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État civil et PMA pour toutes : le réel falsifié

La logique est implacable, puisque les deux partenaires de même sexe en désir d’enfant auront enregistré une déclaration commune anticipée devant notaire. «Sur l’acte de naissance apparaîtra “mère et mère” quand nous avons des enfants qui sont issus d’une PMA pour un couple de femmes», a déclaré Nicole Belloubet, garde des Sceaux sur BFMTV. «La réalité, c’est celle-là : cet enfant a deux mères, eh bien, il aura deux mères à l’état civil»… Mais il n’aura plus de père !

Cette «réalité», le Parlement s’apprête à l’inscrire dans la loi en établissant un dispositif de filiation spécifique pour les enfants nés d’une PMA au sein d’un couple de lesbiennes. Il privera du même coup les enfants d’un droit naturel fondamental : celui d’avoir non pas deux parents, mais un père et une mère. Si cette «torsion» du droit est contre nature, elle est de fait inique. Être père ou mère ne peut être le fruit d’une simple volonté, quand bien même elle aurait été formalisée devant notaire. Être parent relève de la dignité de la personne humaine en tant qu’elle est un tout inséparable, corps, âme et esprit. Plus précisément, c’est au travers d’une relation conjugale – un acte profondément humain qui, en intégrant la nature du corps propre de l’homme et de la femme, fait communier deux altérités en une seule chair capable d’accueillir la vie – que la relation parentale se fonde1.


Connaître la vérité de la réalité de la nature ne relève pas de la croyance, mais d’un travail de l’intelligence.


Cette réalité-ci est belle, transcendante à la volonté et exigeante ; c’est sans doute pourquoi elle s’oppose à un réel reconstruit par la volonté de l’homme qui ignore la nature et repousse toute limite à «sa liberté». Ludovine de la Rochère rétablit la vérité du réel quand elle affirme qu’«un enfant ne naît pas de deux femmes. C’est un mensonge qu’on inscrit sur l’acte de naissance et dans la filiation2».

Dans quelques semaines ou mois, ce mensonge qui prive l’enfant de sa filiation naturelle sera devenu licite en France et des enfants grandiront sans aucune référence paternelle, ni légale, ni affective, ni éducative, pas même imaginaire.

Dans les débats qui traversent notre société, cette réalité de la nature est assimilée par ses «détracteurs» à une croyance qui, au nom de la laïcité, est reléguée dans la sphère privée. Pourtant, connaître la vérité de la réalité de la nature ne relève pas de la croyance, mais d’un travail de l’intelligence qui demande à la fois de l’humilité et un effort pour la rechercher, l’approfondir et si besoin savoir l’argumenter.

Il est grand temps de rendre à l’intelligence sa dignité en prenant le temps de se former. Cela éviterait à notre gouvernement d’être l’artisan d’une profonde injustice indigne de l’humanité.

Jérôme Fouquet

 


1 – Voir l’article d’Aline Lizotte dans la Smart Reading Press du 12 juillet 2018 : «Non, Monsieur Ferry, la PMA n’est pas équivalente à l’adoption».

2Le Figaro du 26 août 2019.

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