Littérature enfantine
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«On les voit dans la tristesse et dans l’abattement tant que le héros ou l’héroïne sont dans le malheur, et s’écrier de joie quand le temps de leur bonheur arrive». Cette observation de Charles Perrault au sujet des jeunes lecteurs de ses contes, on peut l’étendre à bien d’autres genres de la littérature de jeunesse. Elle est le signe que le livre en cours de lecture remplit son rôle – donner à l’enfant les clefs du monde extérieur et de son monde intérieur – et que son auteur (ou son «rewriter») n’a pas poursuivi d’autres visées, très éloignées de l’intérêt réel de l’enfant…

Pour Julie, la remise des carnets de note était toujours une promesse de bonheur… Non qu’elle fût une très bonne élève, mais parce que ses parents lui offraient un livre chaque fois que ledit bulletin donnait satisfaction. Assez souvent en tout cas pour qu’elle en ait vu de toutes les couleurs, le temps de sa scolarité, en parcourant les titres des fameuses Bibliothèques rose, verte, rouge, rouge et or, mais aussi ces merveilleux Contes et légendes qui la faisaient voyager dans l’espace et le temps… Un enchantement et une aide précieuse pour la formation de son imaginaire, tout autant que pour l’ouverture au monde de son intelligence. Il suffit de voir le sérieux avec lequel un enfant est plongé dans un livre pour s’en convaincre : la littérature pour enfants n’est pas un enfantillage.

Maquis et marécage

Le spectacle offert tous les ans par le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse1, à Montreuil, suffit à en convaincre tout visiteur : le livre jeunesse se porte bien2. Ateliers d’illustration, rencontres d’auteurs, dédicaces, lectures, séances de films d’animation, visites guidées, parcours littéraires, expositions, vitrine grandeur nature de la production éditoriale, etc. Ce rendez-vous obligé des professionnels offre à ses visiteurs un «paysage kaléidoscopique» du secteur3.

Quantitativement aussi bien que qualitativement, l’édition jeunesse est un domaine foisonnant. Même s’il a connu un léger recul ces dernières années, il se porte toujours bien : avec environ 400 maisons d’édition spécialisées, un chiffre d’affaires de 364 millions d’euros en 2016, 16 521 titres publiés, c’est la quatrième catégorie de l’édition française, derrière la littérature, le scolaire et les sciences humaines et sociales4.

La créativité et l’inventivité en sont des caractéristiques fortes : qu’il s’agisse des thèmes, des mises en page, des formats, des styles graphiques, l’imagination est au pouvoir, avec de belles réussites qui rendent souvent ces livres très attractifs pour les enfants. Même si, parfois, la prévalence de l’image se fait au détriment du contenu : certains albums sont très beaux, mais vides de sens, ne racontant presque rien.

Dans ce véritable maquis, s’il paraît chaque année des textes riches, illustrés avec goût et proposant des valeurs positives aidant les enfants à grandir, on trouve aussi ce que l’on pourrait appeler un «marécage» : «Derrière cette production pléthorique se dissimulent une qualité très hétérogène et des appétits parfois équivoques, pour ne pas dire idéologiquement pernicieux, voire corrupteurs», explique Anne-Laure Blanc5, qui poursuit : «un trop grand nombre de titres sont soit niais, soit porteurs d’une idéologie délétère. Les adultes — parents, enseignants, religieux — y sont présentés sous un jour plus que critique, les messages relayés tiennent de la pire des propagandes, celle qui cherche à manipuler des esprits et des âmes encore fragiles6

L’«éditorialement» correct à l’œuvre

Entraînée dans le mouvement qui a suivi mai 1968, la littérature de jeunesse a subi une mutation profonde : la transgression y a pris une place croissante, enfreignant parfois la loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse7. Il s’agissait d’aller contre la famille, l’école, la morale, etc. Bref, contre l’ordre traditionnel. Tomi Ungerer, célèbre auteur pour enfants, a déclaré qu’il écrivait «pour choquer, pour faire sauter à la dynamite les tabous, mettre les normes à l’envers».

Nouvelle évolution dans les années 1990-2000. D’une part, c’est le grand succès de la série emblématique des Harry Potter, qui emmènent l’enfant dans un univers étrange, celui de la magie et de la sorcellerie. D’autre part, bon nombre d’éditeurs de jeunesse se proposent alors d’offrir aux jeunes une littérature dans laquelle prévaut la volonté de «former» la conscience et les repères moraux des enfants, comme le faisait la littérature de jeunesse traditionnelle, mais avec des valeurs tout autres8 : «La littérature de jeunesse n’est plus un territoire protégé, où l’enfant se construit au voisinage de héros porteurs de valeurs morales, dans un décor culturellement et socialement stable. Les barrières tombent, l’enfant est confronté tout de go à l’univers des adultes, jusque dans ses perversions9».

