Gaudete et exsultate !

Avec son exhortation apostolique Gaudete et Exultate, le pape ne nous adresse pas un traité sur la sainteté, mais un appel à devenir saints dans le contexte du monde actuel, avec ses risques, ses défis et ses opportunités. Il nous donne les moyens d’y parvenir et remet la sainteté au centre de notre vie de baptisés.

Le pape François vient de nous adresser une exhortation apostolique qui, en France, a été un peu reléguée au second plan par les événements politiques, principalement par le discours du président Emmanuel Macron invité par la conférence épiscopale aux Bernardins. Je reviendrai sur ce discours du président la semaine prochaine. L’exhortation, intitulée Gaudete et exsultate, est pour nous plus importante.

Que nous dit le pape et que veut-il ?

Le pape nous invite tous à la sainteté. C’est normal pour un pape ! Mais c’est aussi normal, pour un chrétien, de l’entendre. Ce qu’il nous dit de la sainteté est ce que nous avons besoin de recevoir car il est vrai que nous nous faisons de la sainteté une fausse idée. La lecture d’hagiographies plus ou moins bien faites nous a conduits à concevoir la sainteté comme l’exception, et surtout à nous détourner de la désirer.

Parce qu’elle nous a été présentée sous des aspects d’héroïsme, de comportements exceptionnels, de grâces exceptionnelles, nous avons fini par ne plus faire de la sainteté que l’apanage des «âmes privilégiées», dont chacun de nous a l’impression de ne pas faire partie. À la limite, la sainteté ne serait pour personne. Car qui oserait se définir comme «une âme privilégiée», sujet de grâces exceptionnelles ? «Il ne faut donc pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles, nous dit le pape. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver, mais non pour que nous les copiions, car cela pourrait même nous éloigner de la route unique et spécifique que le Seigneur veut pour nous. Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1Co 12, 7), et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui1

Dans cette première partie de son exhortation, le Saint-Père est très précis. Il ne cherche pas à faire un traité spirituel, mais il nous incite à vivre de la grâce de notre baptême et à lui «laisser porter son fruit2» tout au long de notre vie. Il nous exhorte aussi à ne pas reculer devant nos faiblesses, nos difficultés et même nos péchés ; c’est par des petits gestes «que nous construisons ou que nous laissons l’Esprit construire en nous cette vie qui plaît au Seigneur3


Chaque chrétien a sa mission et doit découvrir la mission que le Christ lui désigne


Mais il y a plus ! Cette sainteté que le baptême met en nous nous invite fortement à sortir de notre enfermement. Ici, nous reconnaissons bien François. Sortir de soi, aller vers les autres, aller aux périphéries. Chaque chrétien a sa mission, et chaque chrétien doit découvrir la mission que le Christ lui désigne, car chaque chrétien doit laisser vivre le Christ en lui, «lui qui ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu» (Ph 2, 6), mais qui «sortit du Père pour nous ramener vers le Père4.» «Il n’est pas sain d’aimer le silence et de fuir la rencontre avec l’autre, de souhaiter le repos et d’éviter l’activité, de chercher la prière et de mépriser le service. Tout peut être accepté et être intégré comme faisant partie de l’existence personnelle dans ce monde et être incorporé au cheminement de sanctification. Nous sommes appelés à vivre la contemplation également au sein de l’action, et nous nous sanctifions dans l’exercice responsable et généreux de notre propre mission5». Ici, le lecteur soupçonneux sourcillera. Le pape serait-il contre la vie contemplative, contre le silence du cloître, contre la «séparation du monde» ? Son exhortation ne s’adresserait-elle qu’à ce qu’il nomme «la classe moyenne de la sainteté6» ? Pas explicitement, puisqu’il cite les grands maîtres de la vie spirituelle, saint Augustin, saint Thomas, saint Benoît, saint Jean de la Croix, sœur Thérèse-Bénédicte et d’autres, mais il est évident que son exhortation s’adresse à ce qu’il appelle lui-même le «peuple de Dieu», les hommes et les femmes qui vivent leur vie ordinaire au milieu des difficultés du «monde», et en qui l’Esprit agit. Ce qu’il veut leur dire, et par conséquent nous dire, c’est que la sainteté n’est pas une «spécialité de la vie consacrée», mais l’obligation de tous les baptisés et qu’en définitive «il nous faut un esprit de sainteté qui imprègne aussi bien la solitude que le service, aussi bien l’intimité que l’œuvre d’évangélisation, en sorte que chaque instant soit l’expression d’un amour dévoué sous le regard du Seigneur. Ainsi, tous les moments seront des marches sur notre chemin de sanctification7

Les flèches des Parthes8

Mais le pape François ne serait pas lui-même s’il ne réservait dans son carquois quelques flèches à tirer sur certains types de chrétiens dont il n’apprécie pas le style. Cette fois-ci, il ne désigne nommément personne, comme il le fit à la Curie lors de deux de ses «vœux» de Nouvel An. Il nous donne deux styles de «chrétiens» qui choisiraient des voies ennemies de la sainteté : les nouveaux pélagiens et les gnostiques. Ces mots réfèrent à des hérésies qui ont eu cours dans les premiers siècles de l’Église. Les pélagiens suivirent l’hérésie de Pélage, que combattit avec ardeur saint Augustin durant une partie de son épiscopat, et les gnostiques étaient les adeptes des multiples gnoses qui, dès le Ier siècle, devinrent une vrai péril pour l’Église.

