La lettre du pape
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La theologia del populo, qui s’est développée en Amérique latine depuis les années 1950, et spécialement en Argentine en lien avec le péronisme, est une clef pour comprendre le contenu de la lettre adressée par le pape aux chrétiens du Chili suite à la démission de leurs évêques, mais aussi pour comprendre bien d’autres aspects de son gouvernement de l’Église.

Le 13 mars 2013, le deuxième scrutin du conclave vient de se terminer ; dans le bus qui les ramène à Sainte-Marthe, les archevêques cardinaux de La Havane et de Buenos Aires sont assis à côté de Jorge Mario Bergoglio. Le cardinal Ortega se tourne vers lui et lui dit : «Jorge, j’ai besoin de te parler au sujet de l’Amérique latine, parce que cette après-midi, tu deviendras le pape». «Possible, répondit-il, à moins que l’omelette s’effondre. Quand veux-tu que nous parlions ?» «Maintenant, répondit Ortega, nous avons quarante minutes avant le lunch». Ils s’installèrent dans la suite d’Ortega, et il parlèrent de la situation de l’Amérique latine. Ce qui polarisait la politique de la région, c’est l’impasse dans laquelle elle s’est trouvée à la suite des tensions entre les USA et Cuba, comme si nous n’avions le choix qu’entre un socialisme étouffant et l’unique solution (sinkorswim) de l’individualisme. Ce à quoi Bergoglio répondit que «l’Église ne doit jamais être un simple spectateur ; elle doit accompagner tout processus de changement dans le dialogue. Le dialogue est le nom de l’amour ; il doit créer un nouvel espace pour permettre à l’Esprit Saint d’agir. C’est le moyen que le Christ a donné à l’Église pour changer le monde. Dialoguer veut dire parler directement, humainement et humblement. Il signifie tendre la main, non faire la leçon. Il signifie rassembler ceux qui cherchent et ceux qui critiquent, non seulement pour faire triompher les possédants. Il signifie un changement important dans la culture de l’Église, comme ce que Vatican II a demandé ; quand il veut que le pasteur soit comme celui qui flaire l’odeur de son troupeau aux quatre coins de la terre, et qui donne un coup de vent qui balaye dans le passé les sentinelles de l’orthodoxie qui regardent, dans leurs voitures, derrière les vitres teintées1

Qui sont ces «orthodoxes» qui regardent le peuple de Dieu derrière les vitres teintées ? Ce sont ceux que le pape François appellent les «élites», les théologiens épris de doctrine, les canonistes qui «brandissent» les règles et les normes, les clercs, aussi bien les membres de la Curie que les évêques et les prêtres en place qui ne sont pas à l’écoute du véritable peuple de Dieu, c’est-à-dire les «pauvres» qui ne sont rien et qui aspirent à devenir un corps social eschatologiquement sauvé et rempli de la joie de l’Évangile. Ce sont les thème de la «theologia del popolo».

Pour saisir la portée du discours social du pape François, il faut comprendre les grands thèmes de cette theologia del popolo, qui est propre à l’Amérique latine, et le moyen de mettre en œuvre ces thèmes en créant ce qu’il appelle «les espaces dynamiques», lequel moyen est inspiré du péronisme.

La theologia del popolo

En 1968, un prêtre, Lucio Gera, un des pères de la theologia del popolo disait à Medellin devant la conférence des évêques de l’Amérique latine : «Je viens de l’Amérique latine, où nous n’avons pas encore vraiment de tradition théologique et où nous commençons à voir si nous ne pouvons pas en créer une». Cette théologie propre à l’Amérique latine, ce n’est pas la théologie de la libération, c’est la theologia del popolo ou encore la théologie de la culture2. Elle fut développée entre 1964-1976 par un groupe de théologiens de la COEPAL (la Commission épiscopale pastorale de l’Argentine). Elle comprenait, entre autres, Lucio Gera, Rafael Tello, Carlos Scannone et aliis. C’est de cette conférence qu’est venu le thème de l’«option préférentielle pour les pauvres», qui fut développé, enrichi, augmenté, et qui servit de base théorique et pratique à toutes les activités et réunions des théologiens et des politiques qui influencèrent la réalité sociale et politique de l’Argentine jusqu’en 1976, c’est-à-dire jusqu’au moment où le régime militaire du général Videla renversa définitivement le régime Perón et déposa le gouvernement de la troisième femme de Perón, Isabel Martínez de Perón. S’imposa alors la loi du silence.


