L'Église et la postmodernité
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«Confrontés à la modernité, les chrétiens sont déstabilisés. Que valent leurs dogmes à la lumière de la raison ? […] Mais, à son tour, le rêve moderne est en crise, entre les effets destructeurs de la mondialisation libérale, la hantise du terrorisme islamiste, la perte de confiance dans les responsables politiques et la montée des populismes. Le projet d’émancipation porté par les Lumières, dont on attendait tant, a dégénéré en fantasme de toute-puissance. […] Une identité chrétienne est à reconstruire», constate le sociologue Philippe d’Iribarne dans son dernier livre. Aline Lizotte nous propose son analyse de la thèse qu’il présente : il faut détruire l’obligation de la Vérité pour proclamer la Charité, et ainsi adapter le christianisme à la postmodernité.

Philippe d’Iribarne1 vient de publier, aux éditions Gallimard, un nouveau livre intitulé Chrétien et moderne. Philippe d’Iribarne est un sociologue, dont les recherches portent sur la rencontre entre la modernité et la diversité des cultures et des religions. Il est notamment l’auteur de Penser la diversité du monde (Seuil, 2008) et de L’envers du moderne (CNRS Éditions, 2012). Il a récemment publié L’islam devant la démocratie (Gallimard, 2013).

La pensée de Philippe d’Iribarne est à la fois intéressante et inquiétante. Intéressante parce que, dans le parcours qu’il trace du christianisme et de ce qu’il appelle son pouvoir «d’habiter l’humanité», depuis sa fondation jusqu’à la modernité, on trouve une certaine ressemblance avec la vérité du christianisme. Inquiétante, parce que l’auteur, qui cite l’Évangile à moult reprises, se démarque profondément de l’Église, principalement de l’Église catholique qu’il accuserait presque d’avoir «figé», sinon «trahi» la pensée profonde de Jésus.

Jésus, oui ! L’Église, non !

Iribarne illustre bien cette mentalité d’un certain nombre de penseurs modernes qui sont en empathie avec l’idéal culturel et humain de l’enseignement du Christ, mais qui récusent à l’Église le droit d’en être l’unique représentante : Jésus, oui ! L’Église, non ! L’ouvrage s’ouvre sur un bon nombre de phrases tirées des Évangiles et présentées selon un lien propre à l’auteur, qui met en évidence la force du Christ permettant à l’homme d’«oser penser par lui-même». À la limite, Emmanuel Kant deviendrait le meilleur disciple du Christ.


Pour Iribarne, les «dogmes» ont été pour l’Église catholique une tentative d’imposer des certitudes et de combattre un renouveau de l’humanité.


Pour Iribarne, les «dogmes», surtout les trois derniers – celui de l’Immaculée Conception et celui de l’Infaillibilité pontificale, tous deux prononcés par Pie IX, l’un le 8 décembre 1854, l’autre promulgué solennellement à la fin du Concile Vatican I en 1870, auxquels s’ajoute le dogme de l’Assomption de Notre-Dame proclamé le 1er novembre 1950 par Pie XII – ont été pour l’Église catholique une tentative d’imposer des certitudes et de combattre un renouveau de l’humanité qui était apparu avec les Lumières. La vérité ne s’impose pas, et surtout elle ne s’impose pas sans le doute. «Parmi les multiples tentations auxquelles le monde chrétien a succombé au cours de son histoire, la moindre n’a pas été la recherche d’un sentiment de certitude fondé sur des affirmations mises à l’abri de tout examen2». Or la vérité «dogmatique» élimine le doute et, par conséquent, elle élimine une habitation de l’homme en lui-même, qui trouve dans la recherche de la vérité le chemin de sa liberté. Mais le chemin de la vérité est le doute.

