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Vatican-Chine : une rencontre historique dans un contexte préoccupant

Le 14 février, Wang Yi, le ministre chinois des affaires étrangères de la Chine, et Mgr Paul R. Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, se sont rencontrés à Munich (Allemagne), en marge de la Conférence sur la sécurité. Une rencontre inédite à ce niveau entre Pékin et le Vatican, alors que le Saint-Siège et la République populaire de Chine n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1951. Mgr Gallagher et Wang Yi ont exprimé leur volonté «de poursuivre le dialogue institutionnel au niveau bilatéral pour promouvoir la vie de l’Église catholique et le bien du peuple chinois». Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les chrétiens chinois, qui suscite des critiques à l’égard de la politique vaticane. Depuis plusieurs semaines, plusieurs groupes de défense de la liberté religieuse dénoncent un durcissement de la législation religieuse en Chine, sur la base notamment d’un nouveau règlement entré en vigueur le 1er février dernier.
Source : Infocatho

Denier de Saint-Pierre : l’argent des pauvres a-t-il servi à la spéculation ?

Denier de Saint-Pierre

Le 17 février, le cardinal Angelo Becciu, ancien substitut de la Secrétairerie d’État et aujourd’hui préfet de la Congrégation des causes des saints, s’est défendu de toute malversation dans la gestion des fonds du Denier de Saint-Pierre, gestion qui fait actuellement l’objet d’une enquête de la justice vaticane. Interrogé sur l’immeuble londonien qui a été acheté par la Secrétairerie d’État en 2014, il a affirmé que les fonds du Denier du Saint-Pierre n’ont pas été directement utilisés dans cette opération. Cinq personnes sont actuellement sous le coup de cette enquête, dont plusieurs anciens proches collaborateurs du cardinal Becciu à la Secrétairerie d’État. Par ailleurs, le Vatican a annoncé le 18 février que, dans le cadre de cette affaire, une perquisition avait été opérée dans la matinée par le ministère public de l’État de la Cité du Vatican au domicile de Mgr Alberto Perlasca, ancien chef du service administratif de la Secrétairerie d’État.
NB : La collecte du Denier de Saint-pierre, créée à la fin du XIXe siècle par les catholiques européens pour aider financièrement le pape après la disparition des États pontificaux, a lieu chaque 29 juin auprès des fidèles du monde entier. Elle sert à aider le pape dans la gestion de la structure centrale de l’Église et dans son activité caritative.
Source : La Croix

Cardinal Pell : la date de l’audience de dernière chance est fixée

Selon les médias australiens, le dernier appel du cardinal devant la justice australienne sera entendu les 11 et 12 mars prochains par la Haute Cour. Pell a perdu un premier appel devant les tribunaux de l’État de Victoria en août 2019. Ses avocats devraient faire valoir devant la Haute Cour que sa condamnation aurait dû être annulée parce qu’elle était fondée sur le témoignage non corroboré d’un seul plaignant. Cette condamnation a divisé l’opinion en Australie et au niveau international. Mgr Pell devrait faire l’objet d’une procédure canonique une fois qu’une décision finale aura été prise en Australie. Il s’agit de l’ultime recours possible pour le cardinal, condamné à six années de réclusion, et qui rejette les accusations portées à son encontre, se déclarant innocent. Les sept juges de la Haute Cour pourront statuer sur la recevabilité de sa requête. Mais un éventuel examen du fond de l’affaire n’interviendrait que dans un second temps.
Source : Catholic News Agency

Un destructeur d’églises pour gérer Hong Kong

Une vaste campagne de purge vient d’être lancée en Chine, confronté à la meurtrière épidémie de coronavirus. Xi Jinping s’est débarrassé en début de semaine du secrétaire général du parti communiste de la province du Hubei et de celui de la capitale, Wuhan, pour les remplacer par des proches. Face à la crise politique qui secoue Hong Kong depuis juin dernier, il a nommé le 12 février Xia Baolong, un communiste pur et dur. Ce poste est capital, car c’est l’équivalent d’un ministère, chargé de toutes les questions relatives à ces deux territoires revenus à la Chine (Hong Kong en 1997, Macao en 1999). En clair, il s’agit d’une reprise en main de la gestion politique de Hong Kong en proie à sa plus grave crise politique depuis la rétrocession. Xia Baolong a été responsable il y a cinq ans de la destruction de centaines d’églises dans la province du Zhejiang, quand il était à la tête du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao. Les catholiques et les protestants de Hong Kong considèrent son arrivée comme un signal de très mauvais augure.
Source : La Croix

