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Bouton de la rubrique Focus

François demande que la tradition de la crèche soit maintenue vivante

Crèche de Noël

En visite le 1er décembre à Greccio (Italie centrale), où saint François mit en place la première crèche vivante, le pape a signé la lettre apostolique Admirabile signum sur la signification et la valeur de la crèche de Noël. Ce texte passe en revue les différents signes de la crèche, qui «suscite toujours étonnement et émerveillement» et comporte une dimension missionnaire : «Représenter l’événement de la naissance de Jésus équivaut à annoncer le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu avec simplicité et joie. […] La crèche, en effet, est comme un Évangile vivant, qui découle des pages de la Sainte Écriture». En contemplant la scène de Noël, «nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de Celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et nous découvrons qu’Il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à Lui».
Le pape encourage la coutume qui consiste à l’installer sur les lieux de travail, dans les écoles, les hôpitaux, les prisons, sur les places publiques.
Source : Vaticannews

Le pape aux juristes : le «droit de mourir» est «dépourvu de fondement juridique»

Le 29 novembre, recevant en audience les juristes membres du Centre d’études Rosario Livatino*, à l’occasion du Congrès national sur le thème «Magistrature en crise. Parcours pour retrouver la justice», le pape François a dénoncé les sentences qui, «selon une jurisprudence qui s’auto-définit comme “créative”, inventent un “droit de mourir” privé de tout fondement juridique», ainsi que «l’empiètement du juge dans des domaines qui ne lui sont pas propres, surtout dans le domaine des prétendus “nouveaux droits”, avec des sentences qui semblent préoccupées d’exaucer des désirs toujours nouveaux, détachés de toute limite objective».
* Magistrat italien catholique, Rosario Livatino (1952-1990) s’engagea dans la lutte contre la mafia et fut assassiné alors qu’il se rendait à son travail.
Sources : Zenit, La Croix

Reconnaître l’apport singulier des personnes handicapées au Bien commun

Personne handicapée

Le 3 décembre, dans son Message pour la Journée internationale des personnes handicapées, le pape a déclaré : «Nous sommes appelés à reconnaître en chaque personne porteuse d’un handicap, y compris des handicaps complexes et graves, un apport singulier au Bien commun à travers leur biographie personnelle et originale. […] Faire de bonnes lois et faire tomber les barrières physiques est important, mais cela ne suffit pas, si la mentalité ne change pas elle aussi, si l’on ne surmonte pas une culture diffuse qui continue de produire des inégalités, empêchant les personnes porteuses d’un handicap de participer activement à la vie ordinaire». Le pape dénonce le «péché social» d’une culture qui «considère certaines vies comme étant de série A et d’autres de série B».
Source : Zenit

La «voie synodale» allemande est ouverte

Le premier dimanche de l’Avent, à l’initiative de la Conférence des évêques allemands et du Comité central des catholiques allemands, l’Église allemande a entamé un processus synodal de deux ans, dont le but est de donner une nouvelle dynamique à l’Église catholique allemande profondément ébranlée par la crise. En 2018, 216 000 baptisés l’ont quittée.
Au programme du synode : une réflexion sur la structure du pouvoir ecclésiastique, sur le célibat obligatoire des prêtres, sur la morale sexuelle, sur le rôle de la femme dans l’Église et sur la question des abus sexuels. Sous la pression du Vatican, il a été décidé que les décisions sur des questions morales et ecclésiastiques ne seront pas contraignantes. Le pape François a appelé les Allemands à ne pas oublier l’importance de l’évangélisation au cours du processus synodal.
Source : Kerknet

«Le déclin du christianisme nuit sérieusement à la société»

Jonathon Van Maren, conférencier, écrivain et activiste pro life canadien, propose cette analyse : «Comme le christianisme s’estompe chaque fois plus dans le rétroviseur de notre civilisation, beaucoup d’athées intelligents commencent à réaliser que les Lumières pourraient n’avoir réussi que parce qu’elles ont exercé une influence sur une culture chrétienne. Dans une société vraiment séculière, dans laquelle hommes et femmes vivent leur vie sous un ciel vide et s’attendent à être recyclés plutôt que ressuscités, il n’y a pas de fondement moral solide pour le bien et le mal. […] Sans les fondements chrétiens de notre société, il nous revient de décider ce qui est bien et mal, et, comme l’illustrent nos conflits culturels actuels, notre civilisation se déchirera avant de rétablir un consensus. Beaucoup d’athées optimistes pensaient jusqu’il y a peu qu’une fois Dieu détrôné et banni, nous pourrions enfin vivre comme des adultes et poursuivre le projet utopique de créer une société basée sur la foi en nous-mêmes. […] C’est le misérable échec de cette thèse qui amène certains athées de premier rang à admettre à contrecœur que le christianisme était plus nécessaire qu’ils ne le pensaient.»
Source : Lifesitenews

