Bouton des brèves

Actualité religieuse

Le pape adresse une Lettre aux époux

À l’occasion de l’Année de la Famille Amoris lætitia, le pape a adressé une Lettre aux époux, rendue publique le 26 décembre. Il y exprime sa compassion pour les couples éprouvés par la pandémie et développe une réflexion sur la responsabilité éducative des parents vis-à-vis de leurs enfants : «En tant que père et mère, il est important d’établir des relations avec vos enfants à partir d’une autorité acquise jour après jour. Ils ont besoin d’une sécurité qui les aide à avoir confiance en vous, en la beauté de votre vie, en la certitude de n’être jamais seuls, quoi qu’il arrive».

Le pape insiste sur la dynamique que les couples peuvent faire émerger «au sein de la communauté paroissiale et diocésaine avec leurs propositions et leur créativité, en recherchant la complémentarité des charismes et des vocations comme expression de la communion ecclésiale». Il invite à mettre en valeur «la communion des époux aux côtés des pasteurs» dans un esprit de coresponsabilité.

Le pape explique qu’il faut traverser les crises comme autant d’opportunités pour progresser dans une relation en vérité : «Ce n’est qu’en vous abandonnant entre les mains du Seigneur que vous pourrez vivre ce qui semble impossible. Il s’agit de reconnaître votre fragilité et l’impuissance que vous ressentez face à des situations qui vous entourent, avec la certitude que la force du Christ se manifeste dans votre faiblesse.»

Il invite les conjoints à toujours rechercher la réconciliation et le pardon : «N’oubliez pas que le pardon guérit toutes les blessures. Se pardonner mutuellement naît d’une décision intérieure qui mûrit dans la prière, dans la relation avec Dieu, comme un don qui découle de la grâce dont le Christ comble le couple lorsque les deux le laissent agir, lorsqu’ils se tournent vers lui. Le Christ “habite” votre mariage et attend que vous lui ouvriez votre cœur pour vous soutenir par la puissance de son amour, comme les disciples dans la barque. Notre amour humain est faible, il a besoin de la force de l’amour fidèle de Jésus».
Source : Vatican News

Collège des cardinaux : des nominations à venir

Barrette cardinalice

Actuellement composé de 120 cardinaux électeurs, le Collège des cardinaux perdra 10 cardinaux électeurs pour cause d’âge en 2022. Parmi eux, deux cardinaux membres du Conseil des cardinaux (le C7), l’organe chargé d’accompagner le pape dans sa réforme de la Curie, les cardinaux Bertello et Maradiaga. On peut donc s’attendre à ce qu’au début de l’année, François crée de nouveaux cardinaux lors d’un consistoire.

Chez les vaticanistes, les spéculations sur un conclave à venir se multiplient. Dans un article d’Il Giornale du 17 octobre, Francesco Boezi expliquait que des factions s’organisent déjà à l’intérieur du Collège cardinalice «afin de n’être pas prises au dépourvu lorsque la vacance du Siège apostolique commencera». Il évoquait trois grands courants : les «bergogliens», enclins à poursuivre la réforme de l’Église ; les «ratzingériens», peu nombreux, désireux de recentrer l’Église ; et un «grand centre» oscillant entre les deux autres courants. Sandro Magister estime quant à lui que l’influence de la Communauté de Sant’Egidio pèsera lourdement sur l’élection du successeur de François. Son candidat serait le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne.
Source : Belgicatho

Les inquiétudes du pape sur l’état du monde

Le 10 janvier, lors de la traditionnelle cérémonie de vœux adressés à tous les ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, François a développé devant les diplomates de toute la planète ses inquiétudes sur l’état du monde. Les principaux sujets abordés : les vaccins, les migrants, la détention d’armes et, pour la première fois, la cancel culture.

François a défini la cancel culture (culture de l’annulation) comme une «pensée unique contrainte à nier l’histoire», ajoutant que, «au nom de la protection de la diversité, on finit par effacer le sens de toute identité, avec le risque de faire taire les positions qui défendent une idée respectueuse et équilibrée des différentes sensibilités».
Source : La Croix

Le pape serait-il contre les animaux de compagnie ?

