Charismes et fruits du figuier
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Dans la crise de l’Église qui a suivi les années d’après-Concile, les «communautés nouvelles» ont redonné l’espérance à de nombreux catholiques troublés dans leur foi par les désordres liturgiques et doctrinaux qui se multipliaient. Or, aujourd’hui, un certain nombre de fondateurs de ces communautés sont accusés de graves abus dans leur conduite et/ou leur gouvernement. Alors, la question se pose : s’ils sont de «mauvais arbres», comment ont-ils pu porter de «bons fruits» ? Aline Lizotte nous éclaire.

«C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur des épines ? Ou des figues sur des chardons? Ainsi tout arbre bon produit de bons fruits, tandis que l’arbre gâté produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre gâté porter de bons fruits. Tout arbre qui ne donne pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu. Ainsi donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.» (Mt 7, 16-20)

Devant la montée des «révélations» des «dénonciations», des «accusations» des «allégations», des «soupçons», des «rumeurs» qui, par les temps qui courent, attaquent de nombreux fondateurs de «communautés nouvelles», des prêtres-vedettes, ou même des évêques, on en vient à se poser des questions fondamentales. Comment se fait-il que ces fondateurs, ces prêtres dont on parle ou dont on a parlé, aient pu porter des «bons fruits» alors qu’ils étaient des «arbres mauvais» ?

On ne dénie pas les «bons fruits». Beaucoup de chrétiens en témoignent. Où serait-on allé après le Concile si le tsunami qui l’a accompagné n’avait pu être enrayé : prêtres, religieux et religieuses qui retournent à l’état laïque, supérieurs religieux qui s’envolent avec une partenaire, prêtres diocésains qui régularisent civilement une situation cachée. Sans compter les folies liturgiques : eucharistie après un repas où la sauce au poulet barbouille encore les assiettes, musique pop, «Blues rock» remplaçant le traditionnel Kyriale de la «Messe des anges». Et la jeunesse qui afflue et se balance avec ses trombones et ses guitares à côté de l’autel ! Et s’il n’y avait eu que cela ! Dans les universités les plus catholiques et «pontificales», on mettait en doute la valeur des sacrements de l’Ordre, de l’Eucharistie – la transsubstantiation n’étant plus que la trans-signification – ; le sacrement de pénitence était remplacé par l’absolution collective, la théologie se libérait du Magistère. Quant à la théologie morale, son effacement était déjà bien avancé, et sa mort certaine. Que serait-il resté ?

Les jeunes de cette époque serraient les dents et les coudes comme ils le pouvaient ! Beaucoup de ceux qui ont aujourd’hui soixante ans témoignent : qu’aurions-nous fait si nous n’avions pas eu les Béatitudes, l’Emmanuel, les Foyers de Charité, les Frères de Saint-Jean, le Chemin Neuf, le Verbe de Vie, les Fraternités monastiques de Jérusalem, les sœurs de Bethléem, les Serviteurs de Jésus et de Marie (Ourscamp), l’abbé Guérin et la Communauté Saint-Martin, la Fraternité Saint-Pierre, et bien d’autres : Tibériade en Belgique, Chiara Lubich et les Focolari en Italie, les Cursillos en Espagne, les Légionnaires du Christ au Mexique. Chacun de ces groupes, même ceux qui n’existent plus, ont produit de bons fruits.

Mais aujourd’hui, presque tous les six mois, on nous dit que, pour certaines fondations nouvelles, le fondateur, l’homme de Dieu, le saint et vénéré Père, le maître spirituel, était non seulement un pécheur, comme nous le sommes tous, mais un usurpateur du pouvoir spirituel, un loup rapace (cf. Mt 7, 15). On voudrait bien fermer les yeux, mais on ne le peut pas. Les faits sont reconnus souvent par l’Église elle-même et les témoignages abondent. Et l’on s’attend à tout !

