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Bouton de la Rubrique Grand Angle

Début de revirement au sujet de la culpabilité du cardinal Pell ?

En Australie, depuis quelque temps, certaines figures de la presse et du monde politique n’hésitent pas à exprimer publiquement leurs doutes sur la culpabilité du cardinal Pell.

Andrew Bolt, un journaliste de Sky News Australia, qui n’a cessé d’exprimer son scepticisme sur cette affaire, a fait le 13 novembre dernier une déclaration très ferme, affirmant que le cardinal est innocent et qu’il a été emprisonné «pour un crime [qu’il] n’aurait pu commettre».

Cardinal Pell

Bolt a également déclaré que certains militants «tentent de punir Sky et ses annonceurs» chaque fois que ce journal souligne «des problèmes incroyables avec cette condamnation extraordinaire» : «Nous payons un prix chaque fois que j’en parle à Sky, mais, bon sang, la justice doit compter pour quelque chose dans ce pays. […] Nous devons protester, chacun d’entre nous, chaque fois qu’un homme ou une femme est emprisonné pour un crime qu’il n’aurait pas pu commettre. Et si ça nous coûte cher, eh bien tant pis ! Je veux que vous réfléchissiez à ce que l’injustice a coûté au cardinal Pell, enfermé dans sa cellule, dans la honte. […] Si vous êtes accusé à tort et condamné à tort, soyez heureux que certains d’entre nous puissent vous défendre contre la foule, et puisse la Haute Cour régler ce scandale !»

Peter Baldwin, ancien ministre dans plusieurs gouvernements travaillistes australiens, a écrit un éditorial le 15 novembre dans The Australian sous le titre «George Pell Sex Abuse Conviction Must Be Examined» (La culpabilité de George Pell pour abus doit être examinée) : «Je n’ai jamais été un grand fan de George Pell, ne partageant ni ses convictions religieuses ni sa vision conservatrice du monde», écrit-il. «Cependant, j’ai été soulagé par la décision de cette semaine de la Haute Cour d’entendre son dernier appel.»

Stupéfait du rejet de l’appel présenté par le prélat en août, Baldwin a lu le jugement de la Cour d’appel dans son intégralité, ce qui l’a amené à se demander : «Ne s’agit-il pas de culpabilité par association ?» (expression employée quand une assertion est rejetée simplement parce que des personnes que l’on n’aime pas en sont les auteurs). «Comment une condamnation pourrait-elle être maintenue alors que l’une des deux victimes présumées a nié avoir été victime de mauvais traitements ? Ce fait à lui seul ne fait-il pas planer un doute raisonnable ?», s’interroge-t-il.

Baldwin souligne également l’invraisemblance que le cardinal Pell ait commis un délit aussi éhonté à un moment où les abus sexuels cléricaux étaient «devenus une préoccupation de premier plan» et où le prélat avait quelques mois auparavant préparé sa réponse aux allégations d’abus sacerdotal dans son diocèse. «Si la décision est maintenue, tous les Australiens devraient trembler», conclut l’ancien ministre.

Source : National Catholic Register

Rédaction SRP

Photo : Andy Brownbill / AP / SIPA

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