidarité et Progrès.

9 – Celles qui haïssent le plus les Russes. On objectera que ces groupes ne sont restés que peu de temps au gouvernement, et que leur impact direct dans les urnes a été faible. À cela, on répondra que leur poids, dans l’opinion nationaliste, dans leur «contrôle» des populations russophones et dans l’armée, surtout celle qui combat contre le Donbass, reste très important. Une preuve de cela est le fait que l’on a débaptisé à Kiev, en 2017, l’Avenue de Moscou pour lui donner le nom d’Avenue Stepan Bandera, le nom du «héros national», le SS nazi ukrainien. L’influence nazie dans une partie importante des opinions ukrainiennes, celles de l’Est, ne peut par conséquent être marginale ! Voir sur Wikipédia.

10 – 3,5 milliards de USD, plus ce qui a été promis, et en partie livré, depuis le début du conflit. En tout près de 5 milliards de USD !

11 – Comme le prouvent les 30 laboratoires bactériologiques militaires en parfait état de fonctionnement sous commandement américain, reconnus par Victoria Nuland, ou les bases d’entraînement otaniennes de Rivne et de Yavoriv, près de la frontière polonaise, récemment détruites par la Russie, et dirigées par des instructeurs américains. Voir sur Youtube.

12 – Voir odysee.com.

13 – Plusieurs témoignages de fuyards indiquent qu’ils n’ont pas été mis au courant des couloirs humanitaires installés, et que leurs propres soldats leur tirent dans le dos lorsqu’ils fuient. Voir cette vidéo.

14 – À ce jour, l’ONU annonce environ 900 morts civils, ce qui est très étonnant et même assez peu crédible. En comparaison, la deuxième guerre d’Irak a fait, en quelques semaines, 200 000 morts dont 100 000 civils. Ceci parce que, pour ménager ses soldats, l’armée américaine utilise systématiquement la tactique du «tapis de bombes». Il faut tout détruire d’abord. Ce n’est pas le choix fait par les Russes.

15 – Voir dans Les Échos.

16 – Voir sur Wikipédia.

17 – Et celle de Zelensky qui, sur place, en applique à la lettre la traduction médiatique.

18 – Et même si cela entraîne le martyre des populations…

19 – Parce que l’internalisation est déjà là !

20 – S’il coupe le gaz à l’Europe, toute l’industrie allemande s’arrête au bout de 4 jours. C’est pour cette raison que le nouveau chancelier Scholz a déjà annoncé qu’il avait «fait le job» et qu’il n’irait pas plus loin.

21 – C’est ce qui s’est passé en Géorgie en août 2008. Poussé par les Occidentaux, le président géorgien Saakashvili attaque la province séparatiste pro-russe d’Ossétie du sud, pensant que la Russie n’osera pas réagir, ou bien que les Européens le protègeront. Mal lui en prend, puisque les Russes contre-attaquent, sous le regard absent des Occidentaux. Les troupes marchent rapidement sur la capitale Tbilissi, mais s’arrêtent avant. Sarkozy se précipite à Moscou et fait croire qu’il a arrêté les chars. En vérité, ce n’est pas vrai, car Poutine n’a jamais eu l’intention d’aller jusqu’à Tbilissi. En effet, pourquoi s’y embourber ? Ce qu’il a voulu faire, c’est donner une leçon aux Géorgiens, et surtout leur montrer que leur Président est un imbécile, un inconséquent et un pyromane. Ils le comprendront, puisqu’ils le chasseront ensuite, lui et son parti. C’est le même objectif qu’il vise en Europe. Voir sur Wikipédia.

22 – Aujourd’hui, le «baromètre Zelensky» montre que ce n’est pas le cas. Car s’il affirme être prêt à discuter de tout, il demande le départ préalable des troupes russes. La belle affaire…

23 – Voir sur Wikipédia.

24 – C’est ce que nous avons dit nous-même. Voir sur dans la Smart Reading Press.

25 – À supposer pourtant qu’ils perdent, et que le régime russe s’effondre, que se passerait-il ? Les oligarques américains se précipiteraient sur le pays, avec leurs homologues russes, pour remettre le pays en coupe réglée, comme pendant les plus belles années d’Eltsine. Les ultranationalistes russes, que pour l’instant Poutine tient en laisse, se déchaîneraient. Les islamiques, qu’il contient avec force, iraient chercher leurs ordres ailleurs, qui en Turquie, qui dans le Golfe. Et last but not least, les Chinois iraient vite créer un conflit à leur frontière nord, pour accaparer un morceau de la Sibérie, qu’ils ont toujours convoitée. Cette «nouvelle Europe» serait-elle bénéfique pour nous ? Et pensons-nous qu’il y a des chances que les opinions russes, sachant parfaitement tout cela, lâchent leur président au milieu de l’affaire ? Allons donc !

26 – Voir sur Youtube.

27 – Il est possible que l’un des points discutés soit une partition de l’Ukraine, les territoires de l’ouest du Dniepr étant répartis entre la Pologne, la Hongrie et la Roumanie, l’est du Dniepr restant une Ukraine minorée, russophone et pro-russe. Si tel était le cas, on peut dire que le «valeureux peuple ukrainien», après avoir été encensé par tous, passerait bien vite «à la trappe», et que Zelensky serait le «dindon de la farce» jusqu’au bout. Par rapport aux rêves d’Europe vendus par nos gouvernements, quelle déchéance ! Vae victis…

28 – Voir sur Youtube.

 

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