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Bouton de la Rubrique Grand Angle

États-Unis : pour défendre la vie, il faut créer des milieux de travail favorables à la famille

Avec la nomination par le président Trump de deux juges pro-vie à la Cour suprême des États-Unis, les militants du mouvement pro-vie espèrent que le renversement tant attendu, ou du moins un affaiblissement important de l’arrêt Roe vs Wade, est proche. Le 2 janvier, plus de 200 membres du Congrès ont ainsi demandé à la Cour suprême des États-Unis de réexaminer et, «le cas échéant», d’annuler cette décision historique, qui a légalisé l’avortement à l’échelle nationale (voir l’article de Thierry Boutet publié cette même semaine).

Famille protégée

Paradoxalement, «le travail du mouvement pro-vie devient plus compliqué à mesure que la perspective de protections juridiques significatives pour les enfants à naître se dessine», explique la revue America Magazine. Comme l’avortement restera probablement légal dans de nombreux États, sinon dans la plupart, quelle que soit la décision de la Cour, le mouvement pro-vie est conscient qu’il est impératif de bâtir une culture qui aide les parents à accueillir les enfants. Le soutien à ceux qui travaillent est un élément essentiel de cette culture, et les organisations catholiques et les chefs d’entreprise doivent être à l’avant-garde des efforts visant à créer des lieux de travail plus favorables à la famille.

Si l’arrêt Roe vs Wade est annulé, les parents doivent pouvoir se sentir confortés dans leur décision de mettre un enfant au monde sans avoir à dépendre des décisions des juges ou des votes des politiciens. Les employeurs pro-vie, tant dans l’Église que dans le secteur privé, n’ont pas besoin d’attendre un mandat du gouvernement pour commencer à créer des lieux de travail pro-famille.

Certains diocèses ont ainsi pris des initiatives en faveur de l’accueil de la vie. L’archidiocèse de Chicago est devenu en 2016 le premier diocèse américain à offrir douze semaines de congé parental payé à ses employés, suivi en mars 2019 par le diocèse de Burlington (Vermont), dont l’évêque a décrit sa décision comme «une façon d’aider à bâtir une culture de la vie». Il reste que les initiatives de ce type sont résiduelles : selon le Bureau des statistiques du travail des États-Unis, seulement 16 % des travailleurs du secteur privé ont accès à des congés payés.

Bien d’autres mesures peuvent être envisagées concourant à la création d’une culture en milieu de travail qui ne pénalise ni ne stigmatise ceux qui choisissent de profiter des avantages offerts aux parents. Ce serait particulièrement important pour les hommes : selon une étude de 2014, 76 % d’entre eux retournent au travail après une semaine ou moins suivant une naissance ou une adoption.

Cette culture d’entreprise pro-vie peut être favorisée par un événement très important qui aura lieu fin janvier : la 47e Marche annuelle pour la Vie, un rassemblement contre la pratique et la légalisation de l’avortement, qui aura lieu dans tous les grandes villes des USA le 24 janvier prochain, et à laquelle on attend une participation très importante. L’an dernier, elle avait réuni plus de 250 000 personnes à Washington.

Rédaction SRP

Source : America Magazine

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