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Bouton de la rubrique Focus

Pape François : retrouver le père

Dans son homélie du 15 mai dernier, le pape a développé l’importance pour tout homme d’avoir un père. La source de la «douceur», de «l’humilité», du «respect», de la «fraternité», expliqua-t-il, c’est la certitude d’avoir un père. «C’est ce qui fait que les hommes sont une famille», et pas des «orphelins». «Aujourd’hui il y a dans le monde un grand sentiment d’être orphelin. Beaucoup ont tellement de choses, mais il leur manque le père. Et cela se répète dans l’histoire de l’humanité. Quand il manque le père il manque quelque chose.»
C’est une aspiration profonde présente dans les civilisations les plus anciennes : «Il y a l’envie de rencontrer, de retrouver le père. Pensons aux mythes antiques… Toujours chercher le père qui manque. Et aujourd’hui nous vivons dans une société où manque le père. Ce sens d’être orphelin qui touche l’appartenance et la fraternité.»
La présence du père est la source de la paix : «Ce n’est qu’avec cette conscience d’enfants qui ne sont pas orphelins que l’on peut vivre en paix entre nous. Toujours, les petites ou les grandes guerres ont une dimension du sens d’être orphelin : il manque le père qui fasse la paix.» La conscience d’être fils d’un même père est la source de la fraternité humaine : «S’il n’y a pas de père il n’y a pas de frères. On perd la fraternité.»
Source : Zenit

Cardinal George Pell : procès canonique en vue

Le Vatican a annoncé qu’un procès canonique contre le cardinal George Pell aura bientôt lieu devant la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF). Son verdict pourrait avoir de graves répercussions pour l’Église. Les procès canoniques ont souvent lieu après qu’un Gouvernement civil a mis fin à son procès contre un agresseur présumé. Et les transcriptions des procès pénaux dans les affaires d’abus sexuels sont couramment admises comme preuves canoniques. Souvent, les conclusions civiles sont traitées comme des preuves pratiquement concluantes, ce qui conduit à une procédure administrative abrégée.
Dans le cas de Mgr Pell, ses défenseurs sont susceptibles d’insister pour un procès complet à la CDF, et non pour un processus abrégé (comme pour Theodore McCarrick). Mais Mgr Pell a été accusé d’autres cas de maltraitance (sur quatre garçons dans une piscine, dans les années 1970). Si la CDF utilise comme preuve sa condamnation pénale, certains canonistes et théologiens soutiendront que l’Église cède le rôle du Droit canonique aux autorités civiles. Les clercs, en particulier ceux qui viennent de pays dont le système judiciaire est peu recommandable ou l’anticatholicisme bien connu, pourraient se demander quelle justice ils pourraient attendre du Vatican s’ils devaient un jour être accusés d’abus sexuels. S’il apparaît que Mgr Pell a été privé d’un procès canonique équitable à la CDF, une crise de confiance pourrait émerger chez eux.
Par ailleurs, Si le Gouvernement australien est confronté à une contestation interne ou s’il considère une décision de non-culpabilité comme une condamnation implicite de son système judiciaire, il pourrait se joindre à d’autres pays qui se demandent si le Saint-Siège doit avoir un statut souverain en Droit international, voire menacer de rompre ses liens diplomatiques.
Source : Catholic News Agency

Australie : pressions sur l’Église pour qu’elle brise le sceau de la confession

Sacrement de réconciliation

Le conseil de la ville de Melbourne cherche à faire pression sur l’Église catholique pour qu’elle se conforme aux lois des États l’obligeant à briser le sceau de la confession dans les cas d’abus sexuels sur des enfants. L’archevêque de Perth, Mgr Costelloe, a envoyé une lettre au ministre de la Protection des enfants et des femmes qui l’a appelé à soutenir cette nouvelle législation qui obligerait les prêtres à briser le secret de la confession pour dénoncer les abus sexuels sur les enfants. Il a déclaré que s’il soutenait publiquement la législation du gouvernement McGowan, présentée au Parlement la semaine dernière, cela «entraînerait immédiatement ma suspension du poste d’archevêque de Perth et le retrait de mes facultés de prêtre».
Mgr Costelloe a déclaré que la ministre l’appelait en fait «à confronter le pape François à une situation qui l’obligerait à me démettre de ses fonctions», car seul le pape a le pouvoir de modifier la loi universelle de l’Église. «Si tel est le cas, vous utilisez votre position à des fins politiques aux dépens de l’Église et à mes dépens. Si cela est vrai, et j’espère que ce n’est pas le cas, alors c’est un comportement indigne d’un élu, d’autant plus que cela utilise l’horreur des abus sexuels sur les enfants», a-t-il ajouté.
Source : Catholic Weekly

Loi Avia : la haine de la liberté ?

