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Bouton de la Rubrique Grand Angle

Australie : nouvelle offensive contre le secret de la confession

Le 29 novembre, les procureurs généraux des gouvernements fédéraux et des États de l’Australie se sont entendus sur des normes de signalement des abus sexuels qui obligeraient les prêtres à briser le sceau sacramentel, sauf à violer les règles australiennes de signalement obligatoire des abus. Les prêtres ne pourraient pas arguer de la préservation de confidences faites sous le sceau du secret de la confession pour éviter de témoigner contre un tiers dans une procédure pénale ou civile. «On ne peut invoquer le privilège confessionnel pour se soustraire à l’obligation de protéger les enfants ou à l’obligation criminelle de signaler les croyances, les soupçons ou la connaissance de mauvais traitements infligés aux enfants» ont déclaré les magistrats dans un communiqué.

Sacrement de réconciliation

Les évêques catholiques d’Australie ont réagi quelques jours plus tard en déclarant qu’ils soutenaient les normes de signalement pour les abus envers les mineurs, mais qu’ils ne pourraient soutenir de nouvelles normes légales nationales qui obligeraient les prêtres à signaler les abus réels ou présumés envers les enfants appris dans la stricte confidentialité des confessions sacramentelles. «La suppression des protections prévues par la loi serait inefficace, contre-productive et injuste : inefficace parce que les agresseurs ne feront certainement pas d’aveux s’ils savent que leurs infractions seront signalées. Contre-productive parce que l’occasion rare qu’un prêtre pourrait avoir de conseiller un agresseur de se rendre et de modifier sa vie serait perdue. Et injuste parce que cela établirait en droit une situation où un prêtre ne serait pas en mesure de se défendre contre une accusation portée contre lui», a déclaré Mgr Mark Coleridge, évêque de Brisbane et président de la Conférence des évêques australiens.

Si les prêtres suivaient les exigences des procureurs et rompaient la confidentialité de la confession, ils commettraient un péché mortel et seraient automatiquement excommuniés. Le Code de droit canonique de 1983 considère que le sceau sacramentel est «inviolable» et qu’il est «absolument interdit à un confesseur de trahir de quelque manière que ce soit un pénitent en paroles ou de quelque manière et pour quelque raison que ce soit» (canon 983,1).

Rédaction SRP

Source : Catholic News Agency

 

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