Au Portugal, les religions s’unissent pour faire barrage à l’euthanasie

Soins palliatifs

Un projet de loi dépénalisant l’euthanasie et le suicide assisté au Portugal, rejeté par une courte majorité en mai 2018, doit être réexaminé par le Parlement de Lisbonne le 20 février. Un groupe interreligieux baptisé «Religion-Santé», composé de catholiques, d’orthodoxes, de juifs, de bouddhistes, d’évangéliques, d’hindous, de musulmans, d’adventistes et de mormons s’oppose à cet «acte de démission collective énorme et grave». Il affirme que «la possibilité légale de mort assistée par euthanasie ou suicide assisté, revient à encourager l’option de la mort, en particulier vis-à-vis de ceux qui vivent dans des conditions de solitude ou de fragilité et voient la mort comme une solution. […] L’inviolabilité de la vie humaine, don de Dieu, ainsi que la compassion comme fondement et norme de l’organisation et du fonctionnement social des communautés humaines, sont deux des plus importantes valeurs éthiques et spirituelles que les religions ont offertes au cours des siècles ». Il explique que les soins palliatifs «combinent judicieusement le respect de l’inviolabilité de la vie humaine, la compétence clinique et le souci des plus vulnérables».
Source : Gènéthique

Suède : augmentation de la dysphorie de genre chez les adolescentes

Selon un rapport du Conseil suédois de la santé et de la protection sociale, le nombre d’adolescentes diagnostiquées avec une dysphorie de genre – un état dans lequel une personne éprouve un malaise ou une détresse parce qu’elle a l’impression que son identité de genre et son sexe biologique attribué à la naissance ne correspondent pas – a augmenté de près de 1 500 % en dix ans en Suède. En 2018, près de 6 000 personnes y ont été diagnostiquées comme souffrant de cette pathologie. Entre 2008 et 2018, le nombre de filles atteintes âgées de 13 à 17 ans a augmenté de 1 500 %, tandis que, sur la même période, le nombre de garçons âgés de 18 à 24 ans a augmenté de 400 %. Le rapport montre également que les maladies mentales (dépression, anxiété, autisme, automutilation, tentatives de suicide) sont très répandues au sein de ces groupes.
Source : Gènéthique

PMA : + 45 % de risque de mourir avant la première année

Une étude menée en Suède sur près de 3 millions d’enfants révèle que, par rapport à une conception naturelle, le risque pour un bébé de mourir avant l’âge d’un an augmente lorsqu’il est conçu par FIV. Les chercheurs ont analysé des données sur 2,8 millions d’enfants nés en Suède sur une période de 30 ans. 43 500 étaient issus de PMA. 7 236 enfants sont morts avant l’âge d’un an, dont 114 bébés conçus grâce à des techniques de PMA.
Prenant en compte différents facteurs ( l’âge de la mère et la précocité de l’infertilité), ils ont montré que les enfants conçus par FIV avaient un risque de décès avant leur premier anniversaire 45 % plus élevé que les enfants conçus naturellement. Le niveau de risque varie en fonction du type de technique de procréation assistée utilisé et du nombre de jours écoulés depuis la naissance. Au cours de la première semaine de vie, les enfants conçus après le transfert d’un embryon congelé présentent un risque de décès deux fois plus élevé que les enfants conçus à partir du transfert d’un embryon frais ou fécondé à via une injection intra-cytoplasmique de sperme. Le risque de mortalité diminue progressivement après les premières semaines de vie. Au-delà d’un an, le risque de mortalité est similaire pour tous les enfants, quelle que soit la méthode de conception.
Les résultats de l’étude peuvent s’expliquer par le fait que les bébés-éprouvettes sont souvent nés prématurément, avec de l’insuffisance respiratoire et une déficience du système immunitaire, qui sont les causes principales de la mortalité infantile de bébés conçus par PMA, avec les infections et les hémorragies néonatales. Il est également possible que l’infertilité de la mère ou du père soit responsable d’un risque plus élevé de complications.
Source : Gènéthique

 

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