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Bouton de la rubrique Focus

Vatican : un expert financier laïc numéro 2 à la Banque centrale

Le Vatican

Le 15 juin, le pape François a nommé Fabio Gasperini, conseiller financier italien travaillant chez Ernst & Young, au deuxième poste de l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (APSA), la banque centrale de réserve du Vatican et l’organisme de gestion des actifs souverains. C’est la première fois de son histoire que le secrétaire de l’APSA sera un laïc. M. Gasperini occupera son poste à la fin du mandat de Mgr Mauro Rivella. Il est bien connu dans le monde de la banque et de la finance : il a vingt-cinq ans d’expérience dans le conseil aux institutions de services financiers dans un large éventail de domaines, de la banque de détail à la gestion d’actifs, en passant par la banque d’investissement, l’assurance et les marchés des capitaux. Depuis seize ans, il est président des services de conseil aux entreprises financières chez Ernst & Young, l’une des plus grandes sociétés de services professionnels au monde. Très tôt dans sa carrière, après avoir obtenu un diplôme en économie d’entreprise et en commerce à l’université La Sapienza de Rome, Gasperini a travaillé dans l’administration de l’État de la Cité du Vatican.
Source : Catholic News Agency

Vatican : retour à l’APSA de Mgr Zanchetta, poursuivi en Argentine pour abus

Le directeur du bureau de presse du Saint-Siège a annoncé le 15 juin que Mgr Gustavo Zanchetta, qui fait l’objet d’un procès en Argentine, où il est accusé d’inconduite sexuelle et financière, a repris son travail au Vatican tout en «restant à la disposition des autorités judiciaires argentines». Il a précisé que le travail de Mgr Zanchetta à l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique (APSA), «n’interfère en aucune façon avec les enquêtes». Ancien évêque d’Orán, en Argentine, Mgr Gustavo Zanchetta a été accusé d’ «abus sexuel continu aggravé» par deux séminaristes adultes, ainsi que de fraude et de mauvaise gestion des fonds. En plus des accusations de mauvaise gestion des fonds donnés par les fidèles du diocèse, des documents publics montrent que Mgr Zanchetta a reçu plus d’un million de pesos argentins de la province de Salta pour restaurer un presbytère et pour des conférences au séminaire qui n’ont jamais eu lieu. Il nie ces accusations. En janvier 2019, il a été suspendu de son rôle d’assesseur à l’APSA au terme d’une enquête canonique.
Mgr Zanchetta a été l’une des premières nominations épiscopales du pape François en Argentine. Il y a dirigé le diocèse d’Orán de sa nomination en juillet 2013 à 2017. Après avoir été autorisé à démissionner de son poste d’évêque d’Orán pour «raisons de santé» en 2017, il a été nommé par le pape François au poste d’assesseur spécialement créé à l’APSA. Le Vatican a nié à plusieurs reprises avoir eu connaissance des allégations d’abus sexuels contre Zanchetta avant sa nomination à un poste au Vatican en décembre 2017.
Source : Catholic News Agency

Commission européenne : fin du mandat de l’envoyé spécial pour la liberté religieuse

Un mandat d’envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction en dehors de l’UE en tant que droit de l’homme a été mis en place en 2016, afin de défendre dans le monde entier la liberté de religion ou de conviction au nom de l’UE. C’est le slovaque Ján Figeľ, homme politique et ancien commissaire européen, qui a depuis joué ce rôle. Il a mené une action décisive pour aider Asia Bibi à quitter le Pakistan en toute sécurité. La Commission européenne a annoncé qu’elle mettait fin à ce mandat. Dans le même temps, dans une lettre aux experts internationaux sur la liberté de religion, elle convient que «avec d’autres droits fondamentaux, la liberté de religion ou de conviction est contestée dans le monde entier» et déclare avoir «identifié [la liberté de religion ou de conviction] comme une priorité». Elle n’a pas précisé comment elle entend continuer à donner la priorité à la protection de la liberté religieuse ou de conviction en dehors de l’UE.
Source : ADF international

