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Bouton de la Rubrique Grand Angle

Royaume-Uni : une association dénonce le danger des pilules abortives à domicile

Au Royaume-Uni, le protocole actuel de l’avortement chimique exige que les femmes rencontrent un médecin en face à face avant un avortement médicalisé. Cette méthode d’avortement consiste en l’ingestion de deux médicaments : la mifépristone, qui affame l’embryon en bloquant les effets de l’hormone progestérone, ce qui provoque une fausse couche, et le misoprostol, qui provoque le travail. La mifépristone doit être administrée au cabinet du médecin, mais le misoprostol peut être pris à domicile jusqu’à deux jours plus tard.

Le 2 décembre, le Collège royal des obstétriciens et gynécologues (RCOG) du Royaume-Uni a publié un rapport intitulé «Mieux pour les femmes», dans lequel il est exposé que 60 % des femmes ne peuvent pas se faire avorter localement, et qui recommande d’étendre à l’échelle nationale l’accès aux médicaments abortifs par le biais de la télémédecine. Les femmes pourraient avoir une vidéoconférence ou un appel téléphonique avec un médecin avant d’aller chercher les médicaments à leur pharmacie pour les prendre à la maison, sans voir à aucun moment un médecin en face à face au cours du processus.

Pilules noires

La Société pour la protection des enfants à naître (SPUC) a déploré cette recommandation, affirmant qu’elle sous-estimait les risques de ces médicaments : «Le RCOG joue avec la santé des femmes. Son approche est de la propagande pour tromper les femmes en leur faisant croire que les pilules abortives sont sûres et simples. Elles ne sont ni l’un ni l’autre», a déclaré la directrice de la communication de la SPUC : «Des études montrent les conséquences physiques néfastes des pilules abortives. Nous craignons qu’ils ne s’accroissent lorsque les femmes recevront ces pilules à emporter hors d’un cadre médical». Elle a fait référence à un rapport publié l’an dernier par la Food and Drug Administration des États-Unis, selon lequel 24 femmes aux États-Unis sont décédées des suites d’un avortement médicamenteux, ajoutant que «la prise de la deuxième pilule abortive à la maison peut entraîner une augmentation des effets indésirables chez les femmes, y compris un avortement incomplet, des saignements nécessitant des soins médicaux et une infection».

Rédaction SRP

Source : CNA

 

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