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Bouton de la rubrique Focus

USA : victoire des Petites Sœurs des pauvres contre l’État de Californie

Jusqu’à présent, l’Obamacare obligeait les organisations religieuses à fournir à leurs employés des moyens contraceptifs, y compris de contraception abortive. En octobre 2017, Donald Trump avait une première fois pris une mesure pour faire respecter la liberté de conscience et la liberté religieuse, mais cette mesure avait été gelée par de nombreux juges fédéraux militants de la culture de mort. À sa deuxième tentative, la Californie, l’État américain le plus puissant, avait poursuivi le Gouvernement fédéral en justice. La Cour suprême vient de donner tort à l’État de Californie et aux juges d’appel qui avaient décidé que l’État fédéral n’avait pas autorité pour exempter les Petites Sœurs des Pauvres de distribuer des médicaments abortifs et contraceptifs à leurs employés (voir la SRP du 7 février 2020 : La longue bataille des Petites Sœurs des pauvres contre le mandat contraceptif). L’arrêt affirme que l’État fédéral a autorité pour décider d’exemptions quant à la fourniture de contraceptifs pour objection religieuse ou de conscience. Les juges Samuel Alito et Neil Gorsuch ont précisé que la loi de restauration de la liberté religieuse impose l’octroi de telles exemptions. Le jugement a été obtenu par 7 voix contre 2.
Source : Life Site News

Asie : condamnation par les évêques de la loi de sécurité chinoise pour Hong Kong

Église de Chine

Le 1er juillet 2020, la Fédération des conférences épiscopales asiatiques a condamné l’imposition par la Chine d’une nouvelle loi de sécurité à Hong Kong, arguant qu’elle détruisait l’autonomie de la ville. Cette loi, prise par le gouvernement chinois le 30 juin, introduit de nouveaux crimes assortis de peines sévères, telles que la prison à vie, et permet au personnel de sécurité de la Chine continentale d’opérer à Hong Kong sans surveillance ni restriction de la part du gouvernement local. Selon certains observateurs, l’expansion sans précédent des pouvoirs du gouvernement central chinois sur Hong Kong signifie que l’autonomie relative de la ville par rapport au continent a été effectivement abolie. Les peines importantes prévues par la loi pour des crimes tels que la «subversion» sont considérées par de nombreux habitants hongkongais comme une attaque contre les militants des droits de l’homme et de la démocratie. Les évêques d’Asie ont également fait part de leurs inquiétudes concernant la liberté religieuse à Hong Kong, demandant des garanties afin que les prêtres et les pasteurs ne soient pas criminalisés pour le contenu de leurs prédications.
Source : The Tablet

Corruption financière du clergé : un risque plus important que l’inconduite sexuelle

Le cardinal George Pell a récemment déclaré que la mission spirituelle de l’Église n’est pas une excuse pour une mauvaise gestion de ses finances, et que la corruption financière peut constituer un risque plus important pour le clergé que l’inconduite sexuelle. «L’argent est sans aucun doute un des dons de Dieu, mais il est aussi une source de tentation», a-t-il déclaré dans un message vidéo à l’Université pontificale de la Sainte-Croix à Rome. «Dire que l’Église n’est pas une entreprise ne justifie pas que nous soyons inefficaces, et encore moins que nous soyons corrompus», a-t-il ajouté.
Nommé par le pape François en 2014 comme premier chef de la Préfecture de l’économie au Vatican, chargé de superviser et de réformer les finances du Saint-Siège, Mgr Pell a parlé de son expérience : «Je me souviens d’avoir été surpris lorsque j’ai appris, peu après mon arrivée à Rome, que Mère Teresa avait dit que le clergé devait relever deux grands défis : l’un concerne la sexualité et l’autre l’argent. Elle pensait que le danger de l’argent était plus grand et plus fort que celui de la sexualité errante. […] Il est salutaire de se rappeler que le seul groupe auquel Notre Seigneur a donné le fouet était celui des changeurs de monnaie, les commerçants du temple». Il a ajouté : «Je me souviens avoir […] dit qu’il était plus difficile de convertir une personne au Christ que de réformer les finances du Vatican».
Source : Catholic News Agency

