Facebook Twitter Linkedin

Réseaux homosexuels/agressions : un lien terrible…

Aux États-Unis, après le Rapport de Pennsylvanie et l’affaire McCarrick, l’Église américaine fait face aux problématiques de pédophilie. Pédophilie qui ne constitue qu’une minorité des cas, la majorité relevant de l’éphébophilie (c’est-à-dire un attrait sexuel pour un homme ou une femme pubère et non pas prépubère). Dans le rapport du John Jay College of criminal justice, plus de 80 % des agressions sexuelles commises par des clercs sont des agressions homosexuelles. Il existe un lien direct entre les réseaux homosexuels et l’abus, comme le souligne le National Catholic Register dans deux articles.

Le rédacteur en chef du National Catholic Register, Matthew Bunson, a eu un entretien avec le père Paul Sullins, sociologue, qui vient de rendre un rapport (Ruth Institute) faisant le lien entre ces réseaux, la formation des séminaristes et les agressions sexuelles :

Logo du NCR

«J’ai observé l’influence de ces sous-cultures homosexuelles dans les séminaires, qui encouragent et promeuvent l’agression. Et je trouve que cela explique la moitié de la forte corrélation entre les agressions et le pourcentage de prêtres homosexuels. Donc, quelque chose se passait, au-delà de la simple orientation sexuelle, pour encourager cette horrible activité immorale qui a causé un si grand préjudice à tant de victimes. Mon expérience dans l’étude des homosexuels a été la suivante : pour des personnes qui détestent la vérité, la vérité ressemble à la haine. […] Je ne sais pas exactement quelles mesures devraient être prises dans les séminaires. […] Mais la première étape que je recommande est d’examiner en détail quels séminaires, quels professeurs, quelles personnes ont été complices de la promotion de ce type d’activité, car nous ne savons rien.»

Dans un second article du même journal, c’est Mgr Charles Pope, doyen et pasteur du diocèse de Washington, qui prend la plume pour critiquer l’influence des réseaux dans l’Église et son «atmosphère générale» :

«L’atmosphère générale, cependant, est celle d’un désordre impie, créé par ceux-là mêmes qui sont chargés de veiller à l’ordre sacré : […] les synodes sèment la confusion et la division plutôt que la clarté ou l’unité. L’enseignement est en vacances, le silence face à l’erreur est généralisé, et l’écoute sans limites est qualifiée de “magistérielle”. Des euphémismes ambigus violant l’anthropologie catholique, la doctrine et la tradition sacrées sont adoptés sans critique. Il y a des “prêtres célèbres” qui promeuvent le programme LGBT sans aucune référence au repentir ou à la chasteté. […] Dans les séminaires et au sein de la prêtrise, la prédation homosexuelle s’est poursuivie pendant des années par un réseau de prêtres, parallèlement à la dissimulation, aux dénégations et au versement d’argent pour préserver le secret. […] Une orgie homosexuelle liée à la drogue aurait eu lieu à l’été 2017 dans l’appartement d’un haut prélat du Vatican.»

Ces constats d’une grande violence soulignent le véritable malaise qui traverse l’Église et la nécessité de revenir aux fondements anthropologiques catholiques.

Élections américaines de midterm : Trump gagne,… les démocrates gagnent !

Les élections américaines de mi-mandat ont eu lieu : les démocrates remportent la Chambre basse, tandis que les républicains renforcent leur position au Congrès. Les démocrates ont également emporté un nombre important de gouvernorats (même si ceux-ci sont majoritairement républicains), point important, car ce sont eux qui dessinent les circonscriptions électorales (c’est la pratique du gerrymandering : le découpage opportuniste en vue de favoriser un parti). Le Wall Street Journal souligne que les États-Unis sont plus divisés que jamais en deux partis, avec des problèmes pour l’un et pour l’autre :

Logo du Wall Steet Journal

«[Les résultats, NDLR] exposent des problèmes fondamentaux pour chaque parti. Les républicains sont le parti d’Américains plus âgés et de race blanche, dont beaucoup n’ont pas de diplôme universitaire, et ce groupe démographique diminue en pourcentage de la population. Les démocrates sont regroupés dans les villes et les banlieues, ce qui nuit à leurs chances dans les districts ruraux. Et tandis que M. Trump a remodelé le GOP [Grand Old Party, le parti républicain, NDLR] à son image, alors que les républicains centristes abandonnent le parti, les démocrates se lancent dans la course à la présidentielle de 2020 et sont confrontés au problème de savoir quel type de candidat peut unir leur coalition de minorités, de jeunes et de banlieusards éduqués.»