En pointe depuis quelques années, le combat antisexiste. Le site Terra Femina n’hésite pas à écrire : «Des garçons qui partent à l’aventure, des filles qui ne pensent qu’aux princes charmants… encore trop souvent, la littérature enfantine véhicule des clichés sexistes qui touchent de plein fouet les plus petits. Heureusement, il existe quelques belles pépites qui démolissent avec humour et intelligence ces stéréotypes moyenâgeux10.» Quant à la promotion de l’idéologie du gender, elle n’est pas en reste11

Des rééditions trahisons

Ces orientations sont particulièrement manifestes dans le domaine des rééditions. Oubliés pendant des années, mis au pilon pour cause de ringardise, des titres très appréciés par la génération du baby-boom réapparaissent. Les titres, oui, mais quant au texte, une gomme sélective a opéré une «mise à niveau»… (à niveau inférieur, il va sans dire). Comparer les versions permet d’en faire apparaître les principales lignes de force.

La première est l’alignement des textes sur le niveau scolaire des enfants. Il faut simplifier pour rendre accessible : suppression du passé simple, jugé trop difficile d’accès et remplacé par le présent, appauvrissement du niveau de langue des personnages et du vocabulaire, tutoiement dans les dialogues, emploi de «on» au lieu de «nous», raccourcissement des phrases et des descriptions, voire évincement des descriptions12.

Autre tendance très nette : sacrifier à l’esprit du temps en effaçant ce qui est jugé incorrect. Il est pratiquement impensable par exemple de voir aujourd’hui dans un livre jeunesse un adulte qui fume. Lucky Luke lui-même s’est vu retirer son mégot de cigarette… La complexité psychologique des personnages ainsi que leurs caractéristiques propres sont simplifiées. On évite en particulier de mettre en scène de vrais «méchants».

La violence doit en effet apparaître le moins possible et, si elle est présente, c’est de façon la plus atténuée possible. Exemple : en 2010, les éditions Max Milo ont réédité Pauvre Blaise de la Comtesse de Ségur. Deux chapitres du livre ont été supprimés, dont celui qui évoque la mort par noyade d’un petit garçon de deux ans. Selon la directrice éditoriale du secteur jeunesse de cette maison : «Notre volonté était […] de remettre ce texte, au sens moral élevé, dans les mains des enfants d’aujourd’hui en tentant de l’adapter à son contexte contemporain. En effet, la déferlante d’informations dramatiques que reçoivent les enfants aujourd’hui par les biais des médias multiples, ne leur permet pas toujours de gérer l’impact d’une telle violence. Souvent seuls chez eux, ou pas toujours bien accompagnés, ils ruminent ces drames dont ils se sentent souvent coupables et qu’ils aspirent à réparer13

Dans ces adaptations, on reconnaît les principes du pédagogisme, qui privilégie l’«épanouissement» des enfants et néglige la transmissions des connaissances et de la culture.

L’enfouissement du christianisme

Certaines rééditions pratiquent également volontiers l’enfouissement chrétien, l’«invisibilisation» des références au christianisme. Le deuxième chapitre de Pauvre Blaise supprimé par la réédition de Max Milo est celui de la première communion du petit domestique. La responsable s’en explique : «Pour ce qui est du chapitre de la communion, pas l’ombre d’une condamnation dans notre choix. Mais plutôt une volonté de donner une chance à ce texte d’entrer dans les écoles où un débat sur la religion, aurait pu mal évoluer et provoquer quelques dérives, s’il était reçu comme imposé. Plutôt que d’ouvrir sur la démonstration d’une cérémonie strictement catholique, nous nous sommes dit qu’il serait peut-être plus riche et plus large de laisser s’ouvrir le débat dans les classes : chaque élève, suivant sa confession, pourrait exprimer de quelle façon il trouve les outils pour se tenir debout face aux épreuves qu’il rencontre14».

Dans la version originale de Pauvre Blaise, le chapitre sur la noyade voulait montrer comment la perte d’un être cher peut être surmontée grâce à la foi et à la solidarité chrétienne dans l’épreuve. La suppression de ce chapitre est une mutilation du livre. La Comtesse de Ségur voulait donner à l’enfant «des outils pour se tenir debout face aux épreuves». Aujourd’hui, c’est à chaque enfant de trouver des outils «suivant sa confession»… Il faut donc expurger le livre de ses références chrétiennes, quitte à le dénaturer ! Ce n’est plus pauvre Blaise, mais pauvre Comtesse !

