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Chine : nouvelle politique de répression de la liberté religieuse

Pendant des décennies après la révolution communiste en Chine, les «catholiques clandestins» ont vécu en pleine communion avec Rome, tandis que l’Association catholique patriotique chinoise, parrainée par l’État, consacrait des évêques choisis par les autorités gouvernementales et existait dans une situation pratiquement de schisme. En septembre 2018, un «accord provisoire» entre Pékin et le Vatican a été annoncé, destiné à unifier l’Église clandestine et l’Association catholique patriotique chinoise. Depuis l’accord, les églises clandestines et les évêques en Chine ont fait l’objet d’une campagne coercitive, le gouvernement ayant ordonné la fermeture ou la destruction d’un certain nombre de ces églises.

Église de Chine

Le 30 décembre, les médias chinois ont annoncé une nouvelle politique, après que les autorités chinoises ont décidé de réprimer davantage les catholiques de l’archidiocèse de Fuzhou (situé dans le sud-est de la Chine et où plus de 100 églises ont été fermées par le gouvernement depuis août 2019), qui refusent d’adhérer à l’Association patriotique catholique chinoise. Les nouvelles «mesures administratives pour les groupes religieux» viennent compléter et aggraver celles prises voici deux ans et mises en application le 1er février 2018. Elles permettront un contrôle de tous les aspects de l’activité religieuse en Chine et exigeront que toutes les religions et tous les croyants s’y conforment aux règlements émis par le Parti communiste chinois, qui doit être reconnu par tous comme l’autorité supérieure.

Selon l’article 5, «les organisations religieuses doivent adhérer à la direction du Parti communiste chinois, respecter la constitution, les lois, les règlements, les ordonnances et les politiques, adhérer au principe de l’indépendance et de l’autonomie gouvernementale, se conformer aux directives sur les religions en Chine, mettre en œuvre les valeurs du socialisme».

L’article 17 stipule que «les organisations religieuses doivent diffuser les principes et les politiques du Parti communiste chinois», et il exige que «le personnel religieux et les citoyens religieux appuient la direction du Parti communiste chinois, soutiennent le système socialiste, adhèrent au socialisme et suivent la voie du socialisme avec des caractéristiques chinoises».

D’autres articles stipulent que les organisations religieuses «doivent établir un système d’apprentissage» pour former les employés à s’aligner sur les politiques du Parti communiste chinois, et exigent que les autorités gouvernementales participent à la sélection des agents religieux et soient impliquées dans les litiges.

L’article 34 stipule que «sans l’approbation du département des affaires religieuses du gouvernement populaire, ou l’enregistrement auprès du département des affaires civiles du gouvernement populaire, aucune activité ne peut être menée au nom des groupes religieux». Cela signifie que les églises de maison» ou toute forme d’églises clandestines sont illégales.

Comme l’a commenté un prêtre catholique chinois : «Pratiquement, peu importe votre religion. Que vous soyez bouddhiste, taoïste, musulman ou chrétien, la seule religion permise, c’est la foi dans le Parti communiste chinois».

Rédaction SRP

Sources : New Catholic Agency, Asianews

 

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