Facebook Twitter Linkedin Whatsapp

Clonage et éthique !

Le clonage se développe dans le monde, faisant fi de toute considération éthique sur la manipulation du vivant, avec, comme une excuse, une finalité alimentaire… Mais pas uniquement, car il y a aussi la curiosité scientifique. En Europe, il est interdit depuis 2010, comme le rappelle La Croix :

Logo du journal La Croix

«Parmi tous les travaux de recherche répertoriés, une grande partie d’entre eux a d’abord pour but de développer des clones à des fins alimentaires. Et ainsi de reproduire à l’identique des espèces réputées pour la qualité de la vitesse de production de leur viande ou les qualités de leur lait. En Argentine, au Brésil ou encore aux États-Unis, plusieurs entreprises travaillent sur la production de viande ou de lait issus de vaches transgéniques. Près de 500 bovins, ainsi que des porcs, seraient produits chaque année pour le marché américain. […] En Europe, si certains chercheurs français ont travaillé dans cette optique dans les années 2000, ce n’est plus le cas depuis 2010, date à laquelle la Commission européenne a proposé d’interdire le clonage animal destiné à l’alimentation humaine. “De fait, la recherche dans le domaine alimentaire est totalement arrêtée en Europe”, explique Pascale Chavatte-Palmer, chercheuse de l’Inra qui a longtemps travaillé sur les clones bovins, et qui déplore aujourd’hui que ces expérimentations aient été interrompues pour “des raisons d’acceptabilité sociétale”.»

On devient bien sensible aux animaux ! Est-ce parce que nous sommes soucieux de notre responsabilité écologique ou par sentimentalisme romantique ?

Dans un article, le journal The Economist explique que la procréation est détachée de l’acte sexuel. La seule boussole de la science et de la recherche doit être :

Logo de The Economist

«Des parents heureux et des enfants en bonne santé, voilà ce qui fait une très bonne règle en matière de technologie reproductive. […] Tirer du sperme et des ovules des cellules du corps est sûrement la technique la moins contraignante à l’avenir. Un des avantages de cette approche est que les homosexuels puissent avoir un enfant lié aux deux parents. Mais la loi devrait insister sur le fait que deux personnes sont impliquées. Si une personne essayait de devenir à la fois le père et la mère de l’enfant, le spermatozoïde et l’ovule se rejoindraient et concentreraient de mauvaises mutations, ce qui constituerait la forme ultime de consanguinité. […] Tout régime doit être remis en cause, puisque l’opinion des personnes change à mesure qu’ils côtoient les nouvelles technologies.»

La question est sérieuse ! Dieu a dit «Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la ; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre» (Gn 1, 25). Mais Dieu n’a pas dit : «Fabriquez des enfants».

Crise USA/Iran

Les attaques de pétroliers dans le détroit d’Ormuz ont été attribuées au régime Iranien par le président américain Donald Trump. Depuis, les tensions entre les deux pays s’amplifient si bien que certains pensent déjà à la guerre.

Alexandre Del Valle, dans Valeurs Actuelles, analyse :

Logo de Valeurs Actuelles

«Trump a d’ailleurs laissé entendre qu’il était “prêt à dialoguer avec les Iraniens”, répétant qu’il ne souhaitait pas une guerre, ce en quoi on peut le croire volontiers, car elle compromettrait tout bonnement sa réélection. Sachant qu’il a le dernier mot en matière d’emploi de la force et de politique étrangère, ses déclarations sont d’ailleurs bien plus prudentes dans le fond que celles de son secrétaire d’État, Mike Pompeo, en désaccord avec lui sur la nécessité de réduire au maximum l’engagement des États-Unis dans des guerres. […] Toutefois, force est de constater que la politique de “pression maximale” de l’Administration Trump n’a pas produit d’effets probants pour le moment. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Iraniens sont résilients. L’erreur d’analyse des faucons américains et même de Trump a été de sous-estimer la fierté des Iraniens, traumatisé par les ingérences et occupations étrangères (des Anglais à la chute de Mossadegh sous les pressions de la CIA), et dont le nationalisme dépasse les très forts clivages internes, de sorte que face au spectre d’une intervention étrangère, la très grande majorité des opposants iraniens ferait bloc, excepté les Moujahidines du Peuple (détestés par tous en Iran) et quelques groupes ethno-religieux minoritaires travaillés par la CIA et le MI6.»

L’erreur de la presse française est d’analyser la politique américaine d’aujourd’hui en l’assimilant aux décisions de la politique de Bush, comme si la situation politique au Moyen-Orient était toujours la même !

Les catholiques qui fuient l’Église ne la fréquentent déjà plus

Le journal La Croix donne la parole a des personnes «catholiques» qui quittent, petits pas par petits pas, les bancs des églises, à cause de la honte de la crise des agressions sexuelles et de la difficulté de soutenir l’institution dans un tel moment. Le journal affirme :

«“Choqués” et “déçus” par les révélations d’abus et leur non-dénonciation, ces catholiques qui s’éloignent restent toutefois minoritaires : sur 4 000 questionnaires recueillis par La Croix ce printemps dans le cadre de l’opération “Réparons l’Église”, moins du tiers des personnes interrogées indiquent que les récents événements ont changé leur regard, leur engagement ou leur soutien à l’Église catholique. Parmi elles, on trouve de nombreux pratiquants occasionnels, déjà peu assidus aux célébrations dominicales et peu ou pas engagés dans la vie ecclésiale. Fustigeant les incohérences, voire l’“hypocrisie” d’une institution qui “interdit la communion aux divorcés remariés mais permet à un criminel de consacrer l’hostie”, ces intermittents du culte raréfient encore davantage leurs venues à la messe. Gênés à l’idée d’“appartenir” à l’Église, mais sans aller jusqu’à demander à être “débaptisés”, certains se disent désormais plus volontiers chrétiens que catholiques.»Une mince consolation !

Synode sur l’Amazonie : universel ou local ?

La question de l’ordination d’hommes mariés (viri probati) alimentera la presse qui couvrira le synode sur l’Amazonie… De quoi ramener tout le synode à cette seule question, comme le fait le magazine La Vie :

Logo de la Vie

«C’est tout le paradoxe de ce synode : premier synode local initié par François – il se focalise sur une aire géographique précise –, il pourrait bien être le plus représentatif du pontificat et le plus universel. Comme le pape l’a déjà dit, l’Amazonie est une sorte de laboratoire du monde et de l’Église. Voilà pourquoi la question de l’ordination de viri probati est si complexe, car on imagine mal qu’elle puisse être traitée uniquement comme une “exception locale”, sachant que d’autres Églises locales, en Allemagne notamment, sont particulièrement actives sur le sujet. Cela illustre la complexité de la réforme ecclésiale souhaitée par le pape, qui passe par une plus grande autonomie des Églises locales. Comment trouver la juste mesure entre la dimension universelle, la catholicité de l’Église, et les dynamiques locales, les logiques d’inculturation ? Ce synode sur l’Amazonie s’annonce à la fois comme un temps de bilan et une heure de vérité du pontificat.»C’est une question. Est-ce que l’ordination d’homme mariés dans l’Église détruira la nature du sacerdoce ministériel ? Si les pasteurs protestants se marient, c’est que la Réforme a aboli le sacrement de l’ordre au profit du sacerdoce commun des fidèles. La question ne se pose pas pour le synode de l’Amazonie, ni même pour toute l’Église universelle !

Pierre Hardon

 

>> Revenir à l’accueil