Alors comment est-il possible qu’un mauvais arbre produise des bons fruits ?


Dieu seul peut toujours faire sortir le bien du mal, mais Il ne peut pas faire produire de bons fruits à un arbre mauvais.


La réponse n’est pas dans cette affirmation passe-partout : il faut faire la distinction entre le charisme du fondateur et le charisme de l’œuvre. Le véritable charisme du fondateur se transmet à l’œuvre et, si le fondateur – le vrai – a reçu la grâce d’être le fondateur, il est responsable du charisme de l’œuvre, non comme cause formelle, mais comme l’agent instrumental de Dieu. Celui-ci seul peut toujours faire sortir le bien du mal, mais Il ne peut pas faire produire de bons fruits à un arbre mauvais. C’est contre nature ! Alors que faut-il penser ?

La grâce charismatique (gratis data)

Aujourd’hui, le mot «charisme» est employé pour désigner n’importe quel don naturel qui assure un certain succès disproportionné au regard de l’effort consenti. On a le charisme de la parole si l’on séduit facilement un auditoire, le charisme de la générosité si l’on se préoccupe de l’autre, le charisme politique si l’on remporte les élections avec élégance et, semble-t-il, sans trop d’efforts, le charisme de la charité, etc. Saint Paul pourrait se vanter d’avoir eu le charisme de l’apostolat, lui qui avoue s’être présenté comme «faible, craintif et tout tremblant» (1Co 2, 3). Bientôt Miss France aura le charisme de la beauté et le Président de la République celui des longs discours qui disent tout «en même temps» !

Il n’y a pas de «charismes» sans «charité», sinon le mot ne veut rien dire ! Or la charité est une «vertu infuse», c’est-à-dire créée en nous par l’action divine et sous le gouvernement divin. La grâce, qui est aussi un don de Dieu, est un «état de vie» par lequel, sans aucun mérite de notre part, ce que nous faisons de bien, même les œuvres de la charité théologale et même les actes les plus corporels («que nous mangions ou que nous dormions») s’élèvent vers Lui et Lui sont agréables, parce que tout notre être personnel Lui est agréable. Si l’on peut oser cette métaphore, Dieu est amoureux de sa créature humaine quand, lavée dans l’eau et le sang du Fils, elle est devenue, sans aucun mérite de sa part, comme la personne aimée que l’amoureux trouve agréable dans tout ce qu’elle fait et dans tout ce qu’elle est ! Cette grâce, la théologie l’appelle «grata faciens». Elle demeure, dit saint Thomas, à l’essence de l’âme1, c’est-à-dire que l’acte qui en nous est principe de notre existence et de ce que nous sommes, rend tout ce que nous sommes et faisons – par la médiation du Christ – juste et agréable à Dieu – sauf le péché !


La charité est une «vertu infuse», c’est-à-dire créée en nous par l’action divine et sous le gouvernement divin.


Mais la personne humaine n’est pas une Belle aux bois dormant ! Comme le propre Fils du Père – son Unique, son Aimé – est envoyé pour prendre existence dans la «chair» humaine et ramener à Lui tous les hommes, afin que tous ceux qui écouteront sa voix soient justifiés, sanctifiés et réconciliés, il envoie aussi ceux qu’il aime, ceux en qui il se complaît vers ceux qui sont encore dans les ténèbres ou qui peinent sur le chemin du retour, afin qu’ils soient éclairés, enseignés, fortifiés, consolés, visités, aimés, guéris, accompagnés, qu’ils trouvent des compagnons de route et qu’ils découvrent la Lumière de la Vérité et l’immensité de l’Amour.

