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Bouton de la rubrique Focus

Vatican : un séminaire en ligne pour lutter contre les abus

Enfant confiné

Promue par la Commission pontificale pour la protection des mineurs, le premier d’une série de quatre séminaires en ligne sur la protection de l’enfance a eu lundi 8 juin, sous la forme d’un séminaire numérique en quatre langues (italien, français, anglais, espagnol), avec traduction simultanée, consacré à la théologie de l’enfance. Cette initiative vise notamment à protéger les mineurs après la période de tensions, virtuelles et réelles, liées au confinement dans le monde. Près de 800 demandes de participations ont été reçues. Les trois prochains rendez-vous, prévus jusqu’au 6 juillet prochain, exploreront la protection numérique à l’heure du confinement, la modification des relations humaines durant cette pandémie et la victimologie.
Source : Vatican News

Accord Chine-Vatican : vers une reconduction ?

Mgr Claudio Maria Celli, responsable des relations entre la Chine et le Vatican, a laissé entendre le 7 juin, que l’accord de septembre 2018 sur les nominations d’évêques entre les deux États, qui arrive à échéance en septembre prochain, pourrait être reconduit jusqu’à deux ans. «Je pense que nous devrions probablement le reconfirmer pour un ou deux ans encore», a-t-il déclaré lors d’un entretien à une émission sur TGCom24, «Stanze Vaticane». Il a précisé que «le Saint-Siège n’a pas encore pris de décision à ce sujet».
Se félicitant du «climat de respect, de clarté, de coresponsabilité, de clairvoyance» qui a permis l’accord, le diplomate met Pékin devant ses responsabilités face à certains «nœuds» et «situations qui nous laissent plus que pensifs. […] Je dirais même inquiets», faisant allusion à certaines situations locales où les catholiques, sous prétexte de «sinisation» de l’Église, ont reçu des demandes inacceptables de la part de responsables des affaires religieuses ou du Parti communiste. «Il est indéniable qu’il existe des situations et des événements qui nécessitent un cheminement qui ne sera pas facile», déclare-t-il, tout en réaffirmant la volonté vaticane de continuer le dialogue : «Le Saint-Siège veut aller de l’avant et arriver à une normalité à partir de laquelle les catholiques chinois pourront exprimer toute leur fidélité à l’Évangile tout en respectant leur “être chinois”. L’Église catholique en Chine doit être entièrement chinoise, mais entièrement catholique ! Il n’y a pas de compromis à faire là-dessus.»
Source : La Croix

ONU : plus de «mari» ni de «femme»

Les Nations Unies demandent instamment l’élimination des mots mêmes qui décrivent les rôles matrimoniaux sur lesquels la société est fondée : «mari» et «femme». Sous prétexte de «créer un monde plus égalitaire en utilisant un langage non genré», elle a déclaré dans un récent tweet que certains termes traditionnels devraient être remplacés : «nom de jeune fille» par «nom de famille», «petit ami» et «petite amie» par partenaire», et surtout «mari» et «femme» par «conjoint». En clair, supprimer les mots décrivant les rôles clés dans la famille naturelle. La sociologue Gabriele Kuby explique que la visée est la suivante : «Le mariage et la famille seront dissous et remplacés par des relations arbitraires entre deux personnes ou plus». Pour mémoire, le site de Georges Soros, OpenDemocracy, a publié le 24 mars dernier un article intitulé : «The coronavirus crisis shows it’s time to abolish the family» (La crise du Coronavirus est le moment d’abolir la famille).
Source : International Family News

Irlande : avortement vs démocratie

Palais de Wesminster

Profitant de la longue vacance de gouvernement en Irlande du Nord, le Parlement de Westminster avait imposé la légalisation de l’avortement à partir du 31 mars. Le 2 juin, l’Assemblée d’Irlande du Nord a adopté par 46 voix contre 40 une motion contre les règlements imposés par le Parlement britannique concernant l’avortement. Cette motion n’a aucune valeur contraignante, mais elle envoie un message très fort à Westminster : l’Irlande du Nord, par l’intermédiaire de ses représentants élus, rejette les réglementations qui lui sont imposées.
La réaction des mouvements pro-life a aussitôt été très claire. Une porte-parole du mouvement Right to Life UK a souligné que «Le vote de ce soir a montré clairement que le Gouvernement britannique doit de toute urgence remettre cette question aux représentants élus du peuple d’Irlande du Nord à l’Assemblée» car ils n’avaient «absolument aucun mandat pour imposer ces réglementations extrêmes à l’Irlande du Nord». Elle a ajouté que les sondages en Irlande du Nord montrent que la majorité des électeurs du Sinn Féin et du DUP veulent que le nouveau cadre de leur pays en matière d’avortement n’autorise les avortements que lorsque la vie de la mère est en danger, et que «il est vital que les habitants d’Irlande du Nord aient leur mot à dire sur le nouveau cadre de l’avortement dans leur pays par l’intermédiaire de leurs représentants élus à l’Assemblée d’Irlande du Nord. Il est temps de mettre fin à cette atteinte flagrante à la décentralisation et de rendre le contrôle de cette question à l’Irlande du Nord».
Source : The Tablet