Le doute comme fondement de la recherche de la vérité

La méthode historico-critique telle que Philippe d’Iribarne l’a comprise a introduit dans notre façon de lire les Évangiles un doute sur leur vérité historique et l’a remplacé par la raison qui interprète le donné biblique à la lumière des exigences des temps historiques dans lesquels l’humain s’ouvre à la vérité. Citant Claude Geffré3 et Henri-Jérôme Gagey4, notre auteur ne craint pas d’écrire : «Si la prétention à détenir la vérité ainsi mise en avant est dommageable, ce n’est pas seulement même d’abord, parce qu’elle est de nature à décrédibiliser les enseignements de l’Église, et à travers eux le message du Christ, dans ce qu’ils ont de plus solide. C’est qu’elle fait fi de la capacité du message, tel qu’il est transmis par l’Écriture et la tradition, à éclairer celui qui l’examine librement. Elle méconnaît le fait que c’est en s’y confrontant en son âme et conscience que chacun peut le goûter comme une source de vie, et le peuple de Dieu y trouver une fontaine toujours renouvelée de lumière. Certes, une instance régulatrice, qui aide à faire la part de ce qui, dans le foisonnement des regards de foi, fait plus ou moins écho au message fondateur, est sans doute nécessaire. Mais une telle instance, loin d’être infaillible, ne peut qu’être marquée elle aussi par la finitude humaine ; les débats du magistère lors des débuts de la crise moderniste ne laissent aucun doute à ce sujet5».

Certes, Philippe d’Iribarne n’est ni un exégète, ni un théologien. Sa connaissance historique en matière de théologie fondamentale est faible, et ses «exégèses» relèvent d’une lecture personnaliste et spiritualiste de l’Écriture Sainte. Son propos n’en raisonne pas moins d’un écho très moderniste : le doute est non seulement au fondement de la recherche de la vérité, il est la condition essentielle d’une «vérité» partielle qui ne dépassera jamais la finitude de la condition humaine. Que puis-je espérer dira Kant ? La Raison humaine lui répond : rien d’autre que l’image de ton propre effort pour construire une représentation de ce que tu oses penser. La «vérité» ne sera jamais qu’une pure adéquation à ton propre cogito.

Il est donc inutile de chercher si les paroles évangéliques qui prétendent rapporter ce que Jésus a dit ou fait sont vraies, inutile de chercher la certitude d’un enseignement qu’il aurait ou n’aurait pas donné, vain de se demander s’il est vraiment Dieu ou s’il ne l’est que dans l’imaginaire populaire, le message évangélique n’est pas là pour nous dire ce que Dieu a fait, ni même pour nous enseigner ce que nous devons faire de façon «inhistorique» ou «infaillible» ; il est là pour «nous aider à nous ouvrir plus pleinement à notre humanité». Si nous prétendons «posséder» une vérité infaillible, une certitude définitive, nous nous isolons et nous nous enfermons dans une quiétude mortelle qui nous dissocie de l’humain. Telle est pour Iribarne la trahison du «dogme6».

La modernité du corps social


1789 n’a pas simplement fait que couper la tête du roi. Il a décapité toute autorité extrinsèque à l’individu.


Si 1789 a détruit, pour qu’il ne revienne jamais, un Ancien Régime et l’a remplacé par un autre qui s’est auto-nommé «les Lumières», il n’a pas simplement fait que couper la tête du roi. Il a décapité toute autorité extrinsèque à l’individu. L’homme est libre s’il ose penser avec sa propre raison… Et vouloir selon la volonté universelle. Rousseau, tel que l’interprète Iribarne, pense que le Corps politique, c’est-à-dire le système de gouvernement issu de l’ajustement des instances sociales – le roi, le clergé, le tiers – à égalité de Droit, en rendant l’Homme libre, sera le lieu privilégié pour engendrer le régime qui libérera l’homme de ses fers et, le rendant «bon», le fera naître serviteur de son bonheur et du bonheur de tous7. Si le régime politique fondé sur le Droit et sur l’égalité du Droit paraît disposer la société politique à rendre l’homme bon, il faut que chaque citoyen, au minimum soit un être de raison et ose sacrifier sa volonté individuelle à la volonté générale. Or, l’histoire des divers régimes politiques en France et ailleurs montre que, quel que soit le régime politique, quelle que soit la «lumière» que doit posséder chaque homme, les régimes politiques passent et ne demeurent pas, et aucun n’a été capable de rendre l’homme bon !

Ce n’est pas à cause du Politique lui-même, c’est à cause de ce qu’Iribarne appelle le «Corps social», essentiellement distinct du Corps politique. La notion de Corps social, qu’Iribarne tient d’Émile Durkheim, est cette coalescence qui émerge des «dialogues» entre les hommes «égaux» formant la société. Ces dialogues ne sont pas uniquement des échanges verbaux, ce sont les communications des «diverses manières de faire» qui émergent dans une société. Ce que Durkheim appelait le «fait social», c’est-à-dire l’échange des émotions, des opinions, des attentes, des cultures, qui donnent à une société humaine un visage particulier. Ce par quoi un Français est un Français, et un Comanche un Comanche !

