Tradition du figuier

L’Occident est en train de perdre les fondements de la Tradition qui l’avait fait naître. De ce fait, il suscite une haine féroce, qui se concentre sur «l’homme blanc». Celui-ci doit se sentir coupable de sa «blanchéité» et doit détruire lui-même sa culture. Tel est le programme de la génération woke et de la cancel culture : changer l’ordre social de tout l’Occident dans ses valeurs les plus profondes et abolir toute transmission. Tout autre est le programme de l’IKW, qui vit de sa foi en la Tradition chrétienne et selon la culture occidentale.

Lorsque mon emploi du temps me donne quelque espace de liberté, je regarde mon jardin. Sur la gauche, à un mètre du mur qui le sépare des bâtiments de la mairie et du chemin qui mène vers l’église et l’abbaye, se trouve un petit arbuste. C’est un figuier ! Il m’a été offert par la première promotion IKW, la promotion Raphaël, à la fin de son cursus (en 2016). Ce n’était qu’un petit bout d’arbre avec trois branches. Chaque automne, les feuilles tombent, et chaque printemps, le figuier grandit : les trois premiers rameaux ont produit d’autres rameaux, les feuilles atteignent leur maturité. Mon petit bout d’arbre est devenu un bel arbuste qui donnera peut-être un jour quelques figues. Les feuilles se renouvellent et sont de plus en plus abondantes ; chaque année, en enfonçant ses racines dans le sol, mon petit bout d’arbre grandit. Sans cet enracinement, pas de croissance, sans lumière, pas de feuilles, sans pluie, mon figuier se desséchera. À chaque printemps, mon arbre est nouveau ; chaque automne, il se dépouille et me laisse l’espoir qu’au renouveau de juin, il sera encore plus beau.

L’histoire de mon petit bout d’arbre illustre l’histoire de l’Institut Karol Wojtyla. À l’automne 2012, nous ouvrions notre première promotion à Paris, pour moitié chez les Lazaristes avenue de Sèvres et pour moitié à la paroisse Notre-Dame-du-Travail, l’ancienne paroisse du Père François Potez. Chaque année, l’arrivée de l’été nous plonge dans la joie d’une année féconde et dans l’espérance d’une prochaine rentrée. Les rentrées sont venues les unes après les autres, apportant leurs demandes, leurs exigences et leurs fruits. Aujourd’hui, comme le figuier de mon jardin, la semence a donné son fruit, et l’enracinement devient réel. Demeure le redoutable devoir de grandir.

Transmission ou tradition

La transmission n’est pas la tradition. La transmission est le passage du travail d’un agent à un autre agent. L’employé qui vérifie les tickets des spectateurs à l’entrée d’une salle de spectacle le fait pendant un certain temps ; une fois qu’il a terminé, il transmet les instruments de son travail à un collègue. Tout professeur transmet sa charge d’enseignant à celui qui le remplace et qui donnera le même sujet de cours, peut-être d’une façon très différente.

Il y a des réalités dans la vie, des charges qui ne se transmettent pas. Les parents ne transmettent pas la vie – leur vie – à l’enfant qu’ils engendrent ; ils procréent, c’est-à-dire qu’ils donnent, dans l’acte créateur de Dieu, la vie à une autre personne. C’est une nouvelle vie. Le fondateur d’une entreprise ou d’une œuvre ne transmet ni sa créativité ni son génie, ni son charisme à celui qui lui succède. Son successeur recueille ce qui lui est confié, et il doit mettre toute son énergie non seulement à continuer ce qui a été créé dans le même esprit, mais il doit le faire dans des conditions nouvelles, à travers des difficultés nouvelles. Quant aux finalités, ce sera la même œuvre, mais quant aux réalisations concrètes, ce sera autre chose et souvent quelque chose de plus grand que ce qui est né. C’est comme l’enfant qui grandit ou le petit arbre qui pousse.


Au sens strict et solennel, l’Écriture et la Tradition ont été confiées à une seule autorité, l’Église, fondée par le Christ lui-même.


