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Bouton de la Rubrique Grand Angle

Visite du vice-président américain au Vatican

À son retour de Jérusalem pour les célébrations en mémoire de l’Holocauste, Michael Richard Pence, le Vice-Président des États-Unis, accompagné de son épouse et de sa belle-fille, a rendu une visite privée au pape, le 24 janvier 2020 au palais apostolique du Vatican. La précédente visite d’un Vice-Président américain en audience privée par le pape remontait à 2011, quand Joe Biden (Vice-Président des États-Unis de 2009 à 2017), fut reçu par Benoît XVI.

Interrogé sur EWTN News, Mike Pence a rendu compte de cet entretien, pendant lequel furent abordés, entre autres sujets, la défense de la vie et l’antisémitisme, ce dernier à propos principalement de la politique menée par l’Iran.

Sur la façon dont le Gouvernement américain peut collaborer avec le Saint-Siège pour promouvoir dans le monde entier le caractère sacré de la vie et lutter contre l’avortement et l’euthanasie, Pence a répondu :

Mike Pence

«Je crois que l’Église aux États-Unis a été un rempart dans le mouvement pour le droit à la vie depuis que Roe vs Wade a été adopté pour la première fois par notre Cour suprême en 1973. En fait, sur le National Mall aujourd’hui1, parmi ces centaines de milliers de jeunes, il y aura un nombre énorme de jeunes catholiques. Ils brandiront les bannières de leurs paroisses, ils brandiront les bannières de leurs écoles catholiques, et je pense que continuer à éduquer les jeunes sur le droit inaliénable à la vie et sur le fait que chaque enfant est un don de Dieu a été la contribution de l’Église à cette cause, et la vérité est qu’aux États-Unis, nous voyons chaque jour davantage de jeunes embrasser le droit à la vie. Leur nombre est en augmentation. Je sais que l’Église joue un rôle essentiel à cet égard, et je sais qu’elle continuera à le faire jusqu’au jour où nous rétablirons le caractère sacré de la vie au centre du droit américain et que nous porterons ce message dans le monde entier.»

Le Vice-Président a ensuite témoigné de son engagement personnel dans cette cause :

«Pour ma femme et moi, se lever pour la vie sur la place publique est une vocation. C’est un appel de nos convictions, c’est un appel de notre foi. Nous pensons que c’est la question morale la plus urgente de notre temps. Et tout au long de mes années au Congrès, et en tant que gouverneur, et maintenant en tant que Vice-Président, j’ai cherché à défendre le droit à la vie et à me tenir aux côtés de tous ceux qui chérissent les enfants à naître.»

Il a ensuite abordé la question des mesures concrètes que les États-Unis, l’Europe et le monde peuvent prendre contre l’antisémitisme :

«D’abord, il est tellement important que nous nous souvenions du passé, afin de ne pas le revivre à l’avenir. Et hier, à Jérusalem, c’était un grand privilège pour moi d’être là alors que nous marquions le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Et de voir près de 60 dirigeants du monde entier se réunir pour marquer ce qui était non seulement le chapitre le plus sombre de l’histoire de l’humanité, mais pour vraiment marquer le triomphe de la liberté, était profondément émouvant.

Mais ce qui était tout aussi impressionnant, c’était l’appel universel de tous ceux qui étaient présents à condamner l’antisémitisme sous toutes ses formes. Et la vérité est que nous voyons l’antisémitisme se manifester dans la rhétorique et la violence à travers le monde. Nous avons vu des synagogues attaquées aux États-Unis d’Amérique, des communautés juives attaquées dans le monde entier, et nous pensons, comme nous l’avons dit hier, qu’il est impératif que les dirigeants du monde entier, de la communauté des croyants et de la sphère publique condamnent sans réserve l’antisémitisme chaque fois qu’il apparaît. Et c’est aussi dans ce contexte que nous sommes unis contre le principal État qui alimente l’antisémitisme sur la planète : la République islamique d’Iran.

En fait, l’Iran aujourd’hui, en tant qu’État, nie que l’Holocauste ait jamais eu lieu ou dit régulièrement que son objectif est de rayer Israël de la carte. Il est important, en particulier à la lumière de notre action contre l’Iran et un chef militaire il y a tout juste un mois, que le monde continue à isoler l’Iran économiquement et diplomatiquement, et le président Trump va continuer à mener cette tâche. Nous ne pouvons pas permettre que le principal État qui parraine le terrorisme avec une telle inimitié envers Israël ait jamais une arme nucléaire, et nous continuerons à être forts, et nous continuerons à travailler pour rassembler la communauté mondiale.

Mais arrêter l’antisémitisme où qu’il émerge doit être une priorité de chaque nation dans le monde, et nous n’avons qu’à regarder ce sombre chapitre il y a 75 ans pour savoir combien l’antisémitisme est dangereux et combien il est un impératif moral dans ce siècle de veiller à ce qu’il soit condamné et rejeté où qu’il s’exprime.»

Rédaction SRP

Source : Catholic News Agency


1 – Allusion à la Marche pour la vie.

 

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