Abus aux Foyers de Charité : l’enquête sur le P. Finet critiquée

Nous relayons cette dépêche de l’Agence France Presse Lyon, datée du 10 juin 2020 :

Lyon, France | AFP | mercredi 10/06/2020 – 19:55
Un mois après la mise en cause du père Finet, co-fondateur des Foyers de Charité accusé de comportements abusifs 30 ans après sa mort, des voix dénoncent un procès inéquitable.
«Cette enquête est illicite et non fondée malgré les apparences. Les faits ne sont pas avérés», affirme un collectif d’anciennes élèves dans un communiqué. «Le rapport de la Commission n’est pas recevable du point de vue du droit, tant civil que canonique.»
Le 7 mai, les Foyers de Charité, œuvre catholique qui propose des retraites spirituelles dans le monde entier, ont publié les conclusions d’un rapport interne accusant le père Finet d’agissements «gravement déviants», sur la base de 26 témoignages émanant, pour la plupart, d’anciennes pensionnaires du Foyer de Châteauneuf-de-Galaure (Drôme).
Âgées de 10 à 14 ans au moment des faits, quatorze de ces femmes ont évoqué un «toucher du corps» et vingt ont fait état de «questions intrusives à caractère sexuel» durant des séances de confession, selon la synthèse du rapport.
Au total, 143 témoignages, couvrant une période allant de 1945 à 1983, ont été recueillis par une «commission de recherches pluridisciplinaires» sur l’abbé Georges Finet (1898-1990), mise sur pied après un premier signalement. Celle-ci a retenu les termes de «déni et reconnaissance» pour caractériser «la majorité» de ces témoignages, favorables au religieux.
Nombre d’anciennes élèves – le collectif en revendique une centaine – n’en reviennent toujours pas. Comme Anne, qui a côtoyé le père Finet entre 1962 et 1972 dans la Drôme et a répondu par mail à la commission. «C’était quelqu’un de très familier mais sans équivoque, il n’était pas du tout ambigu, j’ai croisé d’autres prêtres qui l’étaient», a-t-elle dit mercredi à l’AFP. «En confession, il nous interrogeait sur le péché de chair, c’est vrai, mais ça n’avait rien d’intrusif. D’autres que moi ont pu l’interpréter différemment mais il faudrait savoir exactement ce qui s’est dit.» «On est beaucoup à avoir témoigné sans savoir comment cela a été utilisé. Quand j’ai lu le rapport, je me suis dit que malgré moi, je faisais peut-être partie des victimes», complète Marie Laurence, membre du collectif. «On ne remet pas en cause la sincérité des témoignages, on n’est pas là pour innocenter le père Finet mais on voudrait un vrai travail d’enquête, fiable, contradictoire. On ne condamne pas quelqu’un comme ça, même mort.»
L’affaire fait aussi des remous au sein des Foyers de Charité, cofondés en 1936 par le père Finet et la mystique Marthe Robin, dont la mission principale est de contribuer à la «nouvelle évangélisation».
«La méthodologie et les conclusions de la Commission concernant le père Finet sont complètement offensantes pour mon sens moral de la justice», a écrit le père Kilian Byrne, prédicateur des Foyers en Irlande, dans un courrier diffusé en interne qui dénonce «une terrible injustice».
© 1994-2020 Agence France-Presse

Communiqué de la famille Finet

Les nièces et neveux du Père Georges Finet tiennent à remercier et à s’associer aux nombreuses personnes qui ont manifesté leur soutien au Père Finet et ont pris sa défense de manière souvent très argumentée et juste.
Nous tous, parfois anciens pensionnaires des Foyers, qui avons très bien connu «Oncle Georges», sans nier la souffrance exprimée par certaines élèves lors de leur passage à Châteauneuf, confirmons notre intime conviction de l’innocence du Père Georges Finet vis à vis des faits qui lui sont reprochés.
Nous rappelons que les Foyers de Charité sont l’œuvre de Dieu et que Dieu a choisi Marthe Robin et Georges Finet pour fonder cette œuvre magnifique.
L’un et l’autre étaient étroitement liés et rien n’aurait été possible sans cette union si parfaite. Nous citerons cet extrait du texte fondateur des Foyers, datant de 1933, qui précède la rencontre du Père Finet avec Marthe Robin en 1936. Il fut choisi après leur mort comme texte fondateur de l’œuvre des Foyers et rappelle les paroles du Christ à Marthe Robin :