La tradition n’est pas uniquement une transmission ou un enseignement. Le mot se réfère au verbe latin «dicere», qui signifie originairement «montrer, faire connaître par la parole, dire». Il a un «caractère solennel et technique, c’est un mot de la langue du droit ou de la religion1». Le préfixe «trans» signifie «par-delà», «au-delà de». Ainsi, comme l’enseigne la constitution dogmatique de Vatican II Dei Verbum, «la Sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la Parole de Dieu confié à l’Église2». Au sens strict et solennel, l’Écriture et la Tradition ont été confiées à une seule autorité, l’Église, fondée par le Christ lui-même.

Si solennelles soient-elles, les paroles du Christ confiées à des hommes pour être transmises au-delà des siècles, au-delà des civilisations, des cultures, des histoires particulières des sociétés humaines, ont été reçues par un groupe issu de la foi d’Abraham, d’Isaac et de Jacob : les Apôtres. Très rapidement, elles ont été prises en charge par une culture dont les élites étaient, pour la force morale et politique, romaines et latines, et grecques pour le rayonnement intellectuel. Profitant de la Pax romana et de cette culture, la Tradition et l’Écriture, fondements de la foi, se sont répandues d’abord dans tout le pourtour du bassin méditerranéen, y compris dans les régions côtières de l’Afrique et de l’Asie. Peu à peu, cette nouvelle force surnaturelle, spirituelle, humaine a apporté avec elle des changements notables dans les mœurs : un plus grand respect pour tout être humain, avec la disparition progressive de l’esclavage, une plus grande attention portée à la femme, à l’enfant, à l’orphelin, à la veuve. Rien n’était parfait, tout était à la fois présent et à venir. L’Empire était à la fois celui de l’Occident et celui de l’Orient.

L’Empire d’Occident disparut le 4 septembre 476, lorsque Odoacre déposa Romulus Augustule. L’invasion de ceux que les Romains appellent les Barbares commença à menacer l’empire d’Occident vers la fin du IIe siècle, sous l’empereur Marc-Aurèle, et ne se termina pas avec la chute de Rome, mais avec l’intégration des Lombards en Italie à la fin du VIe siècle. Cette invasion changea profondément les populations de l’Occident. Une nouvelle histoire commençait, celle de l’Occident, où ne demeurait qu’une seule force unificatrice, l’Église, laquelle force se brisa avec le grand schisme d’Orient en 1054 et la Réforme protestante en 1535. Ce fut le lent début de la fragmentation de l’Occident. La découverte d’un nouveau monde en 1492 aiguisa l’appétit de pouvoir des monarchies. Aux guerres des puissances politiques succédèrent les guerres de conquête.

La perte des possessions coloniales des Amériques (la Nouvelle France) en 1763 et la Déclaration d’indépendance américaine de 1776, suivies de l’effondrement de l’empire espagnol en 1880, obligèrent les 18 pays de langue espagnole et le Brésil, comme le Canada et les USA, à se prendre en charge. La géopolitique changea considérablement. En Europe, la chute de l’empire des Romanov en 1917, la Grande Guerre de 1914-1918 sont autant de défaites des gouvernements traditionnels. Au-delà des mers, on voit apparaître un nouvel «empire» auquel on s’attendait peu : les États Unis d’Amérique. La victoire du plus sanglant des conflits, la guerre 1939-1945, arracha à l’Europe la primauté politique en Occident. Il lui resta la priorité culturelle, et encore ! Et – pour combien de temps ? – la primauté de l’Église catholique.

Dès lors commencèrent partout les guerres pour l’indépendance et les libertés politiques. Elles se terminèrent toutes par le retrait des gouvernements européens. On entra – on y est encore – dans les «négociations» des accords commerciaux et dans la lutte, dissimulée, pour l’hégémonie des influences. C’est notre état actuel.


L’Occident est en train, dans la plus grande insouciance, de perdre les fondements de la Tradition qui l’avait fait naître.


