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Covid-19 : des choix éthiques cornéliens

Coronavirus

Alors que la pandémie Covid-19 s’installe, Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale, attire l’attention sur les choix médicaux qui vont se présenter. Dans un contexte de pratiques dégradées pour un temps indéterminé, la pertinence de «critères de décision» doit être «assurée», dit-il. En effet, «on renoncera à réanimer des personnes qui en pratiques courantes, auraient pu bénéficier de traitements et survivre». C’est la situation de carence en ressources disponibles qui va déterminer les choix, et non pas les critères médicaux habituellement en vigueur.
Un document a été remis à la Direction Générale de la Santé pour accompagner les décisions des médecins dans l’éventualité d’une saturation des lits de réanimation. Ils devront respecter un «principe de réalité» en se basant sur un indicateur appelé «score de fragilité», adapté aux spécificités du virus, classant les patients «selon leur état de santé préalable à la maladie». La capacité de récupération sera un critère clé : «C’est de la médecine de catastrophe : on prend les patients qui ont le plus de chance de s’en sortir», explique un réanimateur.
Source : Gènéthique

La CEDH prive les membres de la profession médicale du droit à l’objection de conscience

Par une décision rendue publique le 12 mars, trois juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ont privé les sages-femmes européennes de la garantie de leur droit à l’objection de conscience face à l’avortement. Cette décision peut s’appliquer par extension à toute la profession médicale. Les juges ont déclaré que l’avortement est un acte médical ordinaire et que l’accès général à l’avortement prime le respect de la liberté de conscience personnelle. Ils estiment que les sages-femmes ont choisi volontairement ce métier, «sachant que cela impliquerait de participer à des avortements».
Cette décision se démarque complètement des jugements antérieurs de la Cour qui, jusqu’alors, s’était refusée à mettre en cause le droit à l’objection de conscience face à l’avortement médical ou chirurgical. Par cette décision, elle indique aux gouvernements qu’ils peuvent à présent abolir les clauses de conscience sans s’exposer à sa condamnation. Cela s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale menée depuis une quinzaine d’années par certaines ONG pro-avortement pour supprimer la clause de conscience face à l’avortement au motif que cette clause «stigmatiserait l’avortement» et entraverait sa pratique.
Sources : Valeurs actuelles

La cause de béatification des parents de Jean-Paul II est ouverte

Après un avis positif émis par l’épiscopat polonais en octobre dernier, et après l’approbation de la Congrégation pour les causes des saints, le diocèse de Cracovie en Pologne a entamé les procédures de béatification d’Emilia et Karol Wojtyla, les parents de saint Jean-Paul II. À Wadowice et à Cracovie, la mémoire des parents du saint pape polonais est toujours vivante et, malgré le temps écoulé depuis leur mort, des personnes encore en vie les ont connus personnellement.
Emilia et Karol se sont mariés le 10 février 1906 à Cracovie. Le couple a donné naissance à Edmund (1906) et à Karol (1920), ainsi qu’à Olga, morte peu après sa naissance. Après la mort de sa femme en 1929, Karol Wojtyła éleva seul ses enfants. Il est mort en 1941 à Cracovie. Les époux Wojtyla sont «des saints du quartier, des saints normaux, ordinaires, qui montre que dans une situation très difficile, marquée par la maladie et la mort de deux enfants, on peut rester dans la confiance et être proche de Dieu», a déclaré le secrétaire du service diocésain des canonisations à Cracovie
Source : Vatican News

 

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