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Bouton de la rubrique Focus

Cardinal Pell : son journal de prison bientôt édité

«Ce journal révèle le cardinal Pell que je connais et que tout fidèle catholique devrait apprendre à connaître», a déclaré l’éditeur du journal de la prison du cardinal George Pell, le père Joseph Fessio, SJ, directeur d’Ignatius Press, qui considère cet écrit comme un futur «classique spirituel». Le cardinal «a proclamé le Christ et les enseignements moraux de l’Église sans crainte et en toute connaissance de ce qu’il en coûterait. Et il a payé le prix avec bonne humeur et, comme le Christ, avec l’amour de ses ennemis», a-t-il ajouté.
L’éditeur prévoit de publier au printemps 2021 soit une version abrégée du journal des treize mois de l’incarcération du prélat (le journal compte 1 000 pages), soit le premier volume du texte intégral. S’adressant à des étudiants australiens début juin, Mgr Pell leur a déclaré que son séjour en prison avait renforcé en lui la vérité de la vision chrétienne de la souffrance rédemptrice et que cet enseignement chrétien l’avait aidé à survivre. Innocenté, il doit maintenant faire face aux lourdes dépenses juridiques qui ont été nécessaires pour sa défense, et l’un des moyens d’y parvenir est de publier son histoire.
Source : National Catholic Register

La loi Avia contre la «haine» en ligne censurée par le Conseil constitutionnel

Conseil constitutionnel

Le 18 juin, décelant dans la loi Avia «une atteinte à la liberté d’expression», le Conseil constitutionnel, saisi par plus de soixante sénateurs Les Républicains, a largement censuré le texte défendu par le député de Paris Lætitia Avia et adopté mi-mai par l’Assemblée nationale. Les Sages ont principalement censuré la mesure phare, qui imposait aux opérateurs de retirer sous 24 heures des contenus à caractère haineux ou sexuel diffusés en ligne. Ils ont considéré que certaines dispositions pouvaient déjà inciter les opérateurs de plateforme en ligne à retirer les contenus qui leur sont signalés, qu’ils soient ou non manifestement illicites, et ont jugé particulièrement bref le délai de 24 heures imposé aux opérateurs sous peine de sanction pénale pour retirer ou rendre inaccessibles des contenus manifestement illicites en raison de leur caractère haineux ou sexuel. «La liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés», on-t-il rappelé, considérant que «le législateur a porté à la liberté d’expression et de communication une atteinte qui n’est pas adaptée, nécessaire et proportionnée au but poursuivi».
Source : Le Figaro

Vaccins contre le Covid-19 : recours à des cellules issues de fœtus avortés

Parmi les sociétés pharmaceutiques qui développement actuellement un vaccin contre le coronavirus, au moins cinq d’entre elles utilisent pour ce faire des cellules issues de fœtus avortés. Cette pratique a cours depuis les années 1960 et a déjà mené à différents vaccins, dont ceux contre la rubéole, la varicelle, l’hépatite A et le zona. Les laboratoires pharmaceutiques préfèrent généralement utiliser des cellules issues de fœtus plutôt que des cellules adultes qui vieillissent plus vite et cessent de se diviser. Elles sont aussi moins susceptibles d’être contaminées par des virus ou des bactéries, ou d’avoir subi des mutations génétiques. Des alternatives existent. Pour créer leur vaccin contre le coronavirus, les sociétés Novavax, Sanofi Pasteur, GlaxoSmithKline (GSK), et Sinovac, par exemple, utilisent des lignées de cellules dérivées de façon éthique, de provenance adulte ou animale. D’autres technologies sont disponibles, notamment via l’usage de cellules prélevées lors d’amniocentèses ou des cellules issues de fœtus décédés naturellement, et pour lesquels les parents ont consenti au prélèvement.
Source : Institut Européen de Bioéthique

Une sœur catholique tuée lors d’un rituel satanique déclarée martyre

Le 19 juin, le pape François a déclaré que Sœur Maria Laura Mainetti, une religieuse italienne supérieure du couvent des Sœurs de la Croix de Chiavenna, qui se consacrait à l’aide aux jeunes délinquants, tuée par trois adolescentes dans un sacrifice satanique, était une martyre pour la foi catholique. La Sœur de la Croix, âgée de 60 ans, a été poignardée à mort le 6 juin 2000 par trois adolescentes dans un parc de Chiavenna (Italie). Les jeunes filles connaissaient la religieuse parce qu’elle leur avait enseigné le catéchisme. Elles l’ont attirée dans le parc en prétendant que l’une d’elles avait besoin de parler, parce qu’elle avait été violée, était enceinte et envisageait d’avorter. Les trois filles ont fait s’agenouiller Sœur Mainetti et lui ont crié des insultes. Une fille l’a battue avec une brique et une autre a frappé sa tête à plusieurs reprises contre un mur. À tour de rôle, elles l’ont poignardée à 19 reprises avec un couteau de cuisine. Elles avaient l’intention de la poignarder le nombre de fois permettant de former le chiffre 666. La religieuse a prié tout au long de l’attaque et a demandé à Dieu de leur pardonner. Les trois filles ont d’abord dit que le meurtre était «pour un jeu», mais elles ont ensuite admis qu’elles avaient tué la religieuse comme un rituel démoniaque. Elles ont avoué qu’elles avaient initialement prévu de tuer le curé de la paroisse, mais avaient pensé que ce serait trop difficile. Leurs carnets de notes étaient remplis d’écrits sataniques, et elles avaient prêté un serment de sang quelques mois auparavant.
Source : Catholic News Agency