Ce que l’on ne veut pas voir ce, dont on ne veut pas entendre parler, c’est la fragmentation de l’Occident. L’Occident est en train, dans la plus grande insouciance, de perdre les fondements de la Tradition qui l’avait fait naître. L’Occident n’a plus rien à dire, à part les performances techniques de la Silicon Valley, les solutions «miracles» des manipulations systémiques, l’effrayante montée de l’enfant victime (62 000 000 d’enfants avortés depuis cinquante ans aux USA), les pressions des féministes qui tenteront, au nom du syndrome de la femme battue, d’obtenir le «droit» de tuer leur mari, comme elles ont obtenu le droit de tuer leur enfant. L’Occident peut toujours nous faire part des fluctuations des bourses de Londres, de Wall Street, d’Hambourg, de Paris, il semble devenu un lieu stérile d’hommes et de femmes politiques incapables de gouverner. Il a perdu son enracinement. Parce qu’il l’a perdu, il suscite la haine la plus féroce, celle qui se concentre sur «l’homme blanc».

La génération «woke» et la cancel culture

Vient de paraître aux Presses de la Cité un ouvrage de Mathieu Bock-Côté, La Révolution racialiste et autres virus idéologiques3. Ce travail est sidérant et devrait être lu par tous ceux qui veulent comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Je m’en inspirerai pour traiter les problèmes du «woke» et de la cancel culture.

On a eu une génération X, puis une génération Y ; on a maintenant une génération «woke». La révolution racialiste, écrit Bock-Côté, est une révolution contre les «Blancs4». Elle cible une grande partie de la jeunesse dite «woke» ; elle les aide, et même les enjoint, à sortir de leur endormissement pour devenir des «éveillés» (c’est le sens du mot anglais woke), c’est-à-dire des révolutionnaires. Des révolutionnaires en quoi ? Non pas contre les gouvernements, ni contre les riches, ni contre les puissants, mais spécifiquement contre l’homme blanc. L’homme d’abord, dont les féministes ont fait une cible, mais ensuite le Blanc. Car cet homme s’est emparé des terres de l’Amérique. Il est non seulement le vilain, mais le spoliateur, l’envahisseur, l’esclavagiste. Il a tiré parti de ses avantages pour détruire toutes les cultures qui n’étaient pas la sienne, pour envahir tous les territoires qui ne lui appartenaient pas, pour s’installer sur des terres qui ne lui appartenaient pas.

Cet «homme blanc» doit avoir une honte profonde de sa blancheur, il doit se sentir coupable de sa «blanchéité». Il faut l’amener à répudier toutes ses œuvres, sa culture, sa technique, sa science. Il faut qu’il s’agenouille, il faut qu’il demande pardon. Il faut l’amener à cette nouvelle culture diversitaire, où les autochtones de partout reprendront leurs terres et vivront de leur propre culture. Il faut qu’il subisse l’outrage des haineux, lui qui a répandu sa propre haine sur tous les non-Blancs du monde.

Policiers de Philadelphie loin de la tradition
Policiers de Philadelphie se mettant à genoux lors d’une marche pour la justice, en juin 2020 – Matt Rourke / AP / SIPA

 


Il faut que l’homme blanc subisse l’outrage des haineux, lui qui a répandu sa propre haine sur tous les non-Blancs du monde.


Que faut-il faire ? Il faut envahir ces terres dont il s’est, sans aucune honte, emparé sans le consentement des populations locales. D’où, dans l’ombre, une politique d’immigration dont on ne mesure aucunement les tactiques et les stratégies. Cette politique d’immigration dont certains tirent les ficelles a comme but d’envoyer des autochtones qui «reviendront chez eux». Dans ces terres qui les reçoivent, ils ne sont pas des inférieurs. Ils sont chez eux. Ils retournent à leurs anciennes possessions. Ils reprennent les biens dont ils ont été spoliés.

L’Amérique n’est pas née en 1492. Christophe Colomb n’a rien découvert. Il s’est infiltré au sein d’une population existant des milliers d’années avant que l’homme blanc ne mette les pieds sur un sol qui ne lui appartenait pas. Cet homme blanc a amené une société discriminatoire, raciste, sexiste, hétérosexiste, cisgenre, capacitiste et spéciste5.