Ce Dieu amoureux de sa créature humaine choisit ceux qu’Il envoie, Il leur donne une mission, mais ne les laisse pas partir sans besace ni chaussures. Comme un Père qui connaît ses enfants, comme un chef qui connaît ses hommes, il sait quelles sont les dispositions naturelles et acquises, les talents et les dons dont ils sont pourvus. N’en est-il pas la première cause, le premier Créateur ? «C’est toi qui m’as formé les reins, qui m’a tissé au ventre de ma mère» (Ps 138/139, 13), dit le psalmiste. Mais il sait aussi que sa main puissante, son secours constant, même invisible, est la condition unique du succès de la mission.

Que fait-il ? Il augmente la charité et insuffle un attrait grandissant vers un bien divin qui attire et devient dévorant : l’amour des pauvres délaissés en «expiation du karma», des lépreux, des orphelins, des ignorants, des pécheurs, ou tout simplement de Lui, Dieu, délaissé, ignoré, «mendiant d’amour». Il fortifie la foi pour qu’elle puisse vaincre les obstacles, ces obstacles qui se présenteront souvent comme des «montagnes à déplacer». Il augmente la certitude des enseignements reçus par la lumière naturelle des disciplines apprises, mais encore plus par la lumière de grâce qui permet de témoigner de la science et de la sagesse de Dieu. Il surélève la prudence vertueuse, la gratifiant d’un discernement plus aigu pour juger du bien et du mal, donne le courage et la force de vaincre les peurs et les angoisses, calme l’aiguillon des concupiscences désordonnées et choisit lui-même les amis – les vrais –, qui deviendront les compagnons de route et les associés de cette œuvre naissante dont Lui-même, Dieu est l’auteur et qu’Il veut pour le bien de son Église.


Toutes ces grâces données en vue de la mission sont en vue de l’œuvre de Dieu et non en vue de la sainteté personnelle du sujet.


Toutes ces grâces données en vue de la mission sont des grâces «gratis data». Elles sont en vue de l’œuvre de Dieu et non en vue de la sainteté personnelle du sujet2. Seulement, il ne faut pas exagérer la différence. Tous les saints se sont sanctifiés dans l’œuvre qu’ils ont accomplie, quoique leur sainteté dépende essentiellement des grâces qui les ont rendus agréables à Dieu et non du «succès» de leur œuvre. Il y a des œuvres voulues par Dieu qui ont échoué ou qui n’ont eu que très peu de pérennité. Les fruits qui demeurent ne sont pas mesurables au succès terrestre ! Ce que Dieu veut, ce dont il a l’initiative, ce qu’Il a soutenu de sa grâce n’est jamais perdu !

Dieu n’échoue pas ! Mais les grâces qui sont données pour l’œuvre de Dieu sont données à celui que Dieu a appelé à son service ou aux personnes qui l’ont accompagné. Seule la personne humaine peut être sujet de la grâce ! Et si l’œuvre échoue, ce n’est pas parce que le serviteur n’était pas un bon serviteur ou parce que Dieu n’a plus donné ses grâces. Aucune œuvre humaine n’est nécessaire pour Dieu, même s’Il la soutient par ses grâces. Ces grâces sont gratuitement données et permettent à l’homme de coopérer avec Dieu, et cela est agréable à Dieu. C’est la vraie nature des grâces charismatiques : elles ne sont pas le contraire, à savoir une coopération de Dieu avec l’homme ! Pour Dieu, seule l’Église est nécessaire, mais elle n’a pas un fondateur humain (cf. Mt 28, 20) !

Un mauvais arbre peut-il produire de bons fruits ?

Ce qui nous occupe, ce n’est pas l’échec ou la disparition des œuvres bonnes. Combien de communautés religieuses n’existent plus, même avec des fondateurs canonisés ! Combien d’associations pieuses ont disparu, même si en leur temps, elles ont donné de bons fruits ! Ce qui nous occupe, c’est d’essayer de comprendre qu’il faut juger l’arbre à ses fruits, alors que les révélations nous forcent à dire qu’à première vue, la source, l’arbre, était mauvais.


Combien d’associations pieuses ont disparu, même si en leur temps, elles ont donné de bons fruits !