France : un épiscopat en pleine mutation

À ce jour, en France, cinq diocèses (Créteil, Bayeux-Lisieux, Lyon, Nantes et Saint-Claude) sont vacants et, d’ici fin 2021, quinze évêques auront atteint la limite d’âge, ce qui – sans compter ceux qui peuvent être touchés pour des raisons de santé – laisse augurer un profond bouleversement de l’épiscopat français : il faut actuellement nommer au moins 20 nouveaux évêques. Excepté l’installation de l’archevêque de Monaco, Mgr Dominique-Marie David, il n’y a pas eu de nominations depuis le mois de novembre dernier. Les procédures ont sans doute pris du retard en raison du changement de nonce apostolique, Mgr Luigi Ventura étant rentré à Rome en septembre dernier, après avoir été accusé d’agressions sexuelles. Son successeur, Mgr Celestino Migliore, arrivé à la nonciature le 5 mars, multiplie les consultations. Le préfet de la Congrégation pour les évêques, le cardinal Marc Ouellet, soulignait récemment qu’à l’échelon mondial, trois prêtres sur dix refusent le ministère épiscopal. Ces dernières années, une sorte de vivier épiscopal s’est constitué en France, avec une douzaine d’évêques auxiliaires nommés par le pape François, qui ont maintenant acquis de l’expérience et peuvent devenir titulaires. Depuis 2013, ce sont quarante-sept évêques qui ont été nommés par le pape François. Quand toutes les nominations auront été faites, plus de la moitié des évêques français lui devront leur siège.
Source : La Croix

Antiracisme : la guerre des majuscules

Le New York Times

Comme beaucoup d’autres quotidiens américains avant lui ces dernières semaines1, le New York Times, emporté par le mouvement qui sévit en Amérique pour s’excuser du racisme, du colonialisme et d’autres événements passés, a pris une initiative typographique : pour lutter contre le racisme, la majuscule sera désormais réservée aux «Blacks» : le mot «white» sera désormais écrit sans majuscule, alors que «Black» en prendra toujours une. Une sorte de punition pour les «blancs» : «les groupes haineux et les suprémacistes blancs ont longtemps privilégié le style majuscule, ce qui en soi est une raison pour l’éviter», explique le journal. Le rédacteur en chef et le directeur adjoint de la rédaction du quotidien arguent que cette capitale permettra «de mieux transmettre des éléments d’histoire et d’identité communes, et reflète notre objectif d’être respectueux de toutes les personnes et communautés que nous couvrons». Il veut ainsi aider une identité basée sur le fait d’être noir à émerger en mettant une majuscule au terme qui la désigne, au même titre par exemple que le terme «Native Americans» (Amérindiens). La lutte contre le racisme passe donc pour ce média par une hiérarchisation typographique.
Le journal français Libération résiste quant à lui à l’antiracisme typographique et rappelle qu’en tant que média français, il continuera à mettre une majuscule aux deux termes, selon la règle grammaticale des nationalités exposée dans le Grevisse de la langue française («Par analogie avec les ethniques dérivés de noms propres, on met la majuscule à des noms qui désignent des groupes humains, par exemple d’après la couleur de leur peau ou d’après l’endroit où ils résident, lequel n’est pas désigné par un vrai nom propre»), et que rappelle le site de l’Académie française.
Source : New York Times

Ennio Morricone : un immense musicien nous a quittés

Ennio Morricone, chef d’orchestre et compositeur de musiques de films parmi les plus célèbres du septième art (en particulier son émouvante partition dans Mission, un film de 1986 sur les missionnaires jésuites dans l’Amérique du Sud du XVIIIe siècle), s’est éteint le 6 juillet à l’âge de 91 ans. Il a écrit la musique de quelque 450 films et travaillé avec de grands réalisateurs d’Hollywood, de Sergio Leone et Bernardo Bertolucci à Brian De Palma et Roman Polanski. Parmi les œuvres de son répertoire aussi vaste que prolifique figure une messe qu’il a composée en 2015 à l’occasion des deux cents ans de la restauration de la Compagnie de Jésus. Très attaché à la ville de Rome qui l’a vu naître, vivre et mourir, «Il Maestro» a reçu en 2019 des mains du pape François la médaille d’or du Pontificat, en l’honneur de son «travail artistique extraordinaire dans le domaine de la musique, langage universel de paix, de solidarité et de spiritualité».
Source : CNA


1 – Le Los Angeles Times, USA Today (et ses 260 rédactions à travers le pays) et NBC News.

 

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