Que faut-il faire ? Inverser toutes les œuvres de la culture occidentale. Considérer, par exemple, comme esclavagistes le grec et le latin, comme discriminatoires les films de Disney, Peter Pan, Aladin, Dumbo. Si on ne les détruit pas, il faut les réserver aux adultes avec une bande qui avertit que «ce programme comprend des représentations datées et/ou un traitement négatif de personnes ou de cultures. Ces stéréotypes étaient déplacés à l’époque et le sont encore aujourd’hui. Plutôt que de supprimer ce contenu, nous tenons à reconnaître son influence néfaste afin de ne pas répéter les mêmes erreurs, d’engager le dialogue et de bâtir un univers inclusif tous ensemble». Autrement dit, ces films n’auraient jamais dû exister, ils auraient dû faire honte à l’époque ; aujourd’hui, ils font honte, et personne ne devrait avoir du plaisir à les regarder6.

Il ne faut pas s’y méprendre. Ce mouvement «woke» n’est pas un sursaut de la population noire de l’Amérique qui n’en pourrait plus de se faire traiter comme elle le fut dans la première partie du XXe siècle. C’est un mouvement politique profond qui veut changer l’ordre social de tout l’Occident, y compris dans ses valeurs les plus profondes, pour atteindre une culture dite «diversitaire» universelle. Une culture dans laquelle, il n’y a plus l’homme et la femme – qui n’existent pas, c’est une invention des Blancs –, l’enfant et l’adulte, dans laquelle toute transmission des valeurs blanches sera abolie. En un mot, tout ce qui fait encore aujourd’hui la prospérité du monde occidental, l’économie, la technique, la santé, la culture, la famille, tout ce sur quoi repose la supériorité de l’homme blanc, doit être aboli.


Le mouvement woke est un mouvement politique profond qui veut changer l’ordre social de tout l’Occident, y compris dans ses valeurs les plus profondes.


Mais il y a pire : ce travail de démolition doit être fait par les Blancs eux-mêmes. Ce sont eux qui doivent reconnaître qu’ils sont des esclavagistes ; ce sont eux qui doivent se repentir, eux qui doivent demander pardon, eux qui doivent s’humilier. Eux qui doivent détruire l’Occident. Et l’on pourrait ajouter, le pire du pire : beaucoup d’entreprises entrent dans cette dialectique. On donne aux équipes dirigeantes des leçons de langage «inclusif», des mots nouveaux à employer, des nouvelles attitudes non de respect, mais de honte. Il faut éviter de se comporter en conquérant, en homme blanc. Il faut n’avoir aucune couleur ! Il faut devenir «daltonien». C’est cela l’homme nouveau !

Ainsi, au Québec, des descendants d’immigrés arrivés à partir des années 1970 dans une société qui a fait preuve de la plus grande hospitalité à leur endroit se réclament par identification raciale de la mémoire de l’esclavage américain pour faire le procès de la société qui les accueille, en allant même jusqu’à instrumentaliser les luttes amérindiennes pour transformer la Nouvelle France en une entreprise prédatrice illégitime. C’est par résistance à la suprématie blanche et par solidarité avec les Amérindiens que les jeunes militants racialistes qui se revendiquent de la croisade décoloniale refusent explicitement leur intégration au peuple québécois7.

Dans la dernière partie de son livre, Mathieu Bock-Côté, élargit le débat. La cancel culture, comme on la nomme actuellement, n’est pas une réaction à courte vue et une exaspération face aux échecs d’une société qui a de la difficulté à admettre les différences. Bien au contraire, c’est un système construit, c’est l’idéologie des idéologies, qui voit dans toute différence, qu’elle soit naturelle ou culturelle, la possibilité d’une prédation. Et qui traite par avance l’exploitation de l’inférieur. Toute personne qui n’admet pas que la différence peut cacher une déficience morale réelle est systématiquement quelqu’un qui s’inspire des théories esclavagistes de la Grèce antique. Toute personne qui pense que l’homosexualité ne constitue pas une sexualité vraiment humaine est homophobe. Toute personne qui combat le transgenre est transphobe, toute personne qui n’admet pas la dysphorie du genre est cisgenre. Toutes ces personnes doivent sinon être conduites dans les camps de concentration des Ouïghours comme en Chine, du moins être repérées, forcées à une rééducation, interdites de paroles et socialement mortes.

