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Bouton de la rubrique Focus

USA : la bataille du Heartbeat Bill

Embryon humain

En 2019, au moins huit États américains ont adopté des lois dites «Heartbeat Bill» interdisant l’avortement dès le battement du cœur du fœtus (heartbeat), soit au-delà de six semaines : l’Alabama, la Géorgie, la Louisiane, le Kentucky, le Mississippi, le Missouri, l’Ohio et le Tennessee. La Caroline du Sud envisage d’en faire de même. Mais les tribunaux bloquent les décisions de deux de ces États. Au Tennessee, la Heartbeat Bill a été votée en juin dernier et devait entrer en vigueur le 13 juillet. Un juge fédéral l’a bloquée et elle est inapplicable jusqu’à l’audience du 24 juillet prochain. La loi comprend également «une interdiction de l’avortement basée sur la race, le sexe ou le diagnostic de trisomie 21», points qui sont également bloqués. Aux mêmes dates, en Géorgie, la Heartbeat Bill a subi le même sort : un juge de district «a invalidé définitivement tous les aspects de la loi de l’État qui auraient effectivement interdit l’avortement après six semaines, affirmant qu’elle violait la Constitution américaine et constituait une attaque contre l’arrêt Roe vs Wade de la Cour suprême des États-Unis». Il a également refusé de laisser en vigueur la partie de la loi qui accordait le statut de personne aux fœtus, «lui donnant les mêmes droits légaux que les personnes après leur naissance».
Source : Gènéthique

Espagne : l’«affaire des hosties»

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a autorisé l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) à intervenir dans l’affaire Asociación de Abogados Cristianos vs Espagne au nom de la Conférence épiscopale espagnole dans une affaire de sacrilège. L’État espagnol est attaqué pour avoir soutenu une «performance artistique» comportant plusieurs volets : le vol par le performer de 242 hosties consacrées, au cours de messes, dans plusieurs paroisses d’Espagne ; la disposition de ces hosties sur le sol afin d’écrire le mot «pederastia», sous prétexte de dénoncer la pédophilie de prêtres ; des photographies du performer posant nu à côté des hosties, avec des ailes noires sur le dos, en référence à un démon ; l’exposition dans plusieurs villes et à plusieurs reprises de 12 des hosties consacrées ainsi que des photographies ; la diffusion sur le site internet et le compte Twitter du performer de photographies d’évêques, de prêtres et de croyants offensés par l’exposition, accompagnées de commentaires moqueurs et hostiles ; le vol au cours de messes d’hosties consacrées supplémentaires par des admirateurs du performer, avec le soutien de celui-ci ; la vente pour 285 000 euros des photos, qui sont toujours utilisées pour diverses expositions en Espagne.
Le 26 avril 201, l’Asociación de Abogados Cristianos a introduit une requête contre l’Espagne auprès de la CEDH, invoquant une violation du droit à la liberté de religion, protégée par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme. L’ECLJ a démontré que ce droit des catholiques a été violé par l’État espagnol, qui n’a pas honoré ses obligations positives et négatives en vertu de l’article 9 de la Convention européenne.
Source : European Center for Law and Justice

UE : un nouvel envoyé spécial pour la liberté religieuse dans le monde

Dans le Focus du 19 juin 2020, la SRP annonçait que la Commission européenne avait mis fin au mandat de son envoyé spécial pour la liberté religieuse. Elle vient de rétablir cette fonction, afin de montrer sa «détermination à faire respecter les droits de toutes les confessions et convictions dans le monde entier». Si l’office de l’envoyé spécial a été rétabli, le nom de son futur titulaire n’est pas encore connu.
Cette décision est néanmoins un signe que l’UE entend prendre au sérieux la liberté religieuse, même en dehors de ses frontières, ou du moins que la Commission estime que les protestations contre l’annulation de la fonction ont été trop nombreuses pour rester sans réponse. L’UE doit maintenant prendre au sérieux toutes les violations de la liberté religieuse dans le monde, à commencer par le pays qui, par sa taille, le nombre de ses citoyens et son bilan catastrophique en matière de droits de l’homme, est le principal coupable dans le monde des violations de la liberté des croyants de toutes confessions, la Chine, qui est trop souvent restée hors du radar de l’UE.
Source : Ifam.news

