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Plus grave que le coronavirus, le Parti communiste chinois ?

Drapeau chinois

«Il est temps de reconnaître la menace que le Parti communiste chinois représente pour l’humanité tout entière. Le PCC réprime et manipule l’information pour renforcer sa mainmise sur le pouvoir, quel que soit le bilan en vies humaines», a déclaré le 24 avril Me Chen Guangcheng lors d’un forum en ligne sur le PCC et le coronavirus. Chen Guangcheng est un avocat chinois aveugle, spécialisé dans les droits de l’homme, qui a trouvé refuge aux États-Unis en 2012 après avoir été pris pour cible par le PCC pour son travail en ce domaine. Il est membre de l’Institut pour la recherche politique et les études catholiques de l’Université catholique d’Amérique.

Pour illustrer sa thèse, Guangcheng a cité des rapports de familles chinoises barricadées dans leurs maisons à Wuhan, ville de 11 millions d’habitants reconnue comme l’épicentre de la pandémie mondiale, et où le Gouvernement chinois a instauré le 23 janvier dernier un confinement strict. Le groupe Human Rights Watch a recueilli des histoires de résidents qui seraient morts par manque d’accès aux soins pendant ce confinement : «Des familles entières ont été retrouvées mortes dans leurs appartements parce qu’elles ne pouvaient pas sortir».

Autre fait mis en avant par Guangcheng : malgré l’affirmation du PCC selon laquelle le virus est sous contrôle, des mesures de confinement sont actuellement en vigueur dans la ville de Harbin, «ceci malgré le fait que les autorités ordonnent à tout le monde de retourner au travail et disent au monde extérieur qu’ils ont le virus sous contrôle», explique l’avocat. «Cette résurgence est directement liée au fait que le PCC cache la vérité et sévit contre les personnes qui ont tenté de partager des informations sur le virus».

Me Guangcheng affirme également que le PCC a utilisé la crise causée par la pandémie pour réprimer la dissidence, en détenant les militants des droits de l’homme dans des «sites de quarantaine» séparés.

Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de COVID-19 en Chine a considérablement augmenté en janvier et février pour atteindre 79 389 le 29 février, avec 2 838 décès, avant que l’augmentation quotidienne du nombre de cas ne ralentisse pour atteindre un faible niveau en mars, dont un seul nouveau cas signalé le 22 mars dans ce pays de plus de 1,4 milliard d’habitants. 3 352 décès ont été signalés le 16 avril, et le nombre de cas signalés est passé à 4 642 le lendemain.

Mais «il n’y a rien dans les chiffres du PCC qui soit crédible», dénonce M. Guangcheng. «Ce que les gens calculent, c’est qu’environ 700 000 personnes sont peut-être mortes en Chine, et en termes de personnes infectées, personne ne connaît les chiffres. Par exemple, explique-t-il, pendant la fermeture de Wuhan, des journalistes locaux ont affirmé que la situation était bien pire que ce que le PCC rapportait ; ils ont enregistré des personnes s’effondrant dans les rues et des corbillards et des fourgons transportant des sacs mortuaires à toute heure du jour.

Conclusion de Me Guangcheng : «En résumé, le PCC est le virus le plus important et le plus grave de tous, avec plus de 193 000 personnes mortes dans le monde entier à cause du coronavirus.»

Rédaction SRP

Source : Catholic News Agency

 

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