Sans aller jusqu’aux recherches de la psychologie sociale ou de l’anthropologie culturelle, Iribarne appelle ces conditionnements un «dialogue» social, dans lequel l’Autre devient un Semblable et, de ce fait, est rendu capable d’un échange dialogal, où la Raison, c’est-à-dire l’humain, préside. Ce dialogue semble avoir toujours existé, au moins depuis l’apport de la civitas grecque. Mais ce qui caractérise le Nouveau Régime, c’est qu’il est celui de la démocratie, et non plus celui qu’impose une aristocratie ou une Église. C’est-à-dire qu’il ne reçoit plus sa «vérité» d’en haut, d’une manière extrinsèque ; il la reçoit de l’intérieur, de son intériorité. L’humain, l’homme intérieur, dialogue avec l’autre en toute égalité, et ce dialogue les rend semblables, égaux et frères. «En particulier, il serait totalement hors sujet de s’interroger sur le rôle spécifique du christianisme dans la vie de la cité. Tout au plus peut-on éventuellement lui accorder d’avoir inspiré une sorte de préhistoire ayant permis l’émergence de la société nouvelle, en commençant à accoutumer les esprits à des conceptions encore bien imparfaites de liberté et d’égalité. Mais, dès lors que ces notions brillent de tout leur éclat, la seule contribution que les chrétiens puissent apporter à l’avènement d’une société meilleure est de rejoindre, sur un terrain purement social et politique, le combat émancipateur des hommes de progrès8».

Iribarne reconnaît cependant que ce Corps social demeure imparfaitement construit. Il est non seulement imparfaitement construit, il n’apparaît que sous l’angle du pur Républicain que façonne la Démocratie porteuse unique de la Lumière de la Raison. Rousseau, Sieyès, Robespierre, Kant, Hegel et Marx, à des titres divers, n’ont que du mépris pour les «pauvres», les malheureux, les hommes qui ne sont pas des «semblables» parce qu’ils ne sont pas visités par la Lumière de la Raison. Il se fait fort de citer Locke : «Si une personne ne parvient pas à ce degré de raison, dans lequel elle peut être supposée capable de connaître les lois et d’en observer les règles, elle ne peut point être considérée comme une personne libre, on ne peut jamais la laisser disposer de sa volonté propre, […] elle continue à être sous la tutelle et sous la conduite d’autrui, pendant que son esprit demeure incapable de ce soin9».


Le Corps, dans son vécu réel, ne correspond nullement aux constructions idéalistes du Politique des Lumières.


Si la condition de l’efficacité du Corps politique exige une certaine cohésion et une approbation du Corps social, il faut sinon une homogénéité de ce Corps, du moins une certaine cohésion. Or ce Corps, dans son vécu réel, ne correspond nullement aux constructions idéalistes du Politique des Lumières. Ce Corps social traîne une multitude d’hommes qui ne sont pas des hommes de progrès, des hommes de raison, des hommes libres. Ce sont des hommes «dépendants», par la pauvreté ou par toutes les misères que cachent souvent les sociétés les mieux organisées et les plus républicaines ! Le «projet politique moderne et le message du Christ n’ont aucun terrain sur lequel se rencontrer. D’un côté, l’organisation globale de la société au sein d’un corps politique n’a rien à voir avec quelque expérience religieuse que ce soit10». Cependant, dans la mesure où le Corps politique est le lieu de la Lumière de la seule Raison, alors que le Corps social est le vécu réel des hommes du progrès et des hommes qui en sont incapables, ce corps social subit l’influence qui peut le prédisposer aux exigences d’un régime de pleine humanité.

C’est alors que Philippe Iribarne attribue une certaine influence au christianisme : «On est alors amené à prêter attention à la dépendance du corps politique envers le corps social et à considérer tout ce qui influence la vie de ce corps. On a affaire à une pâte humaine au sein de laquelle les messages politiques et religieux prennent sens, sont reçus et portent des fruits. En agissant sur cette pâte, le message chrétien influence la mise en œuvre du projet moderne en même temps que le regard moderne influence la réception du message chrétien». Pourvu, effectivement, que le message ne contredise en aucun cas les droits absolus de la Raison.