Père Finet : sa famille demande une nouvelle enquête

Deux mois après la publication du rapport de la commission Gaussen, la famille du Père Georges Finet a envoyé au Vatican un «mémoire de défense» réclamant une enquête «totalement indépendante» sur les «agissements gravement déviants» dont est accusé le cofondateur des Foyers de Charité sur des collégiennes (voir la SRP du 15 mai 2020). Ses neveux et ses nièces ont écrit via la nonciature apostolique de Paris au cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, et au cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie. Le courrier a également été envoyé à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, et au père Moïse Ndione, modérateur des foyers de Charité. Ils exigent une «véritable enquête canonique», menée de façon «totalement indépendante» et selon le principe contradictoire, ainsi qu’un accès au dossier et aux témoignages, qui leur sont refusés pour des raisons de «confidentialité».
Le mémoire s’attache à répondre aux accusations portées contre un «homme désigné coupable sans pouvoir se défendre ou être défendu par sa famille, puisqu’il leur est refusé de connaître ce qui lui est clairement reproché». Il affirme qu’il «n’y a jamais eu pour aucune pensionnaire une obligation à se retrouver seule avec le père Finet», que «jamais aucune plainte pour une affaire de mœurs n’a été déposée à son encontre», et que «son attitude a été familière, jamais déviante». Concernant les «questions intrusives et insistantes» portant sur la sexualité, il explique «qu’il n’y avait rien de choquant ou déviant à ce que la question soit posée quand on comprend à la fois le modernisme et la tradition dont on fait preuve les foyers à cette époque».
Source : La Croix

Prochain conclave : 19 candidats possibles pour le choix du futur pape

Livre sur le prochain pape

Lors d’un conclave, il n’y a généralement pas que le public qui ne connaît guère le futur pape : souvent, les cardinaux qui votent pour lui ne le connaissent pas non plus. De plus, en 2016, le pape François a cessé de tenir des réunions pré-consistoires du Sacré Collège, qui étaient l’occasion pour les cardinaux de se rencontrer et d’apprendre à se connaître. Partant de ces constatations, le journaliste vaticaniste Edward Pentin vient de publier The Next Pope : The Leading Cardinal Candidates pour présenter les profils de 19 candidats potentiels. Ayant mis à contribution de nombreux universitaires, en sélectionnant ceux qui étaient de la même nationalité que le cardinal concerné ou qui connaissaient sa langue, il donne des informations précises sur les approches pastorales et doctrinales de ces cardinaux, avec des références soigneusement documentées, apportant une image claire de leurs qualités, de leurs forces et de leurs faiblesses dans leurs fonctions épiscopales.
Chaque profil de cardinal commence par une brève biographie esquissant les points majeurs de sa vie ecclésiastique. Vient ensuite une évaluation de ses trois rôles fondamentaux en tant que successeur des apôtres : son rôle de sanctification en tant que prêtre, de gouvernement en tant qu’évêque et son rôle prophétique en tant qu’enseignant. Sont également documentées les opinions sur des questions morales et théologiques actuellement débattues, qui révèlent les caractères et les convictions les plus profondes de chacun.
Si Pentin ne croit pas qu’un homme comme le cardinal Christoph Schönborn (autrichien) puisse être élu, il pointe du côté «conservateur» les cardinaux Robert Sarah (guinéen), Péter Erdő (hongrois), Malcolm Ranjith (sri-lankais) et Raymond Burke (américain). «Bien que beaucoup pensent que le cardinal Burke a peu de chances d’être élu, je pense que ce pontificat suscite un tel malaise parmi un grand nombre de cardinaux qu’il pourrait créer des surprises du côté plus orthodoxe», précise-t-il. Côté «progressiste», il a sélectionné les cardinaux Pietro Parolin (italien, secrétaire d’État du Saint-Siège), Luis Antonio Tagle (philippin, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples) et Matteo Zuppi (italien). Il estime que «d’innombrables nouveaux défis affecteront certainement le prochain pape de manière considérable, et une évaluation franche de Vatican II pourrait en faire partie, certainement si un pape plus orthodoxe et penché vers l’extérieur était élu».
Source : Life Site News

 

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