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Vatican : un nouveau Directoire pour la catéchèse

Le 25 juin, le conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation a rendu public le nouveau Directoire pour la catéchèse, qui succède au Directoire catéchétique général de 1971. Ce long document (300 pages), divisé en trois parties, a été approuvé par le pape François le 23 mars dernier. Sa particularité est le lien étroit entre l’évangélisation et la catéchèse : il met en relief l’union entre la première annonce et la maturation de la foi, à la lumière de la culture de la rencontre, présentée comme nécessaire face à deux défis de l’Église à l’époque contemporaine : la culture numérique et la mondialisation de la culture. Il rappelle que tout baptisé est un disciple missionnaire et que l’engagement et la responsabilité sont nécessaires pour trouver de nouveaux langages avec lesquels communiquer la foi. Trois formes d’actions sont envisagées : le témoignage, car «l’Église ne naît pas du prosélytisme, mais de l’attraction», la miséricorde, catéchèse authentique qui rend crédible l’annonce de la foi, et le dialogue, libre et gratuit, qui n’oblige pas mais qui, à partir de l’amour, contribue à la paix.
La première partie insiste sur la formation des catéchistes, qui sont invités à adopter un «style de communion» et à faire preuve de créativité dans l’utilisation des outils et des langues. Dans la deuxième partie, l’importance de la famille, sujet actif d’évangélisation et lieu naturel pour vivre la foi de manière simple et spontanée, est mise en relief. La troisième partie, consacrée à la «Catéchèse dans les Églises particulières», traite surtout du rôle des paroisses, définies comme «exemples d’apostolat communautaire» et capables d’une catéchèse créative, «ouverte» aux expériences des personnes. Les écoles catholiques sont invitées à passer de l’école-institution à l’école-communauté de foi, avec un projet éducatif basé sur les valeurs de l’Évangile.
Source : Vatican News

Allemagne : nombre record de défections de catholiques

Un nombre record de catholiques ont officiellement quitté l’Eglise en Allemagne en 2019, selon les statistiques publiées le 26 juin : 272 771 personnes ont quitté l’Eglise catholique l’année dernière, une augmentation significative par rapport au chiffre de 2018 (216 078). Les catholiques représentent désormais 27,2 % de la population allemande, qui compte près de 84 millions d’habitants, contre 27,7 % en 2018. La proportion de catholiques assistant aux cérémonies religieuses a atteint son niveau le plus bas, avec 9,1 % en 2019, contre 9,3 % l’année précédente. Les départs officiels de l’Église catholique en Allemagne sont parfois motivés par le désir d’éviter l’impôt ecclésiastique du pays. Si une personne est enregistrée comme catholique, 8 à 9 % de son impôt sur le revenu est versé à l’Église. La seule façon de ne plus payer l’impôt est de faire une déclaration officielle de renonciation à son appartenance à l’Église. Ils ne sont plus autorisés à recevoir les sacrements ou à recevoir une sépulture catholique.
Mgr Georg Bätzing, président de la Conférence des évêques allemands, a déclaré qu’il ne souhaitait pas «occulter» ces chiffres : «Je trouve que le nombre très élevé de personnes qui quittent l’Église est particulièrement pesant. Nous regrettons chaque départ de l’Église et nous invitons tous ceux qui sont partis ou qui veulent partir à nous parler. Le nombre de personnes qui quittent l’Église montre que l’aliénation entre les membres de l’Église et une vie de foi dans la communauté ecclésiale est devenue encore plus forte». «Nous prendrons au sérieux les chiffres publiés aujourd’hui et nous les intégrerons dans les discussions de la Voie synodale», a-t-il ajouté.
Source : Catholic News Agency