Les années 1950 constituèrent une sorte de siècle d’or pour le développement théologique dogmatique et social


Après les deux grandes encycliques sociales que furent l’encyclique de Léon XIII Rerum novarum et celle de Pie XI Quadragesimo Anno, divers mouvements sociopolitiques se développèrent aussi bien aux États-Unis qu’en Europe, aussi bien en France qu’en Allemagne. Les années 1950 constituèrent une sorte de siècle d’or pour le développement théologique dogmatique et social. Ces divers développements théologiques puisèrent à plein dans les courants philosophiques et politiques issus des philosophies «idéalistes», aussi bien le sens hégélien de l’histoire que le «sens» de la phénoménologie de Husserl, du personnalisme de Mounier et du marxisme. Au concile Vatican II, on vit naître les catégories théologiques du «pastoral» et du «doctrinal», qui inspirèrent fortement la constitution Gaudium et spes. En Amérique latine, elles furent à l’origine de ce qui devint la théologie de la libération, qui prônait un changement politique total, économique, légal et social, de caractère marxiste. Elles furent à l’origine de certaines dictatures, entre autres celles de Salvador Allende au Chili, de Chavez au Venézuela, et pour une part de Perón en Argentine, des Castro à Cuba et de Ortega (Sandinistes) au Nicaragua.

En Argentine, la théologie de la libération se transforma peu à peu en theologia del popolo. Elle y fut d’abord une théologie de la libération de la praxis pastorale (Pironio) ; elle devint, au Brésil, une théologie de la libération selon la praxis révolutionaire (Assman), au Pérou une théologie de la libération selon la praxis historique (Gutierrez), qui cherche l’unité du peuple dans la conjonction de l’homme et de l’Histoire. L’analyse des événements – le thème de l’Action catholique : voir, juger, agir – se développe selon la théorie marxiste ; la finalité est l’unité eschatologique de la foi chrétienne. Le dernier développement est la theologia del popolo (Gera et Tello). Celle-ci cherche l’inculturation de la théologie par une synthèse de la critique marxiste ayant comme horizon la foi chrétienne et de la culture propre à l’Amérique latine. Le sujet de l’analyse n’est pas la «classe», mais le peuple qui travaille, et le peuple, c’est l’unité organique des travailleurs contre l’élite (les possédants des grandes fortunes, qui ne «travaillent» pas). La theologia del popolo réinterprète le «peuple de Dieu» comme la partie pauvre du peuple national. Cette réinterprétation ne correspond pas à ce qu’en Occident on appelle les «pauvres», c’est-à-dire les défavorisés, ceux dont les revenus sont «au seuil de la pauvreté» ou ceux que leurs conditions de vie empêcheraient de recevoir des allocations sociales et qui sont dépendants des secours sociaux ou de l’aide des Églises. Les «pauvres» sont une catégorie bien définie : il forment une nouvelle voie d’être Église. C’est une catégorie dynamique et créative, c’est-à-dire un sujet collectif social3. Ce sujet «théologique» doit résoudre tous les conflits et tous les antagonismes en permettant l’unité dans la diversité. Cette redéfinition du «peuple de Dieu» permettrait d’articuler le discours théologique à la foi selon les exigences du discours politique sous le libellé de «libération et de dépendance» : liberté de la créativité et dépendance de l’Esprit Saint, afin de parvenir à l’unité eschatologique.