L’influence chrétienne

Mais selon les constations de Philippe d’Iribarne, si l’influence chrétienne ne peut rien sur le Corps politique, elle peut avoir une influence bénéfique sur le Corps social. En effet, constate le sociologue, la République a voulu prendre en charge ses membres défaillants et supprimer toute inégalité. Si elle a réussi à supprimer l’inégalité des privilèges, elle n’a pas réussi à supprimer les inégalités sociales. Celui que l’on aide, quelle que soit la forme du secours qu’on lui apporte, demeure toujours un être dépendant. Et le sentiment de sa dépendance crée des conditions de mal-être dans la société qui glorifie l’égalité. Le sociologue admire la manière dont le chrétien doit regarder le pauvre, non comme un être méprisant vers lequel il abaisse son regard pour lui venir en aide, mais comme un signe élevé de dignité, en qui il voit le Christ lui-même. Et de conclure : «Au-delà de ceux qui sont ouvertement dans une situation de dépendance, tout un chacun est concerné. Plus le combat politique réussit à disqualifier les images traditionnelles qui prêtent une certaine dignité aux positions dépendantes, moins ceux qui échouent à tirer profit de la promesse d’émancipation radicale peuvent être regardés comme de vrais citoyens. Face à cette menace, qui n’épargne personne tant une parfaite autonomie est en fait inaccessible, les membres des sociétés démocratiques déploient une activité industrieuse et inquiète. Tant que l’on espérait qu’un jour verrait la fin de toute situation dépendante, la disqualification de ceux qui les occupent ne paraissait lourde que de combats victorieux d’émancipation. Mais, quand il est vain d’attendre que tous accèdent à une autonomie radicale, est-il raisonnable de voir dans celui qui serait radicalement autonome le modèle de l’homme accompli ? Le Christ offre d’autres perspectives11».

Les déviations de la postmodernité

La modernité était ce projet de permettre à l’homme un devenir plus humain, où l’intériorité de la Raison, la liberté et l’égalité l’accomplissaient. La postmodernité vient radicalement détruire cette espérance. Ces derniers chapitres de Philippe d’Iribarne nous réconcilieraient avec sa pensée. Il vise juste. Ce qu’il appelle «postmodernité» et qu’il conteste, c’est cette tentative actuelle de réduire les différences par l’indifférence – et même par la négation – en les conduisant à une analyse où ne subsiste que le dominant et le dominé. «Simultanément, la vision d’une société politique idéale s’est transformée. Il ne s’agit plus d’une société unie par une communion dans la raison, mais d’une société ouverte à la diversité des conceptions de l’existence. C’est la tolérance, le dialogue entre ceux qui diffèrent par leurs choix de vie, leurs valeurs, leurs attachements, leur culture et leur histoire qui sont censés assurer la paix civile. Il s’agit toujours, en dépassant la fragmentation des sociétés traditionnelles, d’arriver à une forme de communion dans une humanité commune ayant accédé à l’universel, mais ce n’est plus la même communion. La tolérance a remplacé la raison. Cette tolérance est supposée aller de pair avec un abandon des identités “meurtrières” portées par une appartenance vécue comme essentielle à un groupe humain – une nation, une religion, un groupe ethnique – au profit d’identités fluides et métisses, mêlant sans les hiérarchiser des composantes multiples que l’on active tour à tour au gré des circonstances12».


Au nom de la tolérance, chacun est invité à admettre une équivalence absolue entre toutes les opinions, tous les choix de vie, toutes les religions…


Au nom de la tolérance, chacun est invité à admettre une équivalence absolue entre toutes les opinions, tous les choix de vie, toutes les religions, toute les attitudes raisonnables et déraisonnables. L’école doit s’aligner sur les apprentissages les plus débiles pour supprimer les différences entre celui qui est doué et l’enfant moins doué, le combat contre l’islam pour sauvegarder la laïcité n’est pas une critique des valeurs religieuses que propose le Coran, mais il est devenu uniquement celui d’une intolérance aux différences de choix qu’il propose. Bref, conclut Iribarne, la postmodernité élimine la Raison pour verser dans le non-sens, et ceux qui veulent maintenir les exigences du raisonnable sont rejetés au titre du maintien meurtrier de la classe dominante sur les dominés.