«Le Prêtre que je me prépare pour son établissement et pour son immense développement sera un Apôtre d’une très grande influence. Il y fera du reste de magnifiques conquêtes et des conversions nombreuses et inespérées… Néanmoins, il ne pourra jamais rien faire sans toi, ni loin de toi.
C’est par toi que je veux lui transmettre mes ordres et lui faire connaître ma Volonté. C’est par toi, à ta prière et à ton incessant holocauste, que je veux lui communiquer ma Lumière et ma Grâce. Tu lui diras tout, au fur et à mesure, ce que je demande. Tu ne pourras de même jamais rien faire sans lui.
Je veux établir entre lui et toi, entre son âme et la tienne, l’union la plus parfaite et la plus intime que je n’aie jamais conçue dans mon Cœur… Une union semblable à la mienne avec ma très Sainte Mère… Une union semblable à la mienne avec toi. Je la veux si belle et si pure que les Anges eux-mêmes en seront émus. Je veux qu’il y ait entre vous une très grande intimité de vie. Je veux vous confondre en Moi pour la Mission que je veux vous confier, pour toutes les âmes que je veux vous donner, et pour la Gloire de mon Nom.»

Marthe, qui lisait dans les âmes, a conservé toute sa vie une pleine et entière confiance dans son père spirituel. À sa suite, nous, nièces et neveux du Père Finet, lui renouvelons la nôtre.
Pour le bien et l’avenir de l’œuvre des Foyers à laquelle il avait consacré sa vie, nous souhaitons agir pour que la lumière soit faite sur toute cette douloureuse affaire afin de redonner confiance et espérance aux si nombreuses personnes qui ont tant reçu des Foyers et à toutes celles qui aujourd’hui encore en ont tant besoin.
Les nièces et neveux du Père Georges Finet. Contact : familleperefinet@gmail.com

France : une proposition de loi pour interdire les «thérapies de conversion»

Le 3 juin, la députée LREM Laurence Vanceunebrock a annoncé le dépôt d’une proposition de loi pour interdire les «thérapies de conversion», souvent adossées à des organisations religieuses. Elle espère un examen du texte « au début de l’année 2021 ». Les parlementaires ont pris en mains le dossier depuis l’automne dernier : entre octobre et fin novembre 2019, des dizaines d’anciennes «victimes», d’acteurs mobilisés dans l’accompagnement des personnes homosexuelles ou de représentants d’associations chrétiennes ont été auditionnés dans le cadre de la mission d’information sur «les pratiques prétendant modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne». La loi créerait une «infraction spécifique pour prohiber ces pratiques et prévoit des facteurs aggravants pour prendre en compte la situation des mineurs, public particulièrement victime de ces “thérapies”».
Cela permettra des plaintes et des poursuites sur ce thème bien spécifique, et d’établir des statistiques qui n’existent pas aujourd’hui en France. Les peines prévues sont de deux à trois ans de prison et de 30 000 à 45 000 euros d’amende. Les autres articles du document proposent d’introduire une circonstance aggravante pour des infractions déjà existantes dans la législation française (violences, harcèlement moral, abus de faiblesse, exercice illégal de la médecine…), mais aussi de renforcer l’enseignement du respect des orientations sexuelles et des identités de genre dans les établissements scolaires. Le texte pourrait être examiné au début de l’année 2021.
Source : L’Express

Un nouveau livre de Philippe de Villiers

Livre de Philippe de Villiers

«Quand toutes les barrières sanitaires seront tombées et qu’il y aura une grippe à New Delhi, elle arrivera dans le Berry», aimait répéter Philippe de Villiers devant un public incrédule lors de la campagne des élections européennes de 1994. Dans son nouveau livre, intitulé Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, il examine les causes profondes de la crise du Covid-19 et se fait le porte-parole d’une France oubliée en colère. Cette crise est pour lui l’occasion de rappeler ses «vérités prémonitoires».
Le livre débute ainsi : lors d’un dîner au Puy du Fou entre un vicomte et un personnage sur le point de devenir président. «Selon vous, quelle est la première urgence pour le futur chef de l’État ?» demande le jeune homme. «Réaffirmer le primat du politique sur l’économique. Depuis 1983, tous les présidents n’ont eu qu’une obsession, dont l’Europe a été le cheval de Troie : adapter la France à la mondialisation. Il faut faire le contraire: adapter la mondialisation à la France», répond de Villiers. Celui-ci critique sévèrement la gestion de la crise : selon lui, le Gouvernement a péché par aveuglement idéologique. Mais il ne tient pas Emmanuel Macron pour seul responsable de la déroute : plusieurs générations d’hommes politiques ont cru à la fin de l’histoire et à la mondialisation heureuse. Pour de Villiers, la crise économique et sociale ne fera qu’accroître les fractures culturelles et précipiter l’«archipellisation» de la France. Il espère qu’après le chaos viendra le temps du sursaut. Nous reviendrons au «carré magique de la survie», prédit-il : la frontière, la souveraineté, le local, l’enracinement.
Philippe de Villiers, Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, Fayard, 2020, 162 p.

 

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