C’est ce qu’affirme Lucio Gera, qui écrit : «Certes, le peuple de Dieu est une communauté de foi, mais le fait de la penser et de la gouverner seulement comme une communauté de foi et non comme une société ou une institution, constitue pour le moins une grande abstraction et dénote l’incapacité de comprendre l’Église dans sa dimension historique, s’il est vrai que l’histoire se développe selon les jeux et les conflits des institutions, des structures, des organisations et des pouvoirs et non seulement sur la base de la conversion intérieure des personnes, des faits mystiques comme la prière, ou de la spontanéité des groupes de masses ou selon le témoignage qui ne se traduirait pas selon une organisation. Cela ne signifie pas qu’il faut méconnaître la valeur indubitable et la richesse fondamentale de la conversion, de la prière, de la spontanéité des groupes et des personnes, et des charismes individuels ou collectifs. Nous voulons seulement affirmer que les charismes collectifs et individuels, tant qu’ils ne sont pas institutionnellement organisés, ne peuvent atteindre toute la force nécessaire pour influencer, selon un mode déterminé, le cours de l’histoire4».

Cette redéfinition du peuple de Dieu a eu comme première influence de préciser le rôle du théologien et de son implication politique. Il influença l’apparition des «prêtres ouvriers», des slum priests (prêtres qui vivent dans les favellas ou autres quartiers défavorisés), les mouvements des prêtres pour le tiers-monde, etc. C’est principalement Gera qui introduisit la notion de culture dans cette théologie et qui en montra la beauté et la joie. Cette culture est une façon de vivre, un style, un ethos. C’est une immergence. Le prêtre ne vit pas seul, il partage tout de la vie de ses brebis, leurs souffrances, leurs angoisses, leurs espoirs… Il sent ainsi ce qu’elles attendent, ce qu’elles veulent et ce qu’elles peuvent intégrer de défauts, de vices et même de péchés. C’est pourquoi, quand Bergolio fut élut pape, il avait en tête comme premier souci d’intégrer dans ce peuple les divorcés remariés que, selon lui, l’interdit de communion eucharistique constituait en «exclus». Et pour que le divorcé remarié se sente intégré, il doit participer non comme acteur passif, mais comme acteur actif à la fête de l’Eucharistie. Pas tous, bien entendu, seulement ceux qui vivent selon cette communauté de foi, d’espérance et de charité qui est la marque du peuple de Dieu. En contrepartie, la théologie spéculative n’a aucune influence concrète dans l’histoire si elle n’est pas inculturée dans le vécu populaire. Elle n’est qu’une science ; elle ne se traduit pas en praxis ! Elle est peut-être utile, mais elle ne constitue pas le peuple de Dieu.

Les guardianes


Perón séduisit l’Église, qui l’appuya jusqu’au moment où il voulut l’intégrer dans son système et l’asservir à sa politique


Juan Domingo Perón non seulement fut un dictateur, mais il fut aussi un génie politique. Il permit à l’Argentine, après le New Deal de Roosevelt, de sortir le pays de la stagnation économique et de tourner l’économie vers la solution des problèmes sociaux. Il inaugura ce que l’on peut appeler le «populisme autoritaire». Il n’était pas un idéologue, mais un homme doué d’une force extraordinaire d’intuition politique, accompagnée d’une rare habileté d’organisation. Il permit l’intégration d’une multitude d’immigrants qui arrivaient à flots, à la recherche d’une vie meilleure. Perón créa un mouvement qui le dépassa. Il séduisit ainsi l’Église, qui l’appuya jusqu’au moment où il voulut l’intégrer dans son système et l’asservir à sa politique : l’Église refusa que le péronisme soit la nouvelle façon de vivre l’Évangile et de pratiquer la justice sociale. Perón se mit alors à lutter contre l’Église, entraînant de véritables manifestations dans lesquelles s’affrontaient catholiques et marxistes, péronistes et syndicalistes. Perón paniqua ; il jeta douze prêtres en prison et mit à sac les quartiers de l’Action catholique. Un quart de million de personnes, en la fête du Corpus Christi, le 11 juin 1955, descendirent dans la rue pour protester. La marine bombarda la Plaza de Mayo et tua un grand nombre d’innocents. Perón, en signe de répression, brûla 12 églises. En septembre l’armée éjecta le dictateur et proclama la Révolution de la liberté.