Pour le Washington Post, le président Donald Trump n’a pas entendu le message de ces élections, envoyé par des millions d’électeurs, dont une partie sont issus de son camp :

Logo du Washington Post

«Rien dans sa conférence de presse décousue de mercredi ne laisse penser qu’il a entendu le message que des millions d’électeurs, dont beaucoup étaient d’anciens partisans du GOP, ont tenté de lui envoyer en élisant une majorité démocrate à la Chambre basse. Au contraire, […] il a imputé la perte de la population du GOP à la Chambre des représentants, qui a refusé de faire campagne avec lui de crainte (sans doute justifiée) que son soutien ne leur fasse plus de mal que de bien. Un autre bouc émissaire apparent et prévisible : son procureur général, maintenant limogé, Jeff Sessions, un ancien apologiste que M. Trump a longtemps blâmé pour avoir permis à un avocat spécial de mener une enquête sur l’ingérence électorale russe. Selon le président, “les gens m’aiment et les gens aiment le travail que je fais.”»

Au contraire, le New York Times relève l’importance du Sénat conservé par Donald Trump, qui va lui permettre de promouvoir une culture anti-mort, en libérant de l’espace, du temps et de l’argent pour les lobbyistes anti-IVG :

Logo du New York Times

«Alors même que les démocrates s’emparaient de la Chambre des représentants et leur promettaient de faire échec aux priorités du président Trump et du gouvernement républicain, les conservateurs poussaient un profond soupir de soulagement mercredi après avoir renforcé leur majorité au Sénat. Leurs gains à la Chambre haute pourraient avoir un impact considérable sur le reste du mandat du président, en particulier sur sa capacité à continuer de modifier l’équilibre idéologique des tribunaux fédéraux. […] Avoir plus de gouverneurs anti-avortement dans les États qui ont déjà avancé une législation anti-avortement et une plus forte majorité au Sénat signifie également que les groupes activistes peuvent concentrer leurs dépenses sur la réélection du président en 2020, au lieu de verser de l’argent principalement pour la préservation ou la construction d’un Sénat républicain.»

S’agit-il vraiment d’une victoire démocrate ? On peut en douter, car leur position au Sénat sert les Républicains.

Victoire des loyalistes en Nouvelle-Calédonie

Le 4 novembre 2018, une peu plus de 174 000 Néo-calédoniens étaient appelés aux urnes pour répondre à la question : «Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?» 80 % d’entre eux se sont déplacés, et le refus de l’indépendance l’a emporté avec 56,4 % des suffrages. L’accord de Nouméa de 1998 prévoit qu’en cas de victoire du «non», deux autres référendums pourront être organisés avant 2022. Les journaux français soulignent unanimement que la victoire est plutôt du côté des indépendantistes que de celui des loyalistes…

Patrick Roger, pour le journal Le Monde, soutient ce diagnostic :

Logo du journal Le Monde

«Dimanche soir, paradoxalement, la déception était chez les vainqueurs et la satisfaction chez les vaincus qui, avec 43,3 % des suffrages améliorent légèrement leur score des élections provinciales de 2014. “On a déjoué les pronostics annoncés par les loyalistes, se félicite Roch Wamytan, le président du groupe Union calédonienne-FLNKS du Congrès. Nous considérons que ce référendum est un galop d’essai. Il y aura d’autres rendez-vous et nous comptons bien convaincre le peuple calédonien la prochaine fois.” […] Les discussions qui vont s’engager prennent en effet une tout autre tournure avec ce résultat, certes confortable pour le non à l’indépendance, mais plus étroit qu’espéré dans le camp loyaliste. Les indépendantistes, confortés par la très forte mobilisation de leurs partisans, notamment chez les jeunes, ne se rendront pas à la table des négociations en victimes expiatoires.»

Un constat que dresse Julien Chavanne, pour RFI, évoquant une véritable dynamique indépendantiste malgré la victoire du «non» :

«Une dynamique qui va peser dans le rapport de force sur les futurs référendums, désormais au cœur des enjeux. Car la question est désormais de savoir s’il y aura deux autres consultations sur l’indépendance, comme le prévoient les accords signés il y a 20 ans entre les deux camps. Les indépendantistes estiment que c’est leur droit et qu’il est impossible de revenir dessus. Ils en ont les moyens, puisqu’ils ont suffisamment d’élus au congrès local pour demander une nouvelle consultation. Et leur score plus élevé que prévu leur donne une certaine légitimité.»

Pour le site Atlantico, dans un entretien accordé à Jean-Michel Sourisseau, chercheur au CIRAD, il s’agit d’une véritable «volonté indépendantiste» :

Logo de Atlantico

«À mon avis, le « Non » l’ayant emporté, les indépendantistes souhaiteront aller jusqu’au bout de l’accord de Nouméa et du coup convoquer un deuxième vote, voire un troisième. Un des enjeux maintenant sera de gérer au mieux et de respecter cette volonté des indépendantistes de convoquer de nouveaux votes. Il faut faire attention à ne pas vouloir « purger » cette question maintenant que le Non l’a emporté, car c’est un risque de crise sociale à terme.»

