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Des avancées dans la recherche sur les cellules souches éthiques

«Il n’y a pas beaucoup d’organismes de recherche qui ont pris la position pro-vie qui est la nôtre, à savoir que nous ne soutiendrons pas la recherche sur les cellules souches embryonnaires ou n’y participerons pas», a déclaré le président de l’Institut de recherche médicale Jean-Paul II1, situé dans l’Iowa. Cet organisme, fondé en 2016, est désormais basé à Coralville, dans la banlieue de l’Iowa et dispose d’un personnel de recherche d’environ 12 personnes

Cellules souches

Depuis sa fondation en 2016, l’institut a connu un certain nombre de réalisations importantes. «Nous avons été capables de différencier ces cellules souches en tous les types de tissus disponibles dans le corps humain. Nous avons un énorme dépôt de cellules souches», a déclaré un responsable. Alors que les cellules souches pluripotentes induites sont souvent créées par l’utilisation de virus ou d’un type de gène créateur de tumeur appelé oncogène, il a développé de nouvelles méthodes qui ont fait de lui un pionnier dans le domaine. Ses produits ont permis d’explorer des traitements pour au moins une maladie rare : ils aidé deux sœurs qui souffraient de la maladie de Niemann-Pick de type C, qui affecte la capacité de l’organisme à transporter le cholestérol et d’autres substances grasses dans les cellules. Elle peut provoquer des problèmes semblables à ceux de la démence à un âge précoce, et peut tuer si elle n’est pas traitée.

Les chercheurs de l’institut Jean-Paul II développent actuellement deux lignées de cellules souches adultes distinctes, à partir du placenta et du sang de cordon. Les lignées cellulaires sont soumises à un processus appelé «immortalisation», un terme technique désignant l’état dans lequel les cellules se développent indéfiniment dans des conditions de culture cellulaire artificielle.

Aujourd’hui, la recherche sur les cellules souches repose sur des cellules prélevées sur des embryons humains ou des tissus matures. Les cellules souches prélevées sur des embryons ont un haut degré de potentiel, car elles sont capables de se développer en tout autre type de tissu dans le corps. Cependant, elles nécessitent la destruction d’une vie humaine à un stade embryonnaire précoce, ce qui les rend éthiquement controversées. En outre, ces cellules peuvent être instables et avoir une propension à développer des tumeurs. Les critiques notent que malgré un financement fédéral important, les cellules souches embryonnaires n’ont pas permis jusqu’à présent de guérir une quelconque maladie.

La recherche sur les cellules souches adultes est plus limitée, car ces cellules ont une capacité moindre à se développer en divers types de tissus. Cependant, cette recherche ne détruit pas une vie humaine, car elle est menée à partir de tissus développés plutôt que d’un embryon humain.

Ces dernières années, la création de cellules souches pluripotentes induites a donné de l’espoir aux chercheurs à la recherche de nouvelles options. Ces cellules ont la capacité de devenir n’importe quel type de cellule, mais sont créées à partir de cellules souches adultes, ce qui permet d’éviter les problèmes éthiques posés par l’utilisation de cellules souches embryonnaires.

Actuellement, la lignée de cellules rénales embryonnaires humaines, numérotée HEK-293, est largement utilisée dans la recherche médicale pour la thérapie génique, la production de vaccins, les applications pharmaceutiques pour la découverte de médicaments, le développement de protéines et la fabrication médicale. L’Institut Jean-Paul II espère que les deux lignées cellulaires de l’institut pourront faire avancer la recherche «pour déplacer ou remplacer la lignée cellulaire rénale embryonnaire humaine dans le développement de médicaments ou de vaccins». L’institut cherche à utiliser des cellules souches adultes pour construire une «plateforme» de recherche sur différents types de maladies : le cancer, les maladies neurologiques, comme la maladie de Lou Gehrig (sclérose latérale amyotrophique), d’Alzheimer, de Parkinson et la sclérose en plaques, les maladies chroniques telles que les maladies pulmonaires, les maladies cardiaques et le diabète, et les maladies rares qui se comptent par milliers mais qui ne touchent que peu de gens. Il encourage les personnes atteintes de maladies rares à s’inscrire à son registre de patients, afin qu’il puisse éventuellement aider ces derniers si une recherche pertinente évolue vers une utilisation clinique.

Reste le problème du financement de ces recherches. Si la recherche sur les cellules souches embryonnaires est bien financée, il n’en va pas de même pour l’Institut de recherche médicale Jean-Paul II, qui espère qu’une sensibilisation des acteurs de ce secteur à la production de cellules éthiques lui permettront d’être une figure de proue dans la recherche et la création de médicaments. «Notre objectif est de valider un jour que ces lignées cellulaires peuvent atteindre et dépasser les performances des cellules fœtales avortées actuellement utilisées dans la bio-fabrication», a déclaré son fondateur.

Rédaction SRP

Sources : CNA, JPII MRI


1 – 1. Sur son site, il se présente ainsi : «L’Institut de recherche médicale Jean-Paul II (JP2MRI) se concentre sur la manière la plus éthique et la plus rentable de mener des recherches médicales pour aider à développer des thérapies et des remèdes pour diverses maladies. La plupart des maladies partagent une exigence technique commune pour la création de thérapies. Les recherches de l’Institut se concentrent sur ces exigences techniques communes en faisant appel à des patients pour obtenir des tissus afin de développer des cellules souches et des cellules cancéreuses pour la recherche médicale. L’Institut se distingue des autres organismes de recherche de la manière suivante : 1. Nous ne soutenons PAS la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Nous soutenons la recherche axée sur la vie ; 2. Nous consacrons plus de la moitié de notre budget à la recherche médicale, ce qui est bien plus important que la plupart des fondations établies.»

 

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