Pologne : le versement de fonds Covid européens conditionné à la promotion LGBT

Dans une lettre datée du 27 mai 2020 adressée aux présidents de cinq régions polonaises, la Commission européenne «assure que sa priorité est de répondre à la menace que fait peser la pandémie de COVID-19 en Europe, mais qu’elle ne compte pas négliger pour autant d’autres questions importantes». Elle vise «la montée de la rhétorique anti-LGBT en Pologne», mettant en cause des autorités locales et régionales ayant adopté des déclarations ou résolutions «discriminatoires» à l’égard des personnes LGBT, alors que ces mêmes autorités ont recours à des fonds européens. En février 2019, le maire de Varsovie avait signé pour sa ville une «Déclaration LGBT+» s’engageant «à ce que la ville de Varsovie ne travaille qu’avec les entreprises qui accepteraient de promouvoir les personnes LGBT», et à «faire entrer des référents LGBT et des organisations LGBT dans toutes les écoles de la capitale polonaise, dès le primaire, et d’y faire enseigner une “éducation anti-discrimination et sexuelle tenant compte de l’identité psychosexuelle et de l’identification sexuelle”».
En réaction à cette déclaration, des collectivités locales ont adopté des résolutions par lesquelles elles s’engagent à ne pas mettre en œuvre «l’idéologie LGBT» dans le cadre de leurs compétences, notamment dans les écoles. Ces collectivités «ne prévoient pas de discriminations en fonction de l’orientation sexuelle des personnes» mais «revendiquent leur volonté de protéger les droits et libertés garantis par la constitution polonaise et par le droit international, en particulier l’autonomie des parents en matière de choix éducatifs pour leurs enfants». Des résolutions qui leur valent ce chantage de la Commission européenne…
Sources: European Center for Law and Justice

France : le projet de loi sur la PMA n’est pas une priorité pour les Français

Femme enceinte

Alors que le Gouvernement a publié le 16 juin un décret pour convoquer le Parlement en session extraordinaire le 1er juillet, afin de continuer l’examen de différents textes législatifs, dont celui relatif à la bioéthique, les Français affirment avoir bien d’autres préoccupations. C’est ce qui ressort d’une enquête Ifop réalisée du 12 au 15 juin. Leurs priorités pour les 12 prochains mois sont claires : la sauvegarde de l’emploi (42 %), le pouvoir d’achat (41 %) et l’efficacité du système de santé (37 %). Viennent ensuite la sécurité (23 %), la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique (23 %), l’éducation (17 %) et l’avenir du système des retraites (16 %), mais aussi l’immigration, la lutte contre le racisme, l’équilibre des comptes publics, les violences conjugales… La procréation médicalement assistée pour les femmes seules et les couples de femmes se classe à la toute dernière place (1 %).
Quand on demande aux Français de se prononcer spécifiquement sur cette question de la PMA pour les femmes seules ou les couples de femmes, ils sont plus de 6 sur 10 (61 %) à estimer que ce n’est pas une priorité (64 % sont des électeurs d’Emmanuel Macron). Moins de 3 Français sur 10 (29 %) veulent la reprise des débats parlementaires sur le projet de loi bioéthique. Plus de 7 Français sur 10 (71 %) estiment que le projet de loi bioéthique doit rester suspendu ou retiré pour donner la priorité à la gestion des conséquences de la crise du Covid-19. La pression exercée par quelques députés pour une reprise des débats parlementaires du projet de loi bioéthique est jugée par près des deux tiers des Français (62 %) comme une manœuvre de diversion ou de tactique électoraliste dans le contexte actuel de crise sanitaire, économique et sociale.
Source : La Manif pour tous