Pour Mickaël Corre, dans le journal La Croix, le passif colonial français explique ce vote, et, en sous-entendu, pourquoi l’indépendance est nécessaire :

Logo du journal La Croix

«“C’est le résultat du travail de longue haleine mené par nos vieux”, opine Jacques, neveu de Yeiwéné Yeiwéné, l’un des signataires de 1988 assassiné un an plus tard par un indépendantiste opposé aux accords. Presque chaque Kanak rencontré affirme ne surtout pas vouloir revivre de violences, mais tous gardent en mémoire les luttes des années 1980, comme des révoltes antérieures, dont certains héros demeurent très populaires […]. Cette longue histoire ne sera sans doute jamais un passé révolu pour la génération des quinquagénaires dont les grands-parents, les parents et les oncles ont été soumis au régime de l’indigénat : limitation de circulation, taxes, travaux forcés… Cela ne fait en effet que 72 ans que les Kanaks ont cessé d’être des “sujets français”. “Ils n’ont pu réellement voter dans les conditions du droit commun qu’aux élections territoriales de 1957”, rappelle l’historien et juriste calédonien Luc Steinmetz.»

Si la presse française fait ses gorges chaudes du bon résultat indépendantiste, elle semble oublier qu’une majorité a voté contre l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie…

Itinérance mémorielle : une guerre passée au service des batailles présentes…

Depuis le 5 novembre 2018, le président de la République écume le Nord-Est de la France dans une série de commémorations des poilus morts au champ d’honneur avant la fin de la grande guerre et la sonnerie de l’armistice. Un déplacement très politique, à un moment où le président est en difficulté après une série de revers qui ont notablement fait baisser sa cote de popularité dans l’opinion. Guillaume Tabard, pour Le Figaro, souligne tous les avantages dont le président pourrait bénéficier s’il réussit à «trouver les mots justes» :

Logo du Figaro

«L’itinérance mémorielle qui conduira le chef de l’État dans dix-sept départements de l’Est et du Nord de la France ne manque ni de panache ni d’ambition. C’est ce qu’on pourrait appeler un déplacement total. Il célèbre le passé (la Première Guerre mondiale), accompagne le présent (visite d’entreprises, d’Ephad, rencontre de salariés, d’élèves…) et veut tracer des perspectives d’avenir (la renaissance de territoires frappés hier par la guerre, aujourd’hui par la mondialisation). Il est à la fois local (valorisation des communes les plus petites ou les plus oubliées) et global (le sommet des chefs d’État, Trump et Poutine en tête, le 11 novembre à Paris). Emmanuel Macron pourra donc à la fois donner des preuves de proximité avec “son peuple”, comme il désigne parfois les Français, et réaffirmer une stature internationale qu’il avait acquise aussitôt élu président.»

Pour Pascal Tournier, dans le journal La Vie, les commémorations sont pour le président un moyen de retrouver une assise à sa stature politique :

Logo de la Vie

«En traversant des régions frontalières avec quatre pays européens, il évoquera aussi une Europe qui se vit au quotidien pour contrer, à quelques mois des élections européennes, la montée du populisme et des idées souverainistes. Pendant près d’une semaine, il honorera surtout des régions qui ont su se reconstruire et aller de l’avant, en dépit des conflits et des crises sociales et économiques qui ont suivi. Bref, le redressement sera le maître-mot. “Les poilus ont les qualités du Français qui ne renonce jamais et qui est capable de se relever des grandes fractures de l’histoire”, appuie un de ses conseillers. […] Après une semaine passée au chevet d’une France meurtrie par l’Histoire lointaine et récente, parviendra-t-il à remonter dans les sondages où il stagne autour de la barre de 30 % de satisfaction ? C’est peu probable. Mais pour Jean Garrigues, “ces cérémonies de commémoration restent des petites pierres pour asseoir sa légitimité et sa présidentialité. Ce sont des images qui peuvent marquer son quinquennat.”»

Alain Auffray, dans Libération, va dans le même sens. La commémoration est l’occasion pour le président de lancer la bataille pour les élections européennes en fustigeant le nationalisme et en remettant le projet européen de paix au centre de son discours :

Logo de Libération

«À six mois des européennes, Macron compte sur cette semaine très particulière pour se “redresser” lui-même. Comme pour souligner l’importance de ce périple, il a très inhabituellement fait savoir qu’il prenait quelques jours de repos avant de se lancer, ce dimanche, à Strasbourg. Il est vrai que la rentrée a été rude : assommé par l’affaire Benalla, il a dû encaisser les démissions de deux ministres d’État, Nicolas Hulot puis Gérard Collomb, dont le remplacement a paru particulièrement laborieux. L’itinérance mémorielle est censée permettre de tourner cette page en donnant à voir un Macron peut-être moins jupitérien et plus participatif, mais surtout “représidentialisé” à la faveur d’une commémoration qui prétend faire de Paris la capitale mondiale de la paix et du multilatéralisme.»

Le président de la République joue davantage qu’il n’y paraît dans cette «itinérance mémorielle» qui lui offre une belle rampe de lancement pour les européennes, contre les «nationalismes».

Pierre Hardon

 

>> Revenir à l’accueil