C’est pourquoi notre auteur en appelle à un christianisme renouvelé, qui permettrait à la «vérité» de l’humain de rejaillir comme un pôle attractif de la liberté de la Raison. Jésus n’a jamais rejeté les personnes, nous dit-il, il n’a jamais non plus admis tous les choix de vie et ne s’est jamais complu à une indifférence des situations. Il a libéré l’homme de la peur, alors que la postmodernité enfonce l’homme dans la peur de vivre de façon différente, d’affirmer ses choix et de les rendre efficaces.

Conclusion

On peut recevoir avec sympathie le message pathétique de Philippe d’Iribarne à cet appel à la destruction de la liberté de la Raison et à sa dernière analyse du triomphe postmoderne de la Déraison, qui verse dans la stigmatisation de la seule catégorie de domination versus dominé. Mais on peut aussi voir que l’apogée de la Raison qu’il célèbre contre l’obscurantisme du Moyen Âge, et en particulier principalement sur l’Église, est la cause de ce qu’il déplore. Le doute universel de Descartes n’est pas la solution aux maux de la modernité. La charité universelle que proclame le christianisme ne peut se réduire à une tolérance universelle, nous sommes bien d’accord. Mais, pour qu’il en soit ainsi, l’appel à la Raison ne suffit pas. Nous touchons là à l’impossible social : détruire l’obligation de la Vérité pour proclamer la Charité. Et, contrairement à ce que voudrait Philippe d’Iribarne, la Vérité s’enseigne, et la Charité s’exerce. La charité, l’amour, sollicite la volonté vers un vrai bien pour tous, le Bien commun, la Vérité éclaire l’intelligence pour le trouver et guider la volonté. Déplorer l’irraisonnable de notre époque est déjà sortir un peu des ténèbres, mais ce n’est pas suffisant. Seule la Vérité nous rendra libres ! À nous de la trouver et de l’aimer, et de nous efforcer de la trouver.

Aline Lizotte

 


1 – Philippe d’Iribarne, né le 7 mars 1937 à Casablanca (Maroc), est un ingénieur des mines, économiste et anthropologue français, directeur de recherche au CNRS.

2 – Philippe d’Iribarne, Chrétien et moderne, Gallimard, Hors-série Connaissance, 2019, 240 pages (édition du Kindle, emplacement 430).

3 – Claude Geffré, Croire et interpréter. Le tournant herméneutique de la théologie, Éditions du Cerf, 2001.

4 – Henri-Jérôme Gagey, La vérité s’accomplit, Bayard, 2009, p. 85.

5Iribarne, op. cit., emplacement 576.

6 – Rappelons que le mot «dogme» signifie simplement «enseignement», et que l’infaillibilité ne signifie pas que cet enseignement est sans erreur, mais qu’il jouit d’une assistance spéciale de l’Esprit Saint pour permettre à Pierre d’abord et aux Apôtres unis à Pierre ensuit d’enseigner le peuple de Dieu à comprendre et à suivre, TOUT ce que Jésus a enseigné afin de parvenir à la Vie éternelle (cf. Mat 28, 25).

7 – «J’avais vu, affirme Rousseau, que tout tenait d’abord radicalement à la politique et que, de quelque façon qu’on s’y prît, aucun peuple ne serait que ce que la nature de son gouvernement le ferait être ; ainsi cette grande question du meilleur gouvernement possible me paraissait se réduire à celle-ci : quelle est la nature du gouvernement propre à former le peuple le plus vertueux, le plus éclairé, le plus sage, le meilleur enfin, à prendre ce mot dans son plus grand sens.» (Emplacement 733)

8Ibid., 785.

9 – John Locke, Two Treatises of Government (1690), édition de Peter Laslett, Cambridge University Press, 1960, II, 60 ; traduction française, limitée au deuxième traité, Traité du gouvernement civil (1728), Garnier-Flammarion, 1992, p. 186-187.

10 – Philippe d’Iribarne, op.cit., emplacement 1058.

11Iribarne, op.cit., 2242.

12Ibid., 2606.

 

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