Le pélagianisme

Originaire de l’île de Bretagne, le moine Pélage se fixa à Rome sous le pontificat d’Anastase (399-401). Il dirigeait, dans un ascétisme rigoureux, des personnes d’une grande piété, principalement des femmes. Comme à saint Jérôme, le spectacle lui parut révoltant des demi-convertis qui assaillaient l’autel. Par réaction, il érigea en système un moralisme dur et intransigeant, basé sur une conception stoïcienne de la nature humaine. D’après lui, en effet, l’homme créé libre possède une pleine vigueur de volonté qui lui permet de choisir toujours ses décisions. Il considère qu’il y a trois éléments dans l’acte humain : pouvoir, vouloir et réaliser. Le premier est le seul qui appartienne à Dieu. Si en nous créant Il nous donne le pouvoir, le vouloir et le faire nous appartiennent comme à celui qui tient le gouvernail : «La volonté est une balance équilibrée dont le fléau ne peut être infléchi à droite et à gauche que par la volonté9


Ce que le pape combat, c’est le volontarisme, de ceux qui misent uniquement sur leurs propres forces


De tout cet épisode qui marqua considérablement la vie de saint Augustin, François ne retient que l’effort de la volonté. En fait, ce qu’il combat, c’est le volontarisme, cet accent mis sur l’effort de la volonté, cette forme d’éducation beaucoup plus marquée par l’impératif kantien, qui fut la marque d’une certaine «spiritualité» au XIXe siècle. Il stigmatise sans concession ces nouveaux pélagiens : «Ceux qui épousent cette mentalité pélagienne ou semi-pélagienne, bien qu’ils parlent de la grâce de Dieu dans des discours édulcorés, en définitive font confiance uniquement à leurs propres forces et se sentent supérieurs aux autres parce qu’ils observent des normes déterminées ou parce qu’ils sont inébranlablement fidèles à un certain style catholique. Quand certains d’entre eux s’adressent aux faibles en leur disant que tout est possible avec la grâce de Dieu, au fond ils font d’habitude passer l’idée que tout est possible par la volonté humaine, comme si celle-ci était quelque chose de pur, de parfait, de tout-puissant, à quoi s’ajoute la grâce. On cherche à ignorer que ‘‘tous ne peuvent pas tout’’ et qu’en cette vie les fragilités humaines ne sont pas complètement et définitivement guéries par la grâce. De toute manière, comme l’enseignait saint Augustin, Dieu t’invite à faire ce que tu peux et à demander ce que tu ne peux pas ; ou bien à dire humblement au Seigneur : “Donne ce que tu commandes et commande ce que tu veux1011». Ceux qui ont connu ce style d’éducation chrétienne reconnaîtront ce rigorisme, lequel, à l’heure actuelle, est cependant bien passé, sauf dans certains milieux. Il y a cependant un risque que ces milieux se sentent heurtés d’être traités de «néo-pélagiens» et qu’ils critiquent encore plus qu’ils ne le font présentement ce pape qu’ils n’aiment pas, encore moins que son prédécesseur et les prédécesseurs du prédécesseur.

Le gnosticisme

Parler de la gnose est beaucoup plus compliqué, car la gnose est en fait une hydre aux multiples têtes. Combattue par les papes du IIe siècle, mais surtout par Irénée de Lyon (130-202), la «gnose» – dont le terme grec désigne la «connaissance» – n’est pas une connaissance ordinaire. Il s’agit en fait d’une connaissance religieuse qui prétend pénétrer l’origine divine de l’homme et sa destinée et lui être de ce fait un salut et même une rédemption. En fait, la gnose présente un mélange du dualisme platonicien (matière et Idées), du dualisme de l’Inde (Être et Apparence) et du dualisme iranien du Zoroastre (le Bien et le Mal). Ce mélange aboutit à une pensée dans laquelle on trouve un Royaume du mal et des ténèbres largement identifié avec le monde visible de la matière. En opposition à ce monde des ténèbres, il y a le Royaume de la Lumière, celui du Dieu inconnu. Ce Dieu n’a ni substance, ni être, ni essence déterminée. Aucun nom ne peut l’exprimer. Il est l’Ineffable, le Silence, l’Abîme. Le monde n’est pas son œuvre, mais celle d’un être subordonné.