L’Université, foyer de la cancel culture


Les révolutions naissent dans les sociétés de pensée, que ce soit celles des salons poudrés ou celles des universités.


Aucune révolution n’a comme foyer les frustrations et les souffrances du peuple. Les peuples n’engendrent pas les révolutions. Les révolutions naissent dans les sociétés de pensée, que ce soit celles des salons poudrés ou celles des universités. La dernière partie du livre de Mathieu Bock-Côté montre clairement le rôle des universités, et principalement celui des facultés de Sciences sociales.

Si effectivement la lutte contre l’idéologie identitaire doit être vaincue par l’idéologie diversitaire, la lutte dialectique ne prend place que dans le cerveau des intellectuels, principalement ceux des Sciences sociales, affirme avec raison notre auteur. Mais pour que la nouvelle société imaginée prenne corps et imprègne tout un mode de vie si contraire à celui qu’elle prétend combattre, il faut trouver les moyens pour que cet ancien monde se détruise lui-même. Et c’est ce qui arrive, analyse Mathieu Bock-Côté. C’est ce pour quoi militent les nouveaux idéologues de la révolution racialiste en détruisant radicalement tous les points d’appui et toute les valeurs de cet État-nation affecté par ce que Bock-Côté appelle une névrose, en citant Toqueville qui, s’il devait écrire aujourd’hui, devrait plutôt parle de la «névrose raciale américaine en Occident8».

Université de Princeton, anti-tradition
L’université de Princeton – David Keddie / Wikimedia Commons

 

Ces nouveaux identitaires commettent cependant une grave erreur d’analyse : la situation raciale des Noirs américains à l’instant où on la photographie n’est plus du tout la même que celle des immigrés arrivant des bateaux depuis l’Afrique et vendus par leurs propres chefs indigènes. Il n’est pas si évident que le Noir américain se prête si facilement aux revendications de cette jeunesse woke et qu’il soit si enclin que cela à se vouer aux déconstructions qu’exigent les théoriciens de la cancel culture. Ce qui se passe dans les têtes enfiévrées des étudiants de Princeton et d’ailleurs ne reflète pas nécessairement ce qui se passe à Memphis.

Au terme de cet article, on pourrait me demander pourquoi j’ai traité de ce sujet alors qu’on attendait de moi un papier qui devait présenter l’Institut Karol Wojtyla. La réponse est simple : l’IKW n’est pas une bouteille que l’on jette à la mer en espérant qu’un jour, un quidam trouvera la bouteille, lira le message et en sera ébloui. Et ce sera tout. L’IKW vit de sa foi en la Tradition chrétienne et selon la culture occidentale. Mais il vit. Il ressemble plutôt à ce pêcheur qui a tiré son filet de la mer, qui a ramené des poissons de toute sorte et, s’étant assis, a recueilli les bons dans des paniers et rejeté les mauvais (cf. Mt 13, 48).

Aline Lizotte

 


1 – Cf. A. Ernoult & A. Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine, Paris, Librairie C. Klincksieck, 1950, au mot «dico».

2 – Constitution dogmatique sur la Révélation divine, Dei Verbum, n° 10.

3 – Mathieu Bock-Côté est sociologue et chroniqueur pour la presse québécoise et française. Ses travaux portent sur le régime diversitaire, le multiculturalisme et les mutations de la démocratie. Lui seul pouvait signer un essai aussi éloquent, aussi percutant, et même proprement sidérant.

4La révolution racialiste, p. 25.

5Ibid., p. 41.

6Ibid., p. 44.

7Ibid., p. 57.

8Ibid., p. 158.

 

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Réactions de lecteurs

■ «Une petite précision étymologique, qui n’ôte rien à la pertinence des analyses. Tradition (latin : traditio) n’appartient pas à la famille de «dico», mais de «do». Le dictionnaire Ernoult/Meillet, que vous citez, vous le confirmera. Pas de rapport étymologique donc avec la parole, mais avec la transmission, le simple fait de transporter, de livrer (tradere) d’un point à un autre, d’une personne à une autre. De la même famille sont les «traditores» dénoncés par les donatistes.
Avec tous mes remerciements pour vos belles études, et mes excuses pour cette notule cuistre.»
– L. Thirouin

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