Procès en appel du cardinal Barbarin : le Parquet requiert la relaxe

Le cardinal Barbarin

Dans la salle de la Cour d’appel de Lyon s’est tenu les 28 et 29 novembre le procès du cardinal Barbarin, qui faisait appel de sa condamnation en première instance, le 7 mars dernier, à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les agressions commises sur des scouts, avant 1991, par le père Bernard Preynat. Le cardinal a reconnu des erreurs, mais pas un délit, et nié toute volonté de cacher «ces crimes odieux», lui-même n’étant arrivé dans le diocèse de Lyon qu’en 2002.
L’avocat général a rappelé que l’on ne peut demander à quelqu’un de dénoncer des faits prescrits alors que l’auteur de ces faits ne pourra être condamné puisque bénéficiant de cette même prescription. Le parquet a requis la relaxe du cardinal Barbarin, ne voulant pas ajouter «de l’injustice à l’injustice» (voir notre article à la une). La cour rendra son arrêt le 30 janvier 2020. Le procès du père Preynat doit avoir lieu du 13 au 17 janvier.
Source : Aleteia

Évêques américains : «La menace de l’avortement reste notre priorité absolue.»

Dans une lettre adoptée le 12 novembre par la Conférence des évêques des États-Unis, et devant servir d’introduction à un guide de vote qui sera publié avant les élections de 2020, les évêques américains affirment : «La menace de l’avortement reste notre priorité absolue, parce qu’elle attaque directement la vie elle-même, car elle a lieu dans le sanctuaire de la famille, et en raison du nombre de vies détruites. […] Nos efforts pour protéger les enfants à naître restent plus importants que jamais, car, tout comme la Cour suprême peut accorder plus de latitude aux lois des États limitant l’avortement, les législateurs des États ont adopté des lois qui non seulement légalisent l’avortement pendant les neuf mois de la grossesse, mais ouvrent la porte à l’infanticide. En outre, l’avortement contamine de nombreuses autres questions importantes en s’insérant dans la législation en matière d’immigration, de soins aux pauvres et de réforme des soins de santé.»
Source : America Magazine

Actualité de Marie Noël

L’ouverture il y a un an de sa cause de béatification l’a faite redécouvrir : la grande poétesse d’Auxerre, dont les œuvres sont de nouveau disponibles, est l’objet de plusieurs belles publications. Parmi elles, l’essai intitulé Portraits intimes de Marie Noël, conçu comme un album mettant en regard une photographie et un texte, reflète tout au long de son existence les différentes facettes de cette femme à la fois timide et espiègle, à l’âme déchirée, entre allégresse et tentation du blasphème. Quant au Chant des jours, c’est un choix de textes offrant chaque jour de l’année quelques notes de ses mélodies incomparables, colorées par les saisons et les Heures.
Portraits intimes de Marie Noël, de Chrystelle Claude de Boissieu, Desclée de Brouwer, 320 p. ill., 2019, 20,90 €
Le Chant des jours, textes de Marie Noël choisis par Colette Nys-Mazure, DDB, 142 p., 2019.

Écrits spirituels du Moyen Âge

Ce nouveau volume de la Pléiade intitulé Écrits spirituels du Moyen Âge rassemble 15 grands textes parmi ceux qui ont le plus compté dans la vie spirituelle occidentale entre le XIe et le XVe siècles. L’étude des habitudes de lecture à partir des listes de livres recommandés aux moines et de la diffusion des manuscrits dans les bibliothèques de l’époque a permis d’établir ce corpus des textes les plus diffusés pendant cette période. Citons, entre autres, les Prières et Méditations d’Anselme de Cantorbéry, la Lettre aux frères du Mont-Dieu de Guillaume de Saint-Thierry, les deux sermons de saint Bernard sur le Cantique des cantiques, la Lettre sur la vie contemplative de Guigues II le Chartreux, La Passion du Christ de saint Thomas d’Aquin et l’Imitation de Jésus Christ de Thomas Kempis.
Chacun d’eux nous invite à gravir l’échelle sainte, de la lecture à la méditation, puis de la prière à la contemplation. La traduction, très fluide, leur donne une saveur inégalée. Avec eux, on explore les tréfonds de l’âme humaine, on traverse ses doutes et ses angoisses, on communie à son espérance. Leur quête spirituelle est bien la nôtre.
Écrits spirituels du Moyen Âge, Édition établie par Cédric Giraud, Éditions Gallimard, La Pléiade, n°643, 2019, 1210 pages.

Rédaction SRP

 

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