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Bouton de la Rubrique Grand Angle

Les objectifs avérés du mouvement Black Lives Matter

Le cardinal sud-africain et archevêque de Durban, Mgr Wilfrid Fox Napier, n’a pas craint récemment de briser la «solidarité de race» en critiquant vivement le mouvement Black Lives Matter : une «brève étude de la déclaration fondatrice de Black Lives Matter indique que le mouvement est détourné par les intérêts et les parties engagées dans le démantèlement des valeurs, des structures et des institutions qui, au cours des siècles, ont sous-tendu les meilleures civilisations et cultures», a-t-il déclaré dans un tweet daté du 4 juillet. Deux jours plus tard, il récidivait : «Un autre test crucial de l’authenticité du mouvement Black Lives Matter sera sa position vis-à-vis du planning familial et de l’industrie de l’avortement ! Le même test s’applique pour évaluer la sincérité de ceux qui expriment une condamnation tonitruante contre la violence domestique (appelée à tort « violence basée sur le genre »), par opposition au silence absolu concernant la violence infligée aux bébés dans le ventre de leur mère !»

Le mouvement Black lives matter

Les origines du mouvement remontent au fait suivant : le 13 juillet 2013, à Sanford (en Floride) un gardien de propriété, George Zimmerman, qui, lors d’une ronde de surveillance dans une propriété grillagée, avait tué un adolescent noir, Trayvon Martin , est acquitté par la justice américaine. Le jour même, la militante Alicia Garza écrit une «lettre d’amour aux amis Noirs» se terminant par «Black People. I love you. I love us. Our lives matter» («Personnes noires. Je vous aime. Je nous aime. Nos vies comptent»). L’expression devient très vite un slogan. Le mouvement du même nom, décrit comme une «organisation effectivement décentralisée et sans hiérarchie distincte» est lancé la même année par Alicia Garza, Patrisse Cullors et Opal Tometi, trois militantes antiracistes, les deux premières se revendiquant ouvertement queers. En 2014, lorsque Michael Brown, un adolescent noir qui n’était pas armé et n’avait pas d’antécédent judiciaire, meurt sous les balles des forces de l’ordre, le mouvement, jusqu’alors présent seulement sur les réseaux sociaux, commence à s’imposer : des manifestations se déroulent pendant plusieurs semaines et prennent une ampleur telle que l’État du Missouri, où est mort Michael Brown, se voit contraint d’instaurer un couvre-feu.

Sur son propre site web, Black Lives Matter déclare vouloir «éradiquer la suprématie blanche et créer des pouvoirs locaux capables d’intervenir contre les violences systémiques commises à l’égard des communautés noires. En combattant et contrant cette violence, le but est de créer un espace, une place, pour que les personnes racisées puissent imaginer et innover, ce qui devrait leur permettre de vivre plus dignement.» Le mouvement se donne pour objectif de «perturber l’exigence de la structure familiale nucléaire prescrite par l’Occident en se soutenant mutuellement en tant que familles élargies et “villages” qui s’occupent collectivement les uns des autres, en particulier de nos enfants». Le terme «villages» employé dans cette déclaration est probablement une allusion au livre d’Hillary Clinton intitulé It Takes a Village (en référence au proverbe africain «Il faut un village pour élever un enfant»), dans lequel Mme Clinton plaide en faveur d’une responsabilité partagée de la société pour réussir à élever un enfant. Une thèse à que le sénateur catholique Rick Santorum n’a pas manqué de contredire dans un livre intitulé It Takes a Family (Il faut une famille).

Dans la section de son site web intitulée «Ce que nous croyons», Black Lives Matter encourage également «un réseau d’affirmation queer» : «Lorsque nous nous réunissons, nous le faisons dans l’intention de nous libérer de l’emprise de la pensée hétéronormative, ou plutôt de la croyance que tous les gens dans le monde sont hétérosexuels (à moins qu’il ou elle ne révèle le contraire)». Le transsexualisme est mentionné à plusieurs autres endroits : «Nous sommes auto-réfléchis et faisons le travail nécessaire pour démanteler les privilèges des cisgenres et élever les transsexuels noirs, en particulier les femmes trans noires qui continuent à être touchées de manière disproportionnée par la violence transantagoniste». Le mouvement affirme que les mouvements de libération des Noirs «ont créé de l’espace, de la place et du leadership principalement pour les hommes noirs hétérosexuels et cisgenres – laissant les femmes, les homosexuels et les transsexuels, et d’autres personnes soit hors du mouvement, soit à l’arrière-plan pour faire avancer le travail avec peu ou pas de reconnaissance».

L’une des fondatrices du mouvement, Alicia Garza, affirme que son «leadership et son travail remettent en question l’idée fausse selon laquelle seuls les hommes noirs cisgenres sont confrontés à la violence de la police et de l’État». Par conséquent, afin de «comprendre réellement à quel point ce type de violence est dévastateur et répandu en Amérique noire, nous devons considérer cette épidémie à travers le prisme de la race, du genre, de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre».

Né de trois femmes engagées dans des luttes «intersectionnelles», le mouvement bénéficie du soutien de différents groupes marginalisés, dont il porte non seulement les combats, mais le style, fait de violence et de destructions. Une sorte de melting pot de la revendication «déconstructrice»…

Source : Life Site News

Photo : www.flickr.com / Wikipedia Commons

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