Réponse à Anne Soupa : les femmes et l’Église

La théologienne catholique Sandra Bureau répond dans le Figaro Vox à Anne Soupa qui s’est portée candidate au siège épiscopal de Lyon : «Comme catholique j’ai d’abord accueilli la publication Twitter de Madame Soupa, en tout contraire à la Tradition de l’Église, comme un de ces pamphlets qui offrent si peu de sérieux qu’à peine lus on les jette à la poubelle. Pourtant, même chiffonnée, écartée de ma vue, cette publication laissait en moi une interrogation profonde : comment une femme, partageant la même foi que moi, se disant, comme moi, théologienne, pouvait-elle dire cela ? Comment pouvait-elle prétendre par-là défendre la place des femmes dans l’Église ? Mystère. C’est donc en femme, et en théologienne que je voudrais réagir. En théologienne d’abord. Il faut quand même avouer que l’argumentation de Madame Soupa présente des raccourcis saisissants, tant dans la forme (une ligne dans un tweet) que dans le fond. Et pour s’y laisser prendre il faut avoir plus de goût pour la polémique que pour la vérité, et somme toute peu de culture chrétienne – il est d’ailleurs saisissant que Madame Soupa appelle des non-catholiques, voire des non-chrétiens, à la soutenir.»
Sandra Bureau montre, en faisant droit à la pensée théologique, que la différenciation des rôles au sein de l’Église n’est pas synonyme d’une infériorisation des femmes : «Si le droit affirme que seul un homme (vir) peut être ordonné, c’est parce que Jésus, en son Fils, s’est fait homme, parce qu’il a épousé une humanité singulière, masculine (vir). Ni l’Église, ni son droit, ne sont au-dessus de ce que Dieu veut et fait, et ce faisant de ce qu’il nous dit qu’il est et de ce qu’il nous dit que nous sommes. Si nous nous plaçons au-dessus du dessein de Dieu sur l’homme au lieu de nous placer sous son regard, sous sa main bienveillante, alors nous ne pouvons plus voir ce qu’il veut pour nous, et a fortiori nous ne pouvons plus voir la place qui est nôtre. […] Si seuls les hommes peuvent être prêtres, c’est précisément parce que notre religion est une religion de l’Incarnation, c’est parce que nous prenons au sérieux ce qui s’est produit une fois pour toutes en Jésus-Christ ; dans sa chair, dans ses faits et gestes, dans ses paroles».
Source : Le Figaro Vox

Chine : forte suspicion de trafic d’organes «halal»

Prison chinoise

Selon certains observateurs, les hôpitaux chinois vendraient à de riches patients du Golfe en attente de greffe des organes prélevés de force sur ces prisonniers ouïghours (une minorité ethnique, de confession musulmane victime de nombreuses discriminations) enfermés dans des camps en Chine. Ces organes seraient présentés comme «halal», les Ouïghours ne consommant ni porc ni alcool. Ils seraient vendus à un prix pouvant monter jusqu’à un demi-million de dollars. Quelque 25 000 Ouïghours de 25 à 35 ans seraient tués chaque année pour leurs organes. Des rescapés des camps de détention témoignent avoir été régulièrement soumis à examens médicaux, dont des prélèvements sanguins et des échographies d’organes. Pour éviter que les preuves de ce trafic subsistent, les autorités chinoises feraient disparaître les cadavres en les brûlant dans des crematoriums sous haute surveillance. Pour accréditer ces affirmations, plusieurs constatations sont mises en avant : tout d’abord, les délais d’attente en Chine pour obtenir un greffe, qui sont en moyenne de 12 jours, contre 3,6 ans aux États-Unis, alors que le fichier chinois des donneurs d’organes ne compte qu’environ 373 000 personnes, contre 145 millions aux États-Unis. D’autre part, en Chine, certains patients greffés peuvent connaître la date exacte de la transplantation, comme si la date de décès du donneur était connue à l’avance.
Source : Gènéthique

Photo : Faqscl / Wikimedia Commons

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