Animaux de compagnie

«Les couples qui choisissent les animaux de compagnie plutôt que d’avoir des enfants sont égoïstes». Cette phrase de François a suscité un tollé sur les médias sociaux : un pape dont le nom évoque saint François d’Assise peut-il ne pas aimer les animaux ? En réalité, cette réflexion porte moins sur les animaux domestiques que sur les priorités dans les choix faits par les couples. Elle pointe un style de vie consumériste qui exclut les sacrifices nécessaires pour élever des enfants.

Ce thème n’est pas nouveau chez François. En 2012 déjà, alors archevêque, il déplorait les sommes d’argent dépensées pour les animaux de compagnie et les cosmétiques alors que des enfants meurent de faim : «D’abord viennent les animaux de compagnie, puis, s’il reste quelque chose, nous le jetons aux enfants». En 2014, il mettait en garde contre une culture du bien-être où les couples préfèrent «avoir un chien, deux chats, et l’amour va aux deux chats et au chien». Il a maintes fois rappelé que les couples mariés doivent être ouverts à la vie, exhorté les familles à «prendre le risque d’accueillir des enfants» et parlé de l’adoption comme «l’une des formes les plus élevées de l’amour, de la paternité et de la maternité».

Cette insistance de François doit être placée dans le contexte de la baisse des taux de natalité en Europe, sujet sur lequel il revient régulièrement : il a en particulier parlé de «l’hiver démographique» en Italie et a apporté son soutien aux États généraux de la natalité, qui sollicitent l’aide des entreprises, des médias et des responsables culturels italiens pour lutter contre la baisse des taux de natalité.
Source : The Tablet

Allemagne : le Chemin synodal «devient incontrôlable»

Le 5 janvier, un groupe de pèlerins a présenté au pape François un «manifeste de réforme» critique à l’égard du Chemin synodal allemand sous le titre «Lettre du Peuple de Dieu pèlerin au pape». Ils souhaitaient lui faire connaître directement leur opinion sur des thèmes abordés dans les consultations du synode allemand, estimant que leur point de vue n’avait aucune chance d’être accepté par les responsables du Chemin synodal. Ils écrivaient que «la voie synodale en Allemagne devient incontrôlable : le message évangélique semble se perdre dans les «chamailleries de groupes politisés».

Le texte contient neuf thèses. Elles portent notamment sur la légitimité de la voie synodale, l’unité de l’Église, le pouvoir, les femmes, le mariage, les laïcs et les prêtres, ainsi que les abus. Il critique vivement les propositions de la Voie synodale, qui s’apparentent selon lui à une «auto-sécularisation de l’Église». Il déclare que toute réforme doit se faire dans l’unité avec l’Église universelle, qu’il ne doit pas y avoir de voies nationales séparées, que le pouvoir dans l’Église doit être un service, et qu’il doit être légitime et transparent ; la sacramentalité de l’Église doit être préservée, tout comme la différence entre le clergé et les laïcs. Si les aptitudes des femmes doivent être davantage reconnues, leur non-admission à la prêtrise ne constitue pas une discrimination. Le texte soutient également le statut du mariage traditionnel en tant que sacrement et s’oppose à la bénédiction des couples de même sexe.
Source : America Magazine

Une rencontre miraculeuse ?

Le 20 octobre 2021, lors de l’audience générale dans la salle Paul VI du Vatican, Paolo Bonavita, un garçon âgé de 10 ans, vêtu d’un survêtement noir, de lunettes et d’un masque, monta de manière inattendue les marches de l’estrade pour aller saluer le pape. Lorsqu’il s’approcha de François, celui-ci lui sourit et lui serra la main. Mgr Leonardo Sapienza, le régent de la Préfecture de la Maison pontificale, assis à la droite du pape lors des audiences générales, se leva et lui céda son siège. Les pèlerins applaudirent, et Paolo se joignit à eux en tapant des mains avec enthousiasme. Insolite, la scène fit le buzz sur les réseaux sociaux…

