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Bouton de la Rubrique Grand Angle

Vive contestation au sein du sommet de l’ONU sur la population

Drapeau de l'ONU

Organisé du 12 au 14 novembre par le Kenya, le Danemark et le Fonds des Nations Unies pour la population, le sommet de Nairobi se voulait historique : il marquait le 25e anniversaire de la Conférence internationale du Caire sur la population et le développement de 1994. Portant officiellement sur la mortalité maternelle, la planification familiale et la lutte contre certaines violences faites aux femmes, il a pris des allures de plaidoyer international en faveur de l’avortement, ce qui a provoqué une vive opposition des participants de 11 pays. Ceux-ci ont rappelé que la Conférence de 1994 avait pour objectif déclaré de s’attaquer aux défis critiques et aux interrelations entre la population et une croissance économique soutenue dans le contexte du développement durable.

Les États-Unis ont publié une déclaration conjointe avec le Belarus, le Brésil, l’Égypte, Haïti, la Hongrie, la Libye, la Pologne, l’Ouganda, Sainte-Lucie et le Sénégal, dans laquelle ils expriment leur ferme volonté d’améliorer la santé des femmes tout en respectant la vie, la famille et les enfants : «Il n’y a pas de droit international à l’avortement», est-il affirmé. Tout au long de la semaine, de plus en plus de pays ont décidé de s’élever contre les priorités et les tactiques exposées pendant le Sommet.

Les organisateurs de celui-ci mettent en avant les engagements d’au moins 10 milliards de dollars sur les dix prochaines années pour les «droits reproductifs des femmes» pris par l’Allemagne, l’Autriche, le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l’Islande, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Commission européenne, ainsi que des promesses du secteur privé (ONG et entreprises) pour quelque 8 milliards de dollars.

Ces décisions placent les dirigeants africains dans la position de choisir entre l’aide au développement et la défense des valeurs de leurs peuples. L’archevêque de Kisumu et président de la conférence épiscopale du Kenya, Mgr Philip Arnold Subira Anyolo, a déclaré que le sommet utilisait le «développement des femmes» comme prétexte pour promouvoir «les droits en matière de santé sexuelle et reproductive».

Le Vatican avait déjà annoncé son boycott en octobre à la suite de la décision des organisateurs de se concentrer sur des questions controversées qui ne reflétaient pas l’agenda démographique du Caire de 1994. En 2017, l’administration Trump avait décidé de ne plus financer le Fonds des Nations unies pour la population, justifiant cette décision par le fait que l’organisation «soutient ou participe à la gestion d’un programme d’avortement coercitif et de stérilisation involontaire».

Source : The Tablet

Rédaction SRP

 

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