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La barbarie et le refus de toute paternité

Ne nous y trompons pas ! Une fois de plus, l’arbre cache la forêt. L’arbre, c’est la revendication du droit à l’enfant pour toute(s), avec l’accès garanti et gratuit des couples de lesbiennes et des femmes seules à la PMA. Au nom de l’égalité et de la non-discrimination entre couples hétérosexuels et couples homosexuels, qu’est-ce qui pourrait empêcher le recours à une technique qui ne cesse d’ailleurs de repousser les limites du possible pour satisfaire un désir de maternité ? S’y mêle sans trop se cacher un féminisme militant, qui voit dans l’homme un mâle dominateur – quand il n’est pas «féminicide» –à qui l’on rend finalement justice en le réduisant à un spermatozoïde dans une éprouvette : un simple produit choisi sur catalogue et bien vite oublié une fois consommé.

Car enfin, dépendre d’un homme pour engendrer un enfant – que la femme veuille le faire toute seule ou qu’elle en porte le désir avec une autre femme – constitue une forme d’oppression, une entrave à la liberté que la médecine permet maintenant de contourner !


Au nom de la liberté, c’est un monde de barbares que nous sommes en train de préparer.


Derrière cet arbre, c’est une forêt beaucoup plus vaste qui est en train de brûler dans un silence et une indifférence assourdissants, loin des images satellites et des chaînes d’information en continu qui attisent l’indignation mondiale : celle de toute paternité. Car, au nom de la liberté, l’homme occidental ne doit plus dépendre de personne, et encore moins d’une nature qui lui donnerait le sens de la finalité de ses actes et de son existence. Dans son autonomie déifiée, rien ne saurait le conditionner : ni son origine, ni sa finalité.

Or, comme le souligne le cardinal Sarah, «l’homme civilisé est fondamentalement un héritier, il reçoit une histoire, une culture, un nom, une famille». Plus précisément, dans la transmission de cet héritage, l’homme masculin est principe, non pas dominateur, mais principe d’ordre par le fait même qu’il donne vie dans le sein de son épouse. Détruire cet ordre, c’est couper la filiation aux générations qui se succèdent dans le temps et, d’une certaine façon, retirer à l’enfant toute référence à son nom, à sa famille, à sa culture, à son histoire, éléments tous nécessaires à la construction de son identité.

Au nom de la liberté, c’est un monde de barbares que nous sommes en train de préparer.

Jérôme Fouquet

 

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