Le Club des Cinq n’ira plus à la messe

En 1942 l’écrivain britannique Enid Blyton15 publie le premier roman de la série Le Club des cinq16, sous le titre Le Club des cinq et le Trésor de l’île. Ces romans d’aventure, mettant en scène quatre jeunes personnages et leur chien, ont bercé la jeunesse de toute une génération grâce à quelques ingrédients simples : des aventures captivantes, des personnages attachants, auxquels l’enfant peut facilement s’identifier, un chien exceptionnel…

Cette série emblématique, parue en français dans la Bibliothèque rose d’Hachette – elle a connu une immense popularité – a été retraduite à partir de 2006 pour être rééditée17. Passons sur l’esthétique très médiocre des nouvelles illustrations de couvertures… Les textes ont subi le traitement décrit plus haut : appauvrissement du style, disparition des descriptions, alignement sur le «politiquement correct18»…

Ainsi, Le Club des Cinq et les saltimbanques a été réédité sous le titre Le Club des Cinq et le Cirque de l’Étoile, le mot «saltimbanque» ayant probablement été jugé politiquement incorrect… Initialement, les Cinq croisaient Pancho, un jeune forain accompagné d’un singe et battu par son «oncle», ce qui en faisait un personnage émouvant, compagnon d’autres enfants aux conditions de vie difficiles Dans l’édition nouvelle, Pancho n’est plus battu. Tout au plus reçoit-il une fois une gifle de son oncle, qui le «gronde» et fait preuve de bons sentiments. Résultat : les ressorts psychologiques des personnages ne collent plus à l’action. La méfiance des forains envers la police a été supprimée, ainsi qu’une scène pittoresque où une foraine du style vieille sorcière récupérait les singes enfuis en proférant des paroles incompréhensibles. Antisexisme oblige, les répliques ont été redistribuées entre les différents personnages, et ce n’est plus Annie qui pleure à certains moments ou qui fait la tambouille…

Depuis 2006, le Club des cinq ne va plus à la messe (voir l’encadré ci-dessous), mais au marché… Peut-être faudra-t-il dans la prochaine édition remplacer les poulets rôtis par des beignets, véganisme oblige… Quant à Claude, un peu garçon manqué, on imagine le sort qui lui sera réservé !

Ancienne traduction (1969) «Voulez-vous aller à la messe ? demanda Mme Penlan. La route jusqu’à l’église de Trémanoir est ravissante, vous aimerez sûrement M. le curé ; c’est un saint homme. – Oui, nous irons, dit François […] La vieille église dormait à l’ombre de ses tilleuls ; elle était toute petite, accueillante, charmante. […] La chapelle était fraîche et obscure, mais trois vitraux de couleurs projetaient sur les colonnes et sur les dalles des reflets violets, rouges et bleus. M. le curé avait l’air d’un saint. Son sermon, tout simple, semblait émouvoir chacun des fidèles en particulier. Il les connaissait bien tous, il était leur ami. Lorsque les enfants sortirent de la messe, ils furent éblouis par le soleil. »

Nouvelle traduction (2011) «Voulez-vous m’accompagner au marché ? demande la fermière, après avoir rempli la dernière mangeoire de l’étable. – Oh, oui ! acquiescent les enfants. […] Le marché se tient à l’ombre des tilleuls : il n’est pas grand, mais très vivant. Sur les étalages reposent des légumes colorés et des fruits juteux. Des poulets dorés tournent sur les broches des rôtisseries. Les commerçants interpellent de leur voix sonores les clients qui arpentent l’allée, pour vanter la qualité de leurs produits. Mme Elouan connaît bien le boucher car c’est lui qui se charge de vendre les volailles de sa ferme. Lorsque les enfants quittent le marché, ils se sentent affamés.»

C’est Mozart qu’on assassine

Selon un libraire, quand des jeunes lecteurs ont été conquis par de vieilles éditions, ils viennent ensuite acheter d’autres livres des mêmes auteurs19. Les rééditions récentes sont souvent pour eux une déception : «Il y a une semaine, j’ai eu un retour d’un exemplaire du Club des Cinq, car une petite fille n’avait pas retrouvé dans la traduction remaniée ce qui l’avait séduite dans l’ancien texte. Elle s’est plainte à sa mère en lui disant que ce n’était « pas écrit de la même façon20”».

Offrir un univers aseptisé à des enfants qui, par ailleurs, sont quotidiennement au contact de la noirceur du monde ? Une idée bien étrange, à suggérer aux scénaristes de jeux vidéo… Actualiser les œuvres sous prétexte du changement de leur environnement ? Une façon de les priver de repères historiques. Leur ôter le plaisir des mots et des richesses de notre langue ? Un appauvrissement pour leur intelligence privée d’outils. Simplifier ces livres pour les rendre plus accessibles ? Que dirait-on d’un musicien qui supprimerait des notes au piano ou des cordes au violon pour faciliter à l’enfant l’apprentissage de ces instruments ?