Commission Sauvé : plus de 5 000 appels enregistrés

Le 17 juin, Jean-Marc Sauvé, président de la Commission contre les abus dans l’Église, a fait le point «à mi-parcours» sur les travaux de la Commission indépendante contre les abus sexuels dans l’Église (CIASE) créée le 10 février 2019 par la Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des religieuses et religieux de France (Corref). Lancée le 2 juin 2019, la permanence d’écoute a reçu 5 300 appels. L’épidémie ayant provoqué leur diminution de moitié, la commission a prolongé jusqu’au 31 octobre, cette collecte. La commission procède aussi à la collecte de questionnaires très détaillés (1 500 enregistrés à ce jour) et organise des entretiens avec des victimes et des experts, entretiens qui ont repris le 17 juin. Les rencontres régionales, interrompues par le confinement, sont programmées à la rentrée, à Rouen, Lyon, Dijon, Marseille et en Corse.
Il apparaît déjà que les deux tiers les appels reçus portent sur des faits remontant aux années 1950-1970. Les décennies suivantes correspondent chacune à 5 % des appels. Cette nette décrue depuis 1990 semble liée à plusieurs facteurs : les faits trop récents pour en parler, la diminution sociale de la foi catholique et celle du nombre de prêtres au contact des enfants. Vingt-cinq affaires pouvant faire l’objet de poursuites judiciaires ont donné lieu à un signalement au parquet de la part de la commission. L’exploration des archives des diocèses et des congrégations religieuses, de la justice et de la presse, complétées par des études de terrain ont permis de dénombrer 3 000 cas, sans que ces dossiers se recoupent tout à fait avec les témoignages. En croisant les différentes sources, le nombre de prêtres abuseurs serait d’au moins 1 500, la plupart ayant fait plusieurs victimes. La commission veut maintenant se pencher davantage sur ce qu’a fait ou non l’Église catholique pendant cette période.
Source : La Croix

Affaire Finet : le travail de la commission Gaussen contesté

Plus d’un mois après la publication des conclusions du rapport des Foyers de Charité sur leur cofondateur, le Père Georges Finet, de nombreuses voix s’élèvent contre un procès «à charge», estimant que le travail mené par la commission mandatée par les Foyers est «illicite et non fondé malgré les apparences. Les faits ne sont pas avérés». Pour un collectif d’anciennes élèves de Châteauneuf-de-Galaure, «cette condamnation transgresse les règles fondamentales du droit : elle transforme la présomption d’innocence en présomption de culpabilité et diffame la mémoire d’un mort qui ne peut se défendre». Claire Quétand-Finet (qui n’est pas de la famille du père Finet), avocate spécialisée dans le droit de la famille, met en question les témoignages, qui font état d’un malaise devant les «ambiguïtés ou équivoques du Père Finet», ce «simple sentiment de malaise» ne disant «rien sur la réalité des faits reprochés». «Le Père Finet a-t-il seulement tenu des propos maladroits et inadaptés à l’âge de la pénitente dans le cadre d’une confession ? Un de ses gestes a-t-il été mal interprété ? Ou a-t-il été auteur d’attouchements ? Rien ne permet de le dire à ce stade», explique-t-elle. Elle estime que «les règles procédurales n’ont pas été appliquées».
La contestation concerne la famille de Marthe Robin et celle du père Finet, mais aussi des personnes qui dénoncent plus largement la manière dont l’Église enquête sur son passé à l’aide de commissions indépendantes et non de procédures pénales canoniques. S’y ajoutent des personnes mettant en cause depuis plusieurs années la gouvernance du modérateur général des Foyers, le père Moïse N’Dione : se focaliser sur le passé serait une façon de détourner l’attention des dysfonctionnements et abus de pouvoir actuels. Les Foyers de Charité affirment qu’ils ne «relanceront pas de nouvelles investigations sur les faits déjà dénoncés. […] Nous n’avons pas missionné une enquête en vue d’un procès destiné à juger le Père Finet coupable ou innocent selon des critères pénaux et/ou canoniques, nous avons ouvert, avec cette commission de recherches, un espace d’écoute des victimes pour qu’elles puissent nous indiquer ce qu’elles avaient subi. La mission de la commission n’était pas de se prononcer sur l’auteur des faits, mais de se prononcer sur les actes reprochés au Père Finet, et qui, hélas !, ont été confirmés par de nombreux témoignages concordants».
Selon eux, la commission a travaillé «selon les normes en vigueur» et suivant les recommandations requises par «le dicastère pour les laïcs, la Congrégation pour la doctrine de la foi et la Conférence des évêques de France». L’anonymat de ses huit membres (cinq laïcs et trois prêtres, dont un canoniste) faisait partie des conditions préalables à ce travail pour «ne pas les exposer à la pression du grand public et des médias». Les témoins ont été reçus par «deux à six membres de la commission» et interrogés «par confrontation de l’approche pluridisciplinaire sous les angles psychologique, clinique, historique, pédagogique, juridique, canonique».
Source : La Croix

Photo : Jean-Pierre Dalbéra / Wikimedia Commons

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