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Nomination de trois Français au Conseil pontifical de la culture

le pape au micro
Vatican News

Le 11 novembre, le pape François a nommé plusieurs nouveaux membres au Conseil pontifical de la culture, en particulier le cardinal Jozef de Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, le cardinal Joseph Tobin, archevêque de Newark, et le cardinal espagnol Luis Francisco Ladaria Ferrer, actuel préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Parmi les nouveaux consulteurs figurent trois Français : le Père Jacques de Longeaux, du diocèse de Paris, spécialiste de théologie morale et directeur de la Faculté de théologie de l’École Cathédrale, le Père Éric Salobir, religieux dominicain, qui préside un réseau réfléchissant aux enjeux éthiques des nouvelles technologies, et Maud de Beauchesne-Cassanet, responsable du département d’art sacré du Service national de la pastorale sacramentelle et liturgique au sein de la CEF.
Sources : Vatican News ; Cultura

Un premier président hispanique à la tête des évêques américains

L’archevêque de Los Angeles et membre de l’Opus Dei, Mgr José H. Gomez, a été élu le 12 novembre par une large majorité à la tête de la Conférence épiscopale américaine (USCCB) réunie à Baltimore. Issu de l’immigration mexicaine, vice-président de l’USCCB de 2016 à 2019, il est connu comme un opposant déterminé à la législation migratoire du président Donald Trump : il promeut activement une politique d’accueil et de régularisation des immigrés en situation illégale sur le territoire américain.
Mgr Gómez est le premier hispanique à présider l’USCCB. Il devra s’atteler à plusieurs dossiers importants : la crise des abus sexuels commis ou couverts par la hiérarchie de l’Église, la stratégie pastorale pour les années à venir, les traductions des livres liturgiques en rite romain, le programme de formation des prêtres diocésains.
Source : La Croix

Cardinal Pell : son pourvoi est déclaré recevable

Le cardinal Pell

Le 13 novembre, la Haute Cour d’Australie a annoncé qu’elle acceptait d’examiner le pourvoi en cassation formé en septembre par le cardinal
George Pell contre sa condamnation pour pédophilie. Aucune date n’a été fixée pour l’audience, qui ne devrait pas se tenir avant 2020.
Le cardinal australien, qui a toujours clamé son innocence, est détenu depuis huit mois, isolé des autres détenus, et purge une peine d’emprisonnement de six ans. Il ne sera admissible à la libération conditionnelle qu’après trois ans et huit mois. C’est la voix discordante d’un des trois juges d’appel qui a permis ce recours : il avait estimé que le témoignage de la victime comportait des «incohérences» et qu’il existait un doute raisonnable sur la culpabilité du prélat.
Source : Le Monde

Un évêque américain veut «ramener» les jeunes à l’Église

Mgr Robert E. Barron, évêque auxiliaire de Los Angeles, président du Comité épiscopal pour l’évangélisation et la catéchèse, a affirmé à ses confrères l’USCCB que la priorité des pasteurs était de «ramener» à l’Église les jeunes sans affiliation religieuse. Connu pour son site Internet Word on Fire, il a proposé un projet qui comporte cinq grandes lignes : ne plus simplifier la foi, impliquer les jeunes dans l’aide aux personnes en difficulté, promouvoir une culture catholique, faire des paroisses des lieux missionnaires, aller vers ceux qui ont quitté l’Église.
Source : Présence

Enquête judiciaire en cours dans l’affaire Zanchetta

Le 8 novembre, les autorités civiles ont perquisitionné la chancellerie du diocèse d’Orán (Argentine), où Mgr Gustavo Oscar Zanchetta, accusé en 2015 d’agression sexuelle sur des séminaristes, de fraude et de mauvaise gestion, a été évêque de 2013 à 2017. Peu après sa démission de l’évêché d’Orán, Zanchetta a été nommé par le pape François à un poste nouvellement créé dans l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, pour superviser le patrimoine et les biens immobiliers du Vatican.
Le Vatican a déclaré à deux reprises qu’il n’était pas au courant des méfaits de Zanchetta avant 2018, une affirmation contestée par l’ancien vicaire général du diocèse d’Orán, qui affirme avoir signalé les faits en 2015 et en 2017. En janvier 2019, le Vatican a reconnu que Zanchetta faisait l’objet d’une enquête et l’a suspendu de ses fonctions à l’APSA.
Source : CNA

CEF : une réponse à la souffrance des personnes abusées sexuellement par des clercs