La force du péronisme fut de créer des équipes dynamiques dans tous les milieux, du travail en usine au travail dans l’armée, au sein de l’Église, entre le clergé et les fidèles, de gratifier les uns et les autres de subsides dont ils avaient besoin pour se développer. Chaque groupe avait son identité, son dynamisme, mais chacun trouva son inspiration dans l’esprit du péronisme. Les groupes les plus importants furent évidemment les guardianes : les groupes qui venaient des milieux du travail et des classes populaires. Ils se réclamaient les véritables gardiens du mouvement social qui quadrillait l’Argentine. Ils étaient en même temps les critiques les plus violents des montoneros, des groupes marxistes qui constituaient selon eux une déviation violente du péronisme. Au sein de l’Université du Salvador, il y avait trois groupes d’étudiants, chacun ayant à sa tête un jésuite comme chapelain. Le premier était conservateur, favorable à la dictature militaire d’Ongania ; le deuxième était marxiste et prônait la révolution marxiste ; le troisième – où l’on retrouve Bergoglio – était celui des guardianes, les seuls véritables péronistes préparant le terrain pour le retour du Chef. Ces équipes dynamiques, qui finirent par obtenir le retour de Perón, impressionnèrent beaucoup Bergoglio. Elles contribuèrent à créer ce qui fut appelé des «équipes de base», des communautés de base, qui devenaient le fondement populaire de la theologia del popolo.

François rêve-t-il ou est-il trompé par sa propre culture argentine ?

Le pape que le conclave a élu en 2013 n’était pas seulement l’archevêque de Buenos Aires, c’était aussi un homme dont la pensée sociale, politique et théologique était formée par la theologia del popolo, une théologie qui n’est pas la glorification de la misère, mais qui enseigne que le dynamisme de l’Église se trouve dans ces groupes où se résolvent les contraires, comme ceux où s’opposent l’esclave et le maître. Il n’y a plus de maître s’il n’y a plus d’esclave. Il n’y a plus d’inférieurs s’il n’y a plus de supérieurs. Il y a uniquement le peuple de Dieu qui, marqué par l’onction qui vient du Saint, est apte à créer le dynamisme d’où jaillissent, dans la créativité, les solutions vivantes d’une culture de la foi.

«Je voudrais faire une brève référence à la pastorale populaire qui se vit dans beaucoup de vos communautés, qui est un trésor inestimable et une école authentique où l’on apprend à écouter le cœur de notre peuple et en même temps le cœur de Dieu. Dans mon expérience de pasteur, j’ai appris à découvrir que la pastorale populaire est un des rares espaces où le peuple de Dieu ne subit pas ce cléricalisme qui cherche à contrôler et restreindre l’onction de Dieu sur son peuple. Apprendre de la piété du peuple, c’est apprendre à mettre en place un nouveau type de relation, d’écoute et de spiritualité qui demande beaucoup de respect et ne se prête pas à des lectures rapides et simplistes parce que la “piété populaire” reflète une soif de Dieu que seuls les pauvres et les simples peuvent expérimenter5.» Tout le discours du pape François aux catholiques du Chili est dans ces passages où il redit sa force de conviction qu’une theologia del popolo est la vraie solution à toutes les crises dans l’Église et, en ce qui concerne l’événement prétexte cette lettre, le refus de la culture de l’abus attribué au cléricalisme et la découverte du soin confié au dynamisme du peuple chrétien du Chili.


François ne cherche pas à remplacer la structure hiérarchique de l’Église par une sorte de réseau de communautés de base


Ne nous y trompons pas. François ne cherche nullement à remplacer la structure hiérarchique de l’Église par une sorte de réseau de communautés de base. Comme il le dit, la réforme de la hiérarchie ne mène à rien si elle ne s’appuie pas sur une organisation de base, de laquelle doit jaillir le dynamisme de l’Esprit Saint. C’est-à-dire dans chaque famille, dans chaque institution, dans chaque paroisse, dans cette immergence du pasteur au sein de son peuple. Ce qu’il reproche durement aux évêques, c’est de n’avoir pas été à l’écoute des membres souffrants – les victimes – du peuple. Il loue leur courage et leur obstination à faire éclater la vérité. De leurs cris émerge le besoin absolu d’une rénovation du dialogue – le lieu de l’amour – qui, s’il avait eu lieu, aurait été le remède à cette culture de l’abus !