Le vote de la loi Avia a suscité la réaction de Mathieu Bock-Côté dans Le Figaro du 16 mai, où il qualifie cette loi de «néosoviétique» : «Ainsi, la loi Avia a bien été votée. Officiellement, elle prétend civiliser les réseaux sociaux en luttant contre la “haine” qui s’y déverse. Elle favorisera, plusieurs l’ont noté, une culture de la délation, chacun surveillant son prochain et étant invité à le dénoncer grâce à un bouton dédié, le citoyen éclairé prenant désormais les traits du délateur zélé. Les bandes militantes feront la loi à coups de signalements pour transformer leurs aversions idéologiques en interdictions. Les réseaux sociaux devront pratiquer la censure préventive des contenus potentiellement problématiques, sans quoi ils seront condamnés à des amendes très lourdes.
[…] Mais la critique de la loi Avia sera bien incomplète si elle ne vise pas son noyau idéologique, soit sa prétention à lutter contre la “haine”. En son nom, c’est le désaccord politique qu’on cherche de plus en plus ouvertement à proscrire. Une bonne partie du travail de la gauche idéologique, à travers sa mainmise sur les sciences sociales universitaires, consiste à reconsidérer en propos haineux toute critique appuyée du régime diversitaire. […] Faut-il ajouter que la lutte contre la haine est à sens unique ? Car pour le régime diversitaire, la haine du réactionnaire, incarné dans la figure maléfique de l’homme blanc hétérosexuel, passe pour la forme achevée de l’amour de l’humanité. Les séances rituelles de défoulement médiatique où certains intellectuels sont dénoncés à coups de pétitions et de poursuites devant les tribunaux relèvent d’un dispositif persécutoire rappelant les deux minutes de la haine imaginées par Orwell dans 1984. Lorsque la presse “recommandable” s’acharne contre un philosophe ou un essayiste en cherchant à tout prix à le marquer à “l’extrême droite” pour l’ “infréquentabiliser”, ne verse-t-elle pas dans la haine idéologique ?»
Source : Le Figaro

Chine : les chrétiens forcés de subir l’endoctrinement communiste

Le régime chinois a adopté de nouvelles mesures pour l’encadrement idéologique des chrétiens. En plus d’interdire toutes les manifestations religieuses pour arrêter la propagation du COVID-19, il a renforcé la censure des informations religieuses sur Internet en interdisant la prédication et d’autres services en ligne. Il exige que le clergé des églises d’État étudie la politique de sinisation de la religion du président Xi Jinping, qu’il l’intègre dans les sermons et qu’il démontre sa loyauté envers le Gouvernement. Dans certaines régions, les groupes religieux et le clergé doivent rédiger des essais exprimant leur «amour du pays et du Parti communiste». La campagne, intitulée «Rêver de la nouvelle ère et rejoindre la lutte pour une société prospère», encourage les fidèles à exprimer leur soutien au régime en écrivant des textes d’au moins 2 000 caractères chinois «en utilisant les valeurs centrales du socialisme et la politique de sinisation comme guide».
Dans la province du Liaoning le gouvernement a publié un avis exhortant les groupes religieux à organiser des événements pour promouvoir la pensée de Xi Jinping. Le document indique que les «quatre exigences» – le nom d’une campagne nationale lancée en 2018 pour promouvoir la sinisation de la religion – sont mises en œuvre dans les lieux de culte en lisant des textes sur la politique du Président et en rédigeant des essais à son sujet. Les connaissances acquises doivent ensuite être intégrées dans les sermons afin que les fidèles comprennent mieux la politique de sinisation.
Source : Bitter Winter

Pandémie en France : une hécatombe dans les EHPAD

À l’heure du déconfinement, les Français découvrent l’ampleur du drame qui s’est déroulé dans les EHPAD. La moitié des 27 530 décès causés par le virus Covid-19 en France (à la date du 16 mai) ont touché des personnes âgées résidant dans des EHPAD, dont plus des deux tiers y sont décédées. Or, selon l’enquête publiée le 15 mai par Marianne sous le titre «Comment on a sacrifié nos vieux : enquête sur les morts des Ehpad», nombre d’entre elles auraient probablement pu être sauvées si elles avaient été hospitalisées pour recevoir des soins appropriés. Depuis le début de l’épidémie en France jusqu’à la dernière semaine de mars, soit pendant près d’un mois, certains services d’urgence ont refusé d’hospitaliser des résidents d’EHPAD, suivant les consignes des Agences régionales de santé, notamment dans le Grand Est, en Bourgogne-Franche-Comté, puis en Ile-de-France. Nombre de résidents ont ainsi été condamnés à mourir d’asphyxie. Il a fallu attendre le 16 mars pour que le Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, évoque sur France Inter (au conditionnel) l’hypothèse de tris de patients en service de réanimation. C’est pourtant un tel tri qui s’est exercé en amont, par le refus d’hospitaliser les personnes âgées de plus de soixante-dix ans. De nombreuses plaintes ont été déposées par les familles de victimes.
Source : Philippe Oswald, La sélection du jour, 16 mai 2020, n° 964.

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