Qu’est-ce qu’un arbre mauvais ? Avant d’entrer dans cette analyse, il faut donner la citation entière de ce passage de Matthieu : «Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur des épines ? Ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout arbre bon produit de bons fruits, tandis que l’arbre gâté produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre gâté porter de bons fruits. Tout arbre qui ne donne pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu. Ainsi donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.» (Mt 7, 13-20)

Le commentaire qui va suivre est emprunté à saint Thomas3. Les faux prophètes, ce sont des docteurs dans l’Église et des prélats, c’est-à-dire ceux qui ont le nom de «pasteurs». Ils sont mauvais en raison de leur mensonge et de leur hypocrisie. Menteurs, ils le sont parce qu’ils revêtent la peau des brebis et qu’ainsi ils font des œuvres bonnes avec une intention qui n’est pas droite. Quelles sont ces œuvres bonnes : leur prédication qui est souvent séductrice et paraît être remplie de charité. Leur disponibilité est ce que symbolise le «raisin», la joie spirituelle, et les «figues», la douceur ou l’affectivité du comportement4. Ils remplissent de certitudes, d’exigence de don, d’obéissance rigoureuse, d’intimité secrètement gardée, l’avidité spirituelle de leurs brebis. Ils font de bons actes : prêtres, ils disent la messe avec une piété exemplaire, ils confessent avec une bonté paternelle, ils gouvernent avec une autorité charismatique toujours en référence à l’Esprit Saint, à l’humilité ou à l’obéissance selon la spiritualité choisie. Ils sont souvent savants des choses de Dieu, bons théologiens, spirituels informés, jaloux de leur autorité doctrinale. Ils soignent leur réputation de docteurs, de pasteurs et de maîtres. Et si ce sont des femmes, elles ne manquent pas d’un spirituel mâle pour les conforter. Bref, les brebis sont gourmandes de leur présence et recherchent leur contact. Tout en sentant un certain malaise, qu’elles attribuent volontiers à leur propre imperfection, leur manque de foi, leur absence de confiance. Les brebis sont des pécheurs, mais le maître est un saint, le Père un «homme de Dieu».

Pourquoi sont-ils des loups rapaces ? Parce que leur intention est mauvaise, même si la volonté est bonne5. L’intention est mauvaise parce que tous ces actes bons sont voulus pour masquer leur malice6. Cette malice résulte de l’une des trois concupiscences : le sexe, le pouvoir de l’argent et l’orgueil de la vie. Le sexe est ce qui est aujourd’hui le plus dénoncé parce que cela fait scandale et que l’on aime le scandale. Il a été l’écharde dans le corps de l’Église dans les années 1960-1990. Le pouvoir de l’argent, c’est aussi ce qui a perdu le «fondateur» de la Légion du Christ, Marcial Maciel Degollado. L’orgueil de la vie est à la source de tous les abus de pouvoir spirituel.

Pourquoi sont-ils des loups rapaces ? Parce qu’ils caricaturent les grâces dites «charismatiques». Leur doctrine spirituelle est souvent fausse, exagérant l’un des aspects d’une spiritualité équilibrée : la joie spirituelle, qui devrait aussi accompagner des actes intrinsèques pervers, ce que révèlent certaines «confessions publiques», l’obéissance filiale, qui transforme tout doute en manque de confiance, l’humilité, qui fait avaler toute humiliation, la pauvreté, qui prive du nécessaire. Leur prudence est fausse, elle est essentiellement fondée sur le secret et manque à la lumière. En un mot, les dispositions naturelles, les talents, les dons ne sont pas surélevés pour Dieu et en Lui. Ils sont au service de leur œuvre parce que cette œuvre est nécessaire à la couverture dont ils ont besoin pour poursuivre leur intention maligne. Dieu ne peut pas couvrir de sa grâce un tel mensonge et une telle hypocrisie. Et Il ne le fait pas ! Comme le dit saint Thomas : «dicendum quod potest vix aliquis hypocrita esse ita compositus, quin appareat aliquid malitiae vel verbo vel facto» (Il faut dire qu’un telle puissance d’hypocrisie ne peut être montrée sans qu’apparaisse un certain mal soit dans les paroles, soit dans les faits).