Devant cette profession d’espérance, nous demeurons admiratifs, mais perplexes. Et nous ne pouvons nous empêcher de nous demander si le pape ne rêve pas ou s’il n’est pas trompé par sa propre culture argentine. Le concile Vatican II n’est-il pas la création d’une Église-communion ? N’a-t-il pas créé une Église-communion entre l’évêque et le chef du Collège ? N’a-t-il pas voulu cette communion des Églises particulières à l’unique Église du Christ ? N’a-t-il pas fait de l’évêque le vrai pasteur de son peuple en développant l’esprit synodal qui s’exerce dans le lien entre le pasteur et les brebis confiées à sa garde ? On peut créer autant de communautés de base que l’on veut, mais si ces communautés ne reconnaissent pas que, de par la volonté du Christ, elles sont confiées à leur pasteur et non à elles-mêmes, aboutirons-nous au dialogue ? On sait par expérience ce que sont devenus les «comités paroissiaux» à qui on a confié la tâche du dialogue et qui ont pensé qu’elles devaient réduire leur curé à leur propre volonté collective ? Où est alors l’onction de l’Esprit ? Le concile Vatican II, en faisant revivre une vraie collégialité, n’a-t-il pas rendu chaque évêque responsable non seulement de son diocèse, mais de toute l’Église, dans une union réelle à son chef, le pape ? En accusant durement les évêques et les prêtres de cléricalisme, François utilise-t-il le langage de l’amour ?

La solution est peut-être dans le dialogue entre les fidèles, entre les groupes dynamiques et les victimes, mais peut-être serait-il aussi entre le pape et les hiérarchies catholiques. Chaque évêque possède, de par la sacramentalité du pouvoir d’ordre qui le rend évêque, d’être membre du Collège. Il y a là une égalité voulue par le Christ lui-même. Au premier collège succède le Collège apostolique de tous les évêques, et à eux – et non seulement à Pierre – est aussi confié le pouvoir de lier et de délier en communion avec Pierre. Mais, de par la volonté du Christ, chaque évêque possède aussi le pouvoir de gouverner son diocèse, quels que soient ses défauts ! Et ce pouvoir n’est pas celui des communautés de base. Si les évêques sont isolés dans leur sacramentalité, où est la faute ? Au manque de dialogue entre eux et leur fidèles, ou au manque de dialogue avec Pierre ? À l’heure actuelle, il se peut que les fidèles donnent à leurs évêques le courage d’être de vrais pasteurs pour les victimes et pour les agresseurs s’il sont leurs prêtres. L’évêque qui est le vrai pasteur, c’est celui qui a la force d’endosser complètement sa responsabilité quand lui arrive une plainte d’une présumée agression sexuelle. Et il le fera s’il procède, avant d’envoyer le présumé coupable aux oubliettes de son diocèse, à une vraie enquête déterminant la nature de la plainte et la vraisemblance de la responsabilité de l’accusé.

Avant d’accuser tout une hiérarchie de cléricalisme, Pierre devrait peut-être l’encourager à assumer ses responsabilités. Cela est aussi du dialogue. C’est aussi un langage de l’amour, et l’Esprit Saint ne devrait pas en être absent.

Aline Lizotte

Photo : Aibdescalzo / Wikimedia Commons


1 – Cf. Austen Ivereigh, The Great Reformer, Picador, 2014.

2 – L’étude de la théologie du peuple s’inspire étroitement de Emilce Cuda, Theorizing Progressive Change in uniquely Roman Catholic Ways, in Nicolas Panatto, Pope Francis in postcolonial Realty, edition Panotto, 2015.

3Ibid., p. 45.

4 – Lucio Gera, La Religione del Populo, Nuova editione, EDB, 1978, p .67.

5 – Lettre du pape François aux chrétiens du Chili.

 

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