François ne s’attarde pas à ces subtilités. Pour lui, le gnostique est celui du système de la raison qui prétend imposer sa cohérence et être la seule voie possible pour rendre compte de la vérité de l’Évangile. Il ne craint donc pas de dire : «Nous ne parvenons à comprendre que très pauvrement la vérité que nous recevons du Seigneur. Plus difficilement encore parvenons-nous à l’exprimer. Nous ne pouvons donc pas prétendre que notre manière de la comprendre nous autorise à exercer une supervision stricte sur la vie des autres. Je voudrais rappeler que dans l’Église cohabitent à bon droit diverses manières d’interpréter de nombreux aspects de la doctrine et de la vie chrétienne qui, dans leur variété, aident à mieux expliquer le très riche trésor de la Parole. En réalité, à ceux qui rêvent d’une doctrine monolithique défendue par tous sans nuances, cela peut sembler une dispersion imparfaite. Précisément, certains courants gnostiques ont déprécié la simplicité si concrète de l’Évangile et ont cherché à remplacer le Dieu trinitaire et incarné par une Unité supérieure où disparaissait la riche multiplicité de notre histoire12».


La sainteté ne passe pas par la vérité du système rationnel


Ces mots demeurent confus car il y a bien une vérité dogmatique dans l’Église et l’on ne peut utiliser n’importe quel langage de la raison pour l’expliquer ; il y a bien, au-delà du dogme, la vérité de l’Évangile et celle du Nouveau Testament, et ce n’est pas n’importe quelle forme d’explication qui peut en rendre compte. Si cela était, les raisonnements d’Arius seraient aussi valables que ceux d’Athanase, et Nestorius pourrait être lu avec autant de bonheur que Cyrille d’Alexandrie. Si l’on admet une vérité dogmatique, pourquoi récuserait-on une vérité morale ? Walter Kasper a-t-il autant d’autorité que Thomas d’Aquin pour expliquer la même chose en théologie morale ? Tous les langages sont-ils également valables, tous les systèmes philosophiques sont-ils égaux, tous les raisonnements reflètent-ils la même splendeur de la vérité ? Cela ne récuse pas le fait que Dietrich Bonhoeffer puisse avoir acquis une plus grande sainteté qu’un théologien catholique ancré sur ses positions «manuelistes», qu’un Gandhi ou un Martin Luther King puisse davantage témoigner d’un amour surnaturel du prochain qu’un catholique uniquement préoccupé de ses intérêts et de ses égoïsmes. La sainteté ne passe pas par la vérité du système rationnel. Cependant, si des théologiens catholiques et des philosophes réalistes peinent à trouver un langage adéquat pour rendre compte de la vérité que nous recevons du Seigneur, sont-ils des gnostiques parce qu’ils exigent d’eux-mêmes et de leur langage une plus grande adéquation à la Révélation que ceux qui ne s’appuient que sur les besoins subjectifs de leur raison à s’exprimer «librement» ?

La voie des Béatitudes

Avant d’aborder ce passage de l’exhortation, on peut se rappeler, sans aucun préjudice à l’égard de ce qu’enseigne François, ce passage concernant les Béatitudes que nous donne saint Jean-Paul II, dans Veritatis splendor : «Les Béatitudes n’ont pas comme objet propre des normes particulières de comportement, mais elles évoquent des attitudes et des dispositions fondamentales de l’existence et, donc, ne coïncident pas exactement avec les commandements. D’autre part, il n’y a pas de séparation ou d’opposition entre les béatitudes et les commandements : les uns et les autres se réfèrent au bien et à la vie éternelle. Le Discours sur la Montagne commence par la proclamation des Béatitudes, mais renferme aussi la référence aux commandements (cf. Mt 5, 20-48). En même temps, ce Discours montre l’ouverture et l’orientation des commandements vers la perfection qui est celle des Béatitudes. Celles-ci sont, avant tout, des promesses, dont découlent aussi, de manière indirecte, des indications normatives pour la vie morale. Dans leur profondeur originelle, elles sont une sorte d’autoportrait du Christ et, précisément pour cela, elles sont des invitations à le suivre et à vivre en communion avec lui13


Les Béatitudes ne sont pas des normes morales mais des voies de perfection qui nous permettent de suivre le Christ de plus près


C’est dans cet esprit que le pape François nous présente la spiritualité des Béatitudes. Ce ne sont pas des normes morales, ce sont des voies de perfection qui nous permettent de suivre le Christ de plus près et d’imiter d’une façon plus concrète ses vertus. Mais le Saint-Père ne s’attarde pas trop à développer les attitudes du Maître, il cherche plutôt à nous enseigner comment incarner le modèle de vie dans la société concrète dans laquelle nous vivons. C’est ainsi qu’il enseigne à fuir l’attachement aux richesses, qui fait que le «cœur qui se sent riche est tellement satisfait de lui-même qu’il n’y a plus de place pour la Parole de Dieu14», à pratiquer la douceur de Jésus qui permet d’approcher notre frère «dont les mauvaises actions nous préoccupent, à le corriger avec un esprit de douceur15», l’affliction du cœur qui nous permet de pleurer au lieu de nous réjouir de ce qui réjouit le monde «qui ne veut pas pleurer et qui préfère ignorer les situations douloureuses, les dissimuler, les cacher16». Si la justice qui est celle de ce monde est faite souvent de corruption, la vraie justice, celle que nous propose le Christ, «commence à devenir réalité dans la vie de chacun lorsque l’on est juste dans ses propres décisions, et elle se manifeste ensuite quand on recherche la justice pour les pauvres et les faibles17» ; cette justice entraîne la miséricorde, qui consiