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Christus vivit ! Talitá kum1 !

Dans un monde où les défis ne manquent pas – agression générale par le monde numérique, particulièrement néfaste pour les jeunes (plus vulnérables, car souvent livrés à eux-mêmes), remise en question de la notion de nature, obsession politique à vouloir légiférer sur tous nos égoïsmes sans égard pour la souffrance laissée en héritage aux générations futures, montée d’un féminisme exagéré voulant rompre avec le lien fondamental paternité/maternité, réchauffement climatique et développement de poches de misère et de migrations importantes, corruption des systèmes, automatisation et chômage, culture de l’avoir et du superficiel,… –, le pape François a adressé le 25 mars dernier une lettre pleine d’espérance à la jeunesse du monde, intitulée Christus vivit2.

Tu es «l’aujourd’hui de Dieu3» en ce monde, tu as la force de ton âge, la richesse du rêve capable d’inventer, la jeunesse de ton cœur capable d’aimer4 et de s’engager durablement avec conscience du danger et de la difficulté de la tâche, leur dit le pape. On entend encore cette injonction de saint Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre : «N’ayez pas peur5 !»


«La jeunesse est l’âge du choix et c’est en cela que réside sa fascination et sa tâche la plus grande»


La jeunesse de notre monde serait-elle morte pour que le pape François lui adresse cette parole dans un contexte d’absence de vie, de larmes et de désespoir ? Sans doute que non, mais la jeunesse «c’est l’âge du choix et c’est en cela que réside sa fascination et sa tâche la plus grande6», dit François. C’est donc un appel insistant à se rendre attentif à la voie du Bon Pasteur, celui qui donne la Vie, car il est vivant, réellement.

Alors, «OUI» à l’invitation à se lever de son sommeil et à faire chemin avec le Bon Pasteur vers un seul but, le seul qui en vaille la peine : la sainteté7, qui passe nécessairement par l’amour du Bien commun. Et, au long cette marche, deux axes sont indissociables : l’amitié avec Jésus et le service du frère.

Tout d’abord, l‘amitié avec Jésus, parce qu’il nous connaît mieux que nous-même et n’est qu’amour, pure gratuité pour le bonheur de ses amis, dans l’acceptation de la souffrance jusqu’à la croix. François demande en effet aux jeunes de tomber amoureux du Christ «de manière définitive et absolue8», de fréquenter sa Parole, de participer à l’Eucharistie, de prendre du temps en silence pour réaliser à quel point cet Ami est bon.

Le deuxième axe du chemin, c’est le service du frère quel qu’il soit, car toute personne sur cette terre est une mission, une vocation, un mystère, «une terre sacrée […] porteuse de semence de Vie divine, devant laquelle nous devons nous déchausser9», pour l’accueillir inconditionnellement, la mettre en relation avec son Dieu et avec ses frères, lui donner un espace d’expression actif au sein de la communauté, l’écouter, l’accompagner, la soutenir sur son chemin, afin qu’elle puisse offrir à la terre le fruit unique qui est le sien.

Réalisons donc à quel point cette jeunesse – sans faire de jeunisme – est précieuse, et à quel point les aînés ont la responsabilité de la formation de sa conscience à la vérité et de son éducation à l’amour !

Suzanne Lamartinière

 


1 – Le Christ vit ! Jeune fille, lève-toi ! (cf. Mc 5, 41).

2 – Exhortation apostolique post-synodale Christus vivit, 25 mars 2019.

3Ibid. n° 64.

4Ibid. n° 13.

5 – Homélie de sa Sainteté le pape Jean-Paul II, place Saint-Pierre, le dimanche 22 Octobre 1978, n° 5.

6Christus vivit, n° 140.

7Ibid. n° 248.

8Ibid. n° 132.

9Ibid. n° 67.

 

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