Au cours de l’assemblée d’automne de la CEF, le président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, Jean-Marc Sauvé, a présenté un bilan d’étape : 2 800 témoignages de victimes ont été collectés. Les évêques ont adopté le principe d’un «forfait» proposé aux victimes d’abus, forfait qui n’est «ni une indemnisation, ni une réparation», mais qui «vise à reconnaître que la souffrance des personnes victimes tient aussi à des manquements d’ordres divers de l’Église». Son montant n’est pas encore fixé.
Le dispositif adopté sera mis en œuvre par chaque évêque dans son diocèse. Le fonds spécifique alloué à ce forfait sera abondé par les évêques, les prêtres, les coupables encore vivants «et les fidèles qui voudront bien nous aider», a précisé Mgr de Moulins-Beaufort.
Source : La Croix

Des «doulas» pour les mourants

Le mot «doula» désigne habituellement une femme qui accompagne une future mère pendant la grossesse, l’accouchement et la période postnatale, lui apportant un soutien émotionnel, physique et psychologique. Depuis plusieurs années, devant le constat de la grande solitude des mourants, sont apparues aux États-Unis des «doulas-fin-de-vie». Ces professionnelles, qui ne sont pas forcément du monde médical, ont reçu une formation pour accompagner des personnes en fin de vie et leurs proches. Elles évoquent avec les mourants leurs souhaits quant à la façon dont ils aimeraient vivre leurs derniers jours ; elles choisissent avec eux ceux qui les entoureront et la façon dont ils veulent partir. Après la mort de la personne accompagnée, elles continuent à rencontrer les proches du défunt.
Sources: Gènéthique

Des ONG profitent des crises humanitaires pour promouvoir l’IVG

Lors d’une conférence organisée à Washington le 8 octobre dernier, plusieurs grandes organisations internationales intervenant dans l’aide humanitaire d’urgence (CARE, Save the children, IRC et Family Planning 2020) ont affirmé profiter de leurs interventions dans des pays en crise pour promouvoir l’avortement : une crise humanitaire permet «de faire évoluer les normes de genre, de promouvoir la contraception et l’avortement et de mener des campagnes afin de modifier la législation relative à l’IVG».
Un membre de Care a expliqué que, dans le cadre de l’aide médicale internationale, l’organisation menait des actions prenant le contrepied de la politique américaine qui interdit le financement des groupes internationaux pratiquant des avortements ou soutenant cette activité. Un intervenant de l’IRC a déclaré que son organisation pratiquait des avortements dans huit pays, notamment en Colombie.
Source : Gènéthique

Cinéma : Joker, l’image de l’enfant sans père

Affiche de Joker

Arthur Fleck, le personnage principal du film Joker, est l’archétype de l’enfant sans père, déconstruit et peu à peu aspiré par une violence sans limites. Dans les années 1980, à Gotham City, une ville mythique, Arthur vit chez sa mère, vieille femme malade et abandonnée par son mari. La relation est ambiguë : le fils remplace le père absent. Sa seule image paternelle est un présentateur vedette de la télévision, Murray.
Arthur apprend de sa mère la vérité – ou presque – sur ses origines. Blessé, il change d’identité et devient «Joker», pseudonyme inventé à partir d’une phrase prononcée par Murray. Invité par celui-ci à monter sur scène lors d’une émission, Arthur le tue en direct devant les caméras, car il se moque de lui. Il sombre alors dans une violence extrême, errant dans les rues de la ville déguisé en clown. Méprisé de tous, il bascule peu à peu dans la folie, devenant un dangereux tueur psychotique.
Œuvre terrifiante et immense à la fois, le film Joker, récemment sorti sur les écrans, peint les ultimes conséquences de l’absence du père dans nos sociétés.
Joker, de Todd Phillips, avec Joaquin Phoenix et Robert De Niro, sorti le 9 octobre 2019.
Source : Aleteia

« Poupou » nous a quittés

Figure emblématique du cyclisme français, Raymond Poulidor s’est éteint le 13 novembre à l’âge de 83 ans. Son surnom d’éternel second et sa malchance chronique, qui l’a privé d’un succès dans le Tour de France, ne doivent pas nous faire oublier son brillant palmarès dans d’autres épreuves, marqué par sa rivalité légendaire avec Jacques Anquetil. On retiendra aussi l’immense popularité dont bénéficiait cet homme simple et chaleureux, demeuré loin des vanités qu’aurait pu susciter son statut de vedette. Il répétait souvent, à la fin de sa vie : «Si j’avais gagné le Tour, on ne parlerait plus de moi aujourd’hui.» Dont acte !
Source : Le Progrès

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