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Bouton de la Rubrique Grand Angle

Ce que les catholiques doivent savoir sur le programme de Joe Biden

Joe Biden

Le projet de plateforme du Parti démocrate pour 2020 affirme que la liberté religieuse est un « droit humain fondamental » qui ne peut cependant pas être utilisé «comme couverture pour la discrimination». Les démocrates au Congrès ont promu une législation, le Do No Harm Act, comme un moyen de restreindre les expressions de la liberté religieuse qu’ils prétendent discriminatoires. La législation proposée limiterait l’application des protections actuelles de la liberté religieuse – la loi sur la restauration de la liberté religieuse (RFRA) de 2015, dont un article qui permet à un particulier ou une entreprise d’invoquer une entrave «substantielle» à sa liberté de religion pour sa défense en cas de procès – dans des cas tels que les objections au mandat de contraception, le refus des travailleurs de la santé de participer à des avortements et les agences d’adoption religieuses qui ne placent les enfants qu’auprès de couples mariés de sexe opposé.

Le projet démocrate soutient le rétablissement de politiques telles que le mandat de l’administration Obama concernant les transsexuels. Elle condamne la «réglementation dangereuse et contraire à l’éthique de l’administration Trump, qui permet aux médecins, aux hôpitaux et aux compagnies d’assurance de discriminer les patients en fonction de leur orientation ou de leur identité sexuelle».

La plateforme demande que les États-Unis nomment des hauts responsables pour mener la défense des LGBTQ en politique étrangère. L’administration Obama a nommé le premier envoyé spécial pour les questions LGBTQ au département d’État, mais la loi n’exige pas encore que ce poste soit occupé par chaque administration, et il n’a pas été pourvu pendant la présidence de Donald Trump.

La plateforme soutient également le mandat du HHS signé en 2012 par Obama, obligeant toutes les organisations gérées par l’Église catholique à assurer à leur personnel une couverture complète des coûts d’assurance maladie, ce qui inclut notamment la contraception. Les propriétaires d’entreprises et les organisations religieuses à but non lucratif l’ont combattu devant les tribunaux en raison de cette obligation. Alors que l’administration Trump a accordé des exemptions religieuses et morales au mandat, notamment pour les Petites Sœurs des Pauvres, les États ont contesté ces exemptions devant les tribunaux. En juillet, la Cour suprême s’est prononcée en faveur des exemptions pour les sœurs et d’autres personnes. Le candidat Joe Biden a déclaré qu’il annulerait les exemptions religieuses et morales au mandat, laissant entrevoir pour les Petites Sœurs des Pauvres d’autres litiges pour s’être opposées au mandat.

Dans le sillage de la décision de la Cour suprême, il a déclaré qu’il rétablirait le «compromis» de l’administration Obama pour les objections aux associations à but non lucratif, que les sœurs avaient contesté devant la Cour en disant qu’il ne protégeait pas suffisamment leurs droits de conscience. En vertu de cet «accommodement», les associations à but non lucratif qui s’opposent à la décision notifieraient leur objection au gouvernement, qui à son tour donnerait instruction à leur assureur ou à l’administrateur du régime d’assurer la fourniture de la couverture contraceptive. Les sœurs ont déclaré qu’en notifiant le gouvernement de leur objection, elles donnaient encore essentiellement une «autorisation» pour la fourniture d’une couverture moralement inacceptable dans leur plan de santé.

La plateforme comprend un engagement à s’opposer à la peine capitale, et à «continuer à soutenir l’abolition de la peine de mort».

Elle s’oppose également aux bons d’études privés dans le cadre de «politiques qui détournent les ressources financées par les contribuables du système scolaire public». Dans certains États, comme le Wisconsin, les écoles catholiques ont été parmi les bénéficiaires de l’expansion des bons d’études privés par l’État.

En ce qui concerne le mariage, Joe Biden a soutenu la loi sur la défense du mariage dans les années 1990, mais en 2012, il s’est dit «absolument à l’aise» avec le mariage homosexuel. Ses commentaires en tant que vice-président lors d’une année électorale ont incité le président Obama à annoncer son soutien au mariage homosexuel quelques jours plus tard. En tant que vice-président, M. Biden a lui-même officié lors d’une cérémonie de mariage entre personnes du même sexe pour deux employés de la Maison Blanche en 2016.

En ce qui concerne l’avortement, la plate-forme 2020 du DNC s’appuie sur la plateforme 2016, qu’un ancien membre du personnel de la campagne d’Obama a qualifiée d’ «extrême». Elle déclare que chaque femme devrait avoir accès à «un avortement sûr et légal» et que l’avortement, en tant que partie intégrante des soins de santé complets, est «vital pour l’autonomisation des femmes et des filles». Elle appelle à la restauration du financement fédéral du Planning familial et de l’avortement financé par le contribuable par l’abrogation des amendements Hyde et Helms, ainsi que de la politique de Mexico. Un groupe de fonctionnaires démocrates aux niveaux fédéral, étatique et local a écrit aux membres du comité de la plateforme le 14 août, déclarant que le soutien à l’avortement tardif «poussera de nombreux électeurs dans les bras du parti républicain», car de nombreux pro-vie «sont des électeurs qui ne s’intéressent qu’à une seule question».

Le bilan personnel de Biden en matière de défense de l’avortement, en tant que sénateur et vice-président des États-Unis pendant six mandats, est bien connu. Il a pris diverses positions sur l’arrêt Roe v. Wade de 1973 et sur l’avortement financé par le contribuable au fil des ans, mais en tant que candidat du parti, il soutient la codification de l’arrêt Roe et l’abrogation des protections contre l’avortement financé par le contribuable, conformément au projet de programme du parti pour 2020. Il a promis, s’il était élu président, «d’envoyer immédiatement sur le bureau du Congrès des États-Unis […] une codification de Roe vs Wade amendée par Casey».

Photo : Gage Skidmore / Wikimedia Commons

Source : CNA

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