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Déstabilisation de l’Orient et disparition de ses chrétiens

Un article de The Tablet rapporte que «la chrétienté en Iraq est gravement menacée.» Malgré la chute de l’État islamique, le christianisme est en péril : «Une […] femme nous a dit : “je crains que le christianisme ne soit mort ici !” Cette peur n’est pas sans fondement. Même avant l’État islamique, la chrétienté était en net déclin. En 2003, il y avait au moins un million trois cent mille chrétiens en Iraq. Aujourd’hui, leur nombre est inférieur à 250 000. Pour beaucoup, la réaction anti-chrétienne a commencé avec la chute de Saddam [Hussein, président de l’Iraq jusqu’en 2003, NDLR]». The Tablet déplore également que «les chrétiens d’Iraq ont été ignorés par les gouvernements occidentaux. Ils ont dû compter sur la générosité et le soutien des églises et des organisations caritatives chrétiennes de l’Ouest, sans lesquelles ils n’auraient rien». Le régime iraquien de Saddam Hussein, aussi dictatorial qu’il fût, maintenait un statu quo entre les communautés religieuses.

Les hôpitaux publics catholiques devront se plier à l’avortement en Irlande

Le National Catholic Register affirme que le premier ministre irlandais Léo Varadkar prépare «la loi pour autoriser l’avortement sur demande avant douze semaines de grossesses, et dans des cas spéciaux, avant vingt-quatre semaines». Répondant à la question d’un député socialiste dénonçant le «pouvoir de contrôle de l’Église sur les hôpitaux public», le premier ministre a «affirmé clairement que chaque hôpital public, qu’importent ses convictions, devra s’adapter à la nouvelle réalité» de l’avortement en Irlande. La loi à venir, a déclaré Varadkar, «permettra aux individus de se retirer en fonction de leur conscience ou de leurs convictions religieuses, mais ne permettra pas aux institutions de le faire.» Les institutions catholiques seront donc contraintes de ne pas afficher leurs convictions dans le paysage irlandais et de se soumettre aux diktats des sociétés occidentales modernes.

Les évêques allemands provoquent des tensions dans l’Église universelle

Selon The Tablet, les évêques allemands sont en colère suite à la lettre de l’archevêque Luis Ladaria, le président de la Congrégation pour la doctrine de la foi, affirmant le 25 mai dernier que le pape refusait de «publier un livret pastoral afin de préserver la doctrine et l’unité de l’Église universelle» préparé par la conférence des évêques allemande. «Les deux tiers de la hiérarchie ont voté pour le document qui a adouci les règles sur les conjoints non catholiques pour recevoir la communion» : c’est l’intercommunion. Selon le cardinal Müller, ancien président de la Congrégation pour la doctrine de la foi, «en poussant les partenaires protestants dans les mariages interconfessionnels à participer à l’eucharistie catholique, les évêques allemands ont provoqué une irritation internationale». Le cardinal fustige la volonté de la conférence des évêques allemande de «vouloir être le stimulateur cardiaque et le maître d’école de l’Église universelle».

Un christianisme à deux vitesses selon que l’on est américain ou européen

Le journaliste Sandro Magister a rapporté dans son blogue que la pratique du catholicisme varie en fonction des régions du monde. L’exemple le plus marquant est celui de l’Espagne : «La grande surprise vient en revanche d’Espagne où les athées, les agnostiques et les sans religion représentent aujourd’hui déjà 30 % de la population et sont arrivés à ce niveau dans un laps de temps très court». Il constate également que certains pays se sécularisent rapidement : «la France, l’Allemagne, la Suisse et le Royaume-Uni».

«La façon dont on abandonne la foi dans les différents pays européens est décrite par les personnes sondées comme un “éloignement graduel” de cette dernière, non traumatique. Mais en Espagne, trois sondés sur quatre l’attribuent aux “scandales qui impliquent des responsables et des instituts religieux.» En Amérique, la situation est différente : «Ils sont plus du double [à pratiquer une fois par mois au moins, NDLR] aux États-Unis, soit 64 %.» Concernant la pratique de la prière, si «14 % des chrétiens déclarent prier tous les jours» en Europe, «ils sont 68 % aux États-Unis».

Le gâteau de la discorde

«La Cour suprême américaine a affirmé le principe de la liberté religieuse dans sa récente décision Masterpiece Cakeshop» rapporte le National Catholic Register. Un pâtissier américain a refusé de réaliser un gâteau de mariage pour un «couple» de même sexe en raison de ses «sincères convictions religieuses» : «La Cour a réaffirmé fermement le libre exercice de la religion comme un droit fondamental, constitutionnellement garanti» affirme Joan Mannix, le conseiller spécial de la Thomas More Society. «Nous pensons que l’hostilité montrée par l’état du Colorado envers une personne comme Jack Phillips à cause de ses convictions pour le mariage démontre le besoin d’une législation, tant fédérale que nationale, pour protéger les personnes qui ont les mêmes convictions que Jack Phillips» explique Emily Kao, directeur de l’Heritage Foundation’s DeVos Center for Religion and Civil Society, dans le journal.

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