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USA : les leaders pro-vie demandent un vaccin contre le coronavirus sans lien avec l’avortement

«Il est d’une importance capitale que les Américains aient accès à un vaccin produit de manière éthique : aucun Américain ne devrait être forcé de choisir entre être vacciné contre ce virus potentiellement mortel et violer sa conscience», ont déclaré le 17 avril les responsables des mouvements pro-vie américains dans une lettre1 adressée au Dr Stephen M. Hahn, commissaire de l’Administration américaine des aliments et des médicaments. «Heureusement, il n’est pas nécessaire d’utiliser des lignées cellulaires éthiquement problématiques pour produire un vaccin COVID, ou tout autre vaccin, car d’autres lignées cellulaires ou procédés qui n’impliquent pas de cellules issues d’avortements sont disponibles et sont régulièrement utilisés pour produire d’autres vaccins», poursuivent-ils.

Vaccin contre le coronavirus

Cette lettre intervient après la publication du plan graduel en trois phases de l’Administration fédérale américaine visant à supprimer les restrictions à la vie économique et sociale tout en cherchant à contenir la propagation du coronavirus, en particulier auprès des populations vulnérables. Un vaccin efficace pourrait ainsi contribuer, en prévenant l’infection, accélérer la reprise économique. Les signataires de la lettre «soutiennent fermement» le développement d’un vaccin «aussi rapidement que possible», mais demandent au Gouvernement fédéral de «veiller à ce que les principes moraux fondamentaux soient respectés dans le développement de ces vaccins, et surtout le principe selon lequel la vie humaine est sacrée et ne doit jamais être exploitée».

«Nous sommes conscients que, parmi les dizaines de vaccins actuellement en cours de développement, certains sont produits en utilisant de vieilles lignées cellulaires créées à partir de cellules de bébés avortés», précisent les signataires. Ils citent le cas de la firme Janssen Pharmaceuticals, Inc, qui a un «contrat important» du ministère américain de la Santé et des services sociaux, et qui travaille sur un vaccin produit à l’aide de «lignées cellulaires éthiquement problématiques». Elle souligne l’existence des travaux réalisés par l’Institut de recherche médicale Jean-Paul II, basé dans l’Iowa, à partir de cellules éthiques.

L’instruction Dignitatis personæ sur certaines questions de bioéthique de la Congrégation pour le doctrine de la foi, publié le 8 septembre 2008, a fortement critiqué la recherche sur les tissus de fœtus avortés. Toutefois, en ce qui concerne les vaccins courants, tels que ceux contre la varicelle et la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR), qui peuvent être dérivés de lignées cellulaires de bébés avortés, le Vatican a déclaré qu’ils pouvaient être utilisés par les parents pour des «raisons graves», telles que le danger pour la santé de leurs enfants.

Rédaction SRP

Source : CNA


1 – Parmi les signataires de la lettre figurent l’archevêque Joseph Naumann de Kansas City, président du comité des activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, les responsables de trois autres comités de la Conférence des évêques et les dirigeants de nombreux autres groupes catholiques et non catholiques. Une copie de la lettre a été envoyée au président Donald Trump et au vice-président Mike Pence.

 

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