Un bon livre pour enfants est un livre qui nourrit leur imaginaire, développe leurs capacités rationnelles et leur sens critique, les aide à se situer dans le temps et leur donne confiance en l’avenir, trempe leur caractère dans celui de grands personnages, les incite à se décentrer d’eux-mêmes et à dépasser leurs limites. Et non pas qui interpose entre eux et le monde des choix qui relèvent de présupposés et d’idéologies. Combien d’ouvrages ne va-t-il pas falloir réécrire pour les adapter à ces présupposés et ces idéologies eux-mêmes en constante évolution21 ?

«Ce qui me tourmente […] c’est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné…», écrivait Saint-Exupéry dans Terre des hommes. Un tourment que peut provoquer la dénaturation de la littérature enfantine : à travers elle, c’est un peu, dans chacun de ces enfants, Mozart que l’on assassine.

Élisabeth Voinier

 


1 – Cette année, du 27 novembre 2019 au 2 décembre. Voir le site tourisme93.com.

2 – Une étude Ipsos de 2016 concluait que les jeunes Français aiment lire. Ils consacrent trois heures par semaine à la lecture loisir, avec une moyenne de six livres par trimestre.

3 – L’expression est de Sophie van der Linden, critique littéraire, spécialiste de la littérature pour la jeunesse. Voir son blog.

4 – Voir le site de Syndicat national de l’édition.

5 – Voir antipresse.net.

6Ibidem.

7 – Jusqu’en 2011, les publications destinées à la jeunesse ne devaient pas montrer sous un jour favorable «le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse, ou à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques. Ces publications ne doivent pas non plus comporter de publicité, d’annonce pour des publications de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse.» En 2011, la loi a été modifiée.

8 – Certains éditeurs comme Talents Hauts, La Ville brûle, Rue du Monde, sont ouvertement engagés dans la lutte contre le sexisme et l’intolérance.

9 – Anne-Laure Blanc, Valérie d’Aubigny, Hélène Fruchard, Une bibliothèque idéale. Que lire de 0 à 16 ans ? Guide à l’usage des familles, des écoles et des bibliothèques pour les aider à sélectionner quels livres proposer aux enfants et aux adolescents, Critérion/Fondation pour l’école, 2018, 282 pages. 2 000 titres classés par âge des lecteurs et par type de livres.

10 – Voir terrafemina.com.

11 – Une «Malle EGALITEe » est proposée depuis 2013 dans le réseau des médiathèques de la Seine-Saint-Denis. Elle comporte 31 albums «non sexistes», c’est-à-dire qui «déconstruisent les stéréotypes sexués», parmi lesquels «le premier livre de fesses pour les petits».

12 – Exemple : «Ils passèrent une heure à discuter, puis le soleil disparut dans un flamboiement d’incendie, et le lac refléta de merveilleux tons de pourpre et d’or» devient : «Ils passent encore une heure à discuter, puis le soleil disparaît derrière les sommets alpins, et le lac prend des reflets dorés.»

13 – Jeannine de Cardaillac, directrice éditoriale du secteur jeunesse chez Max Milo, sur ce site.

14 – Anne-Laure Blanc et alii, op. cit.

15 – La Britannique Enid Blyton (1897-1968), auteur phare de la littérature jeunesse d’après-guerre, a publié plus de 600 romans en 40 ans.

16 – Titre original : The Famous Five. En France, la série est parue de 1955 à 1967 dans la collection Nouvelle Bibliothèque rose (puis Bibliothèque rose). Depuis 2011, Hachette Collections publie des fac-similés des volumes, avec texte et illustrations originaux.

17 – Dans son édition anglaise elle-même, l’œuvre d’Enid Blyton a subi un «triturage» éditorial notable : les textes ont été remaniées pour tenir compte de l’évolution des esprits sur des sujets comme le racisme, les rapports entre hommes et femmes, ou l’éducation des enfants. Autres remaniements : dialogues plutôt que narration, simplification du langage, édulcoration de la violence, etc.

18 – Voir les articles du Nouvel obs et d’Atlantico.

19 -Voir le Nouvel Obs.

20Ibidem. Depuis 2011, Hachette Collections publie des fac-similés des volumes, avec texte et illustrations originaux.

21 – Dans leur guide Une bibliothèque idéale, les auteurs proposent de revenir aux fondamentaux de notre culture et de faire entrer le jeune lecteur dans le monde enchanté et formateur des contes et des légendes, des belles histoires, des romans historiques, des ouvrages religieux et des trésors de notre littérature classique. Leur choix se porte sur de beaux livres, bien écrits, avec de belles illustrations, pour stimuler leur sens esthétique. Elles ont déterminé un «carré magique» : respect de la langue française, qualité esthétique, cohérence avec les valeurs morales et les traditions de notre société, regard positif et optimiste porté sur les personnages et les situations. Bref, tout le contraire du conformisme repentant, déracinant, consumériste, voire LGBT friendly, que certains éditeurs veulent imposer aux enfants.

 

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