USA : déchaînement de haine contre la statue de saint Louis

Statue de saint Louis

«La statue de saint Louis va tomber. Ce type ici représente la haine et nous essayons de créer une ville de l’amour. Nous essayons de créer une ville où la vie des Noirs est importante. Nous essayons de créer une ville où il n’y a pas d’antisémitisme ou d’islamophobie… Ce n’est pas un symbole de notre ville en 2020» déclarait le 27 juin un des organisateurs des violentes manifestations iconoclastes qui se sont produites dans la ville de Saint-Louis du Missouri. Un autre manifestant a demandé que la ville soit rebaptisée. La statue, connue sous le nom d’Apothéose de saint Louis, se trouve dans le parc forestier de la ville, en face du musée d’art de Saint-Louis. Elle a été érigée en 1906 et représente le roi Louis IX de France, qui a donné son nom à la ville.
Le Père Schumacher, soutenu par un groupe de catholiques, a tenté de calmer la foule en délire et de rectifier l’image du saint roi en disant : «Saint Louis était un homme qui voulait utiliser sa royauté pour faire le bien de son peuple.» Confronté aux mêmes violences dans son diocèse, l’évêque de Madison a déclaré : «Si nous permettons que l’histoire commémorative et visuelle de notre nation soit détruite par des groupes aléatoires dans le moment actuel de colère, comment pourrons-nous jamais tirer des leçons de cette histoire ? L’iconoclasme séculaire du moment actuel n’apportera pas la réconciliation, la paix et la guérison. Une telle violence ne fera que perpétuer les préjugés et la haine qu’elle cherche ostensiblement à mettre fin… Seul l’amour du Christ peut guérir un cœur blessé, pas un morceau de métal vandalisé».
Source : CNA

France : la GPA à petits pas

Le 30 juin, les députés de la commission spéciale bioéthique ont adopté un amendement visant à autoriser la «méthode ROPA» (Réception d’ovocyte du partenaire), soutenue par le député Jean-Louis Touraine, également rapporteur du projet de loi bioéthique. Le principe de cette méthode appelée parfois «maternité partagée», est d’inséminer l’ovocyte d’une femme avec un donneur de sperme anonyme, puis de l’implanter dans l’utérus de sa partenaire. Les femmes homosexuelles la plébiscitent comme «une expérience “partagée” de la maternité : l’une comme génitrice, l’autre comme gestatrice». Ses détracteurs la jugent «très proche, voire similaire» à la gestation par autrui.
Lors du vote solennel de la loi de bioéthique à l’Assemblée nationale en première lecture, en octobre 2019, Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, s’était opposée à cette pratique, jugeant qu’elle revenait à à «un don dirigé», remettant en cause le principe de «strict anonymat entre donneurs et receveurs». Pour Tugdual Derville, cet amendement introduit bien le «don dirigé» : «Normalement, un don de gamètes n’est pas destiné à une personne en particulier, cela permet d’éviter des pressions et entre en écho avec l’inaliénabilité du corps humain» explique-t-il. L’introduction de cette méthode constitue une avancée vers la GPA à «petits pas» : «Tout est fait pour casser les règles, en avançant toujours par l’exception».
Source : Gènéthique

Le cardinal Barbarin au service du pape et du diocèse de Rennes

Le cardinal Barbarin

L’archevêque de Lyon démissionnaire, soulagé de ne plus être soumis à la pression médiatique, après la messe d’adieu et d’action de grâces célébrée le 28 juin pour les dix-huit années qu’il a passées dans la capitale des Gaules, peut aborder un nouveau ministère dans la sérénité. Il résidera à la maison généralice des Petites sœurs des pauvres, à Saint-Pern (Ille-et-Vilaine, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Rennes). Il sera avant tout disponible aux missions que lui confiera le pape François, qui lui a personnellement demandé de «rester disponible», notamment pour des missions au Proche-Orient. Mgr Pierre d’Ornellas lui a demandé d’assurer des cours au séminaire de Rennes. Il pourra aussi seconder l’archevêque de Rennes pour présider les confirmations, et il reçoit déjà de nombreuses demandes pour des prédications.
Source : La Croix

Droit à la mort et mort du droit

Réagissant à la décision de la Cour constitutionnelle allemande reconnaissant en février dernier le droit de s’ôter la vie quel que soit son état de santé, le Père Xavier Dijon, professeur émérite de Droit a publié une tribune dans laquelle il écrit : «[…] L’idéologie individualiste a coupé tous les liens de la personne, tant envers son entourage qu’envers son propre corps, et a, du même coup, retourné complètement la façon de comprendre la dignité et l’épanouissement pourtant logés aux places d’honneur de la Constitution allemande. […] Avoir le droit à la vie, n’est-ce pas aussi, pour un sujet, disposer du droit d’en faire ce qu’il veut ? Mais est-ce bien le cas ? La vie elle-même, qui nous tient ensemble comme autant de sujets de droit, n’est-elle pas en surcroît de notre volonté propre ? Par exemple, qui d’entre nous s’est fait naître lui-même ? Et le droit n’est-il pas fait pour nous relier les uns aux autres dans un but de protection de nos libertés respectives, comme nous venons encore de l’expérimenter en cette période de Coronavirus ? Dès lors, le droit ne se contredit-il pas quand il enferme chaque sujet dans la solitude de son autodétermination ? Par-là, le droit à la mort devient la mort du droit.»
Source : La Libre Belgique

 

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