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Non à l’injustice !… Mais laquelle ?

Depuis plus d’un an, on ne compte plus le nombre de grèves en France : celui du mouvement des Gilets jaunes accompagné par son lot de violences matérielles et humaines, plus de 45 jours de grève contre la réforme des retraites ; les pilotes, les avocats, les dockers, les danseurs de l’Opéra de Paris, les cheminots, etc., tous sont dans la rue, chacun défendant un avantage pour son corps de métier. Les médecins ont dit eux aussi «non» aux conditions de travail injustes, notamment dans les services d’urgence. Les professeurs rouspètent contre une réforme du bac dont la mise en route semble trop rapide et mal organisée. Certains syndicats appellent à un bras de fer jusqu’au bout et invitent toutes les professions à descendre dans les rues. On a mis en place des caisses de solidarité de débrayage, qui se chiffrent à plusieurs millions d’euros. La tension est vive, palpable dans tous les milieux sociaux. Les Français ont choisi de dire NON À L’INJUSTICE ! Il est fort intéressant de voir ce mouvement de «colère» qui mobilise tant d’énergie !


Comment admettre qu’en France aujourd’hui, pays de grands intellectuels, on tente de nier les conséquences néfastes de l’absence du père chez un enfant ?


Au milieu de cette tension sociale, passées presque inaperçus, une marche organisée par le collectif Marchons Enfants à Paris et un rassemblement devant le Palais du Luxembourg ont eu lieu les 21 et 22 janvier pour interpeller tous les sénateurs sur leur responsabilité devant les enjeux graves du nouveau projet de loi bioéthique sur la PMA. Les sénateurs vont débattre entre autres sujets graves de la place du père au sein de la famille, première cellule de la société. Ce conseil va-t-il valider l’amputation de la famille de l’un de ses membres naturels, le père ? Cet élément majeur de l’identité d’une personne va-t-il être davantage banalisé après le «mariage pour tous», sous le regard absent des Français, dont certains n’ont rien trouvé d’autre à dire que le trucage de photos de la manifestation qui a eu lieu dimanche dernier pour en minimiser l’impact ? En brisant un peu plus cette figure sociale qu’est le père, qu’attendent les Français ? L’heure est sans doute plus grave qu’on ne le perçoit aujourd’hui : le ver avance progressivement dans le fruit !

Mais où sont donc passés les grévistes ? Comment admettre qu’en France aujourd’hui, pays de grands intellectuels, d’études et d’expériences anthropologiques, sociologiques, philosophiques en tout genre, on tente de nier les conséquences néfastes de l’absence du père chez un enfant, en plus de sa transformation en «chose» congelable et commercialisable ? On sait le vide affectif, la blessure d’amour, la blessure du mensonge et les troubles comportementaux engendrés chez les enfants perturbés dès leur conception par les désordres parentaux nombreux et variés. Toute la communauté des sciences humaines pourrait en témoigner de manière honnête ! Comment ces enfants amputés dès la naissance pourront-ils vivre heureux demain ? Mais où est donc passé le Bien commun, voire le simple bon sens ? Pourquoi un tel entêtement ? Peut-on soigner un mal en en engendrant un autre, combler un manque par un autre manque ? Qu’attend le peuple français ?

Le nombre de personnes qui s’insurgent contre cette injustice notoire n’est sans doute pas important, et l’on peut saluer ici tous ceux qui ont bien voulu prendre le temps de marcher dimanche dernier à Paris. Non, ils n’ont pas besoin de faire un bras de fer, mais ils interpellent vivement toutes les consciences pour un jugement libre et responsable, parce que le projet de loi est une INJUSTICE ; une injustice et une maltraitance de l’enfant à la racine même de la vie, une injustice pour les femmes elles-mêmes, pour les hommes, et enfin, une injustice vis-à-vis du Créateur Lui-même, qui a voulu que son propre Fils soit élevé dans une famille en présence d’un père, ne fût-ce qu’adoptif ! L’histoire de cet homme nommé Jésus peut être une piste de réflexion cartésienne pour tout contemporain raisonnable, qu’il soit chrétien ou non.

Espérons que le conseil des sénateurs, comme le Président de la République l’a dit lui-même dans son discours de début d’année, saura faire appel à leur liberté de conscience pour offrir au peuple ce qu’il désire au plus intime de lui-même : la justice et le soin des douleurs déjà connues !

Suzanne Lamartinière

 

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