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Bouton de la Rubrique Grand Angle

«Chaque enfant est un don précieux et sacré de Dieu» : discours historique de Donald Trump

Plus de 100 000 personnes, dont plus de la moitié de jeunes de moins de 30 ans, ont participé à Washington DC à la 47e Marche pour la vie. Une Marche qui fera date, car pour la première fois, un Président des États-Unis y participait et défendait le droit à la vie en s’exposant personnellement (voir notre article de cette semaine).

Donald Trump

En raison de son ambiguïté sur la question de l’avortement, la candidature de Trump en 2016 avait laissé un sérieux doute dans l’électorat chrétien : ouvertement Pro-choix avant son entrée dans l’arène politique, il changea de position, mais cela semblait plus de l’opportunisme électoral qu’une sincère conversion à la cause de la défense du droit à la vie.

Quoi qu’il en soit des convictions personnelles de Donald Trump, il faut prendre en compte les faits, et ceux-ci sont parlants : depuis le début de son mandat, le Président américain a pris de nombreuses mesures pour limiter l’avortement, désengager le financement des programmes d’avortement, nommer des juges pro-vie, et prendre des mesures internationales contre le planning familial. Des mesures qu’il a longuement énumérées dans son discours, non seulement en faveur de la vie, mais aussi de la liberté de religion «qui est attaquée dans le monde entier et, de toute évidence, fortement attaquée dans notre nation».

Dans son discours, Trump opposa sa politique à celle des démocrates qui, ces trois dernières années, «ont adopté les positions [en matière d’avortement] les plus radicales et les plus extrêmes prises et vues dans ce pays depuis des années et des décennies, et vous pouvez même le dire, depuis des siècles. Presque tous les principaux démocrates du Congrès soutiennent désormais l’avortement financé par le contribuable jusqu’au moment de la naissance. L’année dernière, les législateurs new-yorkais ont applaudi à l’adoption d’une loi qui permettrait à un enfant d’être arraché du sein maternel jusqu’à sa naissance. […] Et c’est pourquoi j’ai invité le Congrès à défendre la dignité de la vie et à adopter une loi interdisant l’avortement tardif pour les enfants qui peuvent ressentir des douleurs dans le sein maternel».

Les grands médias américains n’ont pas caché leur désagrément de cet événement, préférant se polariser sur le discours d’accusation que tenait au même moment Adam Schiff, membre de la commission des renseignements de la Chambre, contre le Président dans le procès d’impeachment en cours. CNN consacra un reportage à la Marche pour la vie alors que le discours du Président était déjà terminé. Sa correspondante sur place a qualifié ce discours de «diviseur», ajoutant que «aujourd’hui, Trump est vraiment devenu le visage du mouvement anti-avortement».

Les quelques médias français qui ont pris la peine de rapporter l’événement se sont focalisés sur le supposé «opportunisme électoral» du Président américain, présenté comme un positionnement «conservateur» : «À Washington (États-Unis), c’est la grande messe des militants anti-avortement. Un rendez-vous annuel auquel aucun Président américain n’avait participé jusqu’à Donald Trump», rapporte France TV info, qui commente : «À quelques mois des élections américaines, Donald Trump veut marquer des points et n’hésite pas à s’afficher avec les plus conservateurs». Même ton sur 20 minutes, qui parle d’un «discours aux accents de meeting de campagne».

Le Monde parle de «propos militants» venant «conforter des décisions et des prises de position affichées depuis son accession à la Maison Blanche pour rassurer un électorat, majoritairement religieux, déterminé à limiter, voire à interdire, l’accès à l’avortement.» Il ajoute : «Et 77 % des protestants évangéliques blancs y sont opposés [à l’avortement] dans “tous ou la plupart des cas”. Ces derniers constituent le cœur de la base électorale de M. Trump – en 2016, 81 % d’entre eux ont voté pour lui – et le président candidat veut pouvoir de nouveau compter sur eux en novembre. Un calcul qui, cette année, valait bien une apparition à la Marche pour la vie.» Une analyse partagée par Le Figaro : «À l’approche du scrutin du 3 novembre, où il briguera un second mandat, Donald Trump, qui n’a jamais cherché à élargir son socle électoral, sait qu’il doit jouer serré avec les chrétiens évangéliques blancs, qui avaient voté à 81 % pour lui en 2016.»

«Même à supposer que les motivations du président des États-Unis aient pu être électoralistes, quelle merveille qu’un pays ou l’engagement en faveur la défense de la vie humaine innocente est aujourd’hui un facteur de réussite électorale !», commente Jeanne Smits sur son blog, où elle donne la traduction intégrale du discours du Président des États-Unis. Un discours adressé directement aux milliers de personnes massées sur le National Mall de la capitale fédérale, et que l’on peut vraiment qualifier d’ «historique», tant il marque l’engagement personnel du Président des États-Unis dans la défense de la vie en raison de son caractère sacré. La SRP publie dans ce même numéro les passages essentiels de ce discours, d’après la traduction faite par Jeanne Smits et publiée dans son blog.

Rédaction SRP

Sources : Le Monde, Le Figaro

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