Et pourtant, les fruits sont bons


Pourquoi Dieu a-t-il permis cela ? C’est l’éternelle question que l’on se pose devant la souffrance que l’on ne comprend pas.


Les fruits ne sont pas tous bons ! Ceux qui ont vu le mal avant qu’ils ne soit dévoilé sont souvent sortis de cette fausse bergerie profondément écœurés, blessés dans leur foi, incapables de retrouver un sain équilibre de vie. Pourquoi Dieu a-t-il permis cela ? C’est l’éternelle question que l’on se pose devant la souffrance que l’on ne comprend pas. Dieu a-t-il couvert cela ? Et Il l’a fait, si l’on continue à dire que les fruits sont bons ! Aussi vrai que la malice du pseudo-fondateur est vraie ! Aussi vrai que certains fruits sont bons et que l’œuvre n’est pas dissoute.

Saint Thomas nous éclaire en glissant une petite phrase dans son commentaire : «Sed sciendum, quod si lupi se tegant pellibus ovium, non tamen propter hoc ovis perdit pellem suam : sic licet illi mali bonis operibus tegantur, tamen multum boni proficiunt7.» (Il faut savoir que si les loups se revêtent du pelage des brebis, cependant cette brebis ne perd pas son propre pelage ; ainsi, bien que les œuvres bonnes soient revêtues de malice, de grands biens peuvent en sortir). En effet si beaucoup de jeunes ou de moins jeunes, d’hommes et de femmes, ont voulu entrer dans ces communautés qui fonctionnaient essentiellement comme de véritables œuvres d’Église, ils l’ont fait avec une transparence de cœur et une vérité d’âme pour le Seigneur et en accord avec Lui. Les vœux qu’ils ont prononcés, ils les ont prononcés dans une intention bonne et non seulement avec une volonté bonne. Les offices qu’ils ont dits ont été de vraies prières. Les Eucharisties auxquelles ils ont participé ont été de véritables offrandes du Corps et du Sang du Christ. S’ils ont été ordonnés prêtres, ils sont de vrais prêtres. L’apostolat qu’ils ont exercé demeure un vrai apostolat. Leur charisme n’est pas celui du «fondateur», qui n’en avait pas, mais demeure une intention de Dieu qui accueille leur offrande et leur confie la mission à laquelle ils ont cru en frappant à la porte qui s’est ouverte devant eux. Dieu, Lui, leur reste fidèle ! Et l’Église les accueille toujours, s’ils demeurent fidèles à l’Église, en aucun cas ils ne sont appelés à couvrir la malice du mensonge.

On comprend leur souffrance ! Ils ont à essuyer l’opprobre pour une part ! Ils ont à reprendre presque ligne après ligne la description de leur action sacerdotale et pastorale. Ils ont à secouer la poussière de leurs pieds, pour ne pas traîner dans leur reconstruction les brins de malice qui pourraient demeurer. Ils ont besoin de ces grâces de foi, d’espérance, de force, de patience que le Seigneur ne manque pas de leur donner, pour qu’ils continuent à faire le bien qu’Il a lui-même commencé en eux et qu’Il ne manquera pas d’achever. Et ils ont besoin de la prière de l’Église !

Aline Lizotte

 


1S. Th., Ia-IIae, q. 110, a. 1.

2Ibid., art. 4.

3S. Thomas, Super Evangelium Matthæi, VII, c. VII, II, nos 634, 679.

4Ibid., n° 674.

5Ibid., n° 661.

6Ibid., n° 657.

7Ibid., n° 656.

 

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