On sait depuis que cet enfant souffrait d’épilepsie et d’autisme, et que sa santé avait récemment décliné au point que les médecins craignaient une tumeur au cerveau. Il se trouvait à Rome ce jour-là pour des examens médicaux, avec sa mère. Celle-ci a récemment déclaré que l’audience papale a été suivie d’une amélioration inexplicable de l’état de son fils, ajoutant : «C’est un miracle, pour nous, pour ma famille. Paolo n’avait pas la force de monter. En fait, quand Paolo descend les escaliers, il a besoin d’un soutien, d’une main ou d’une rampe. Mais ce jour-là, il a pu monter seul. Il a trébuché un peu, deux ou trois fois, mais il a immédiatement eu l’instinct de se relever. Le Seigneur était avec lui ce jour-là, tout près de lui, il lui avait donné sa main, j’en suis convaincue.»
Source : Catholic News Agency

Pérou : Archevêque de Lima vs CEC

Catéchisme de l'Église catholique

Le 19 décembre, lors d’une messe, l’archevêque de Lima, Mgr Carlos Castillo Mattasoglio, a déclaré que «Et Jésus ne meurt pas en offrant le sacrifice d’un holocauste, Jésus meurt comme un laïc assassiné, auquel il décide de ne pas répondre par la vengeance et qui accepte la croix pour nous donner un signe de vie. Et il meurt en tant que laïc qui donne de l’espoir à l’humanité, il meurt en tant qu’être humain comme vous tous qui êtes présents ici, nous aussi, parce que nous ne pouvons pas être prêtres sans être d’abord baptisés laïcs». Précisant que laïc vient de laos, qui signifie peuple, il a ajouté : «Le peuple pauvre d’Israël, celui qui ne compte pas, l’a pris à cœur, tandis que les prêtres ont estimé qu’ils devaient accomplir la promesse», mais «ce n’était pas eux qui devaient représenter le salut, mais un laïc, un laïc comme les rois qui étaient des laïcs, de la tribu de Juda».

Le CEC (Catéchisme de l’Église catholique), au n° 1545, affirme que « le sacrifice rédempteur du Christ est unique, accompli une fois pour toutes, mais il est rendu présent dans le sacrifice eucharistique de l’Église. Il en va de même pour l’unique sacerdoce du Christ ; il est rendu présent par le sacerdoce ministériel sans que soit diminuée l’unicité du sacerdoce du Christ : seul le Christ est le vrai prêtre, les autres n’étant que ses ministres». Il rappelle aussi ce que dit saint Thomas d’Aquin dans son Commentaire de la Lettre aux Hébreux : «Et donc seul le Christ est le vrai prêtre ; les autres sont ses ministres». Le n° 1548 explique que «dans le service ecclésial du ministre ordonné, c’est le Christ lui-même qui est présent à son Église comme Tête de son Corps, Pasteur de son troupeau, grand prêtre du sacrifice rédempteur, Maître de la Vérité».
Source : Catholic News Agency

La question du cardinal Pell au cardinal Becciu

Pendant son incarcération (2018-2020), le cardinal Pell, tout en travaillant avec ses avocats pour faire appel de sa condamnation, a commencé à tenir un journal, dans lequel il a consigné les contraintes qui lui sont imposées, ses réflexions spirituelles et ses réactions aux événements qui se déroulent à Rome, notamment concernant les investissements immobiliers problématiques du Saint-Siège à Londres.

Les révélations de corruption financière à haut niveau, qui ont conduit à un procès en cours au Vatican, ont soulevé des questions pour savoir si les responsables de la Curie, qui s’étaient opposés à l’insistance du cardinal sur la nécessité d’un audit externe de toutes les finances du Vatican, auraient contribué à porter son affaire devant les tribunaux. En cause : 2,3 millions de dollars australiens (1,65 million de dollars) de fonds du Vatican envoyés en Australie et qui n’ont toujours pas été comptabilisés.

Dans un entretien avec Joan Frawley Desmond, rédactrice en chef du Register, faisant référence à l’ancien chef de cabinet de la Secrétairerie d’État du Vatican, actuellement accusé de détournement de fonds et d’abus de pouvoir, le cardinal Pell a déclaré : «J’ai une question pour le cardinal Becciu. Va-t-il simplement nous dire à quoi servait l’argent envoyé [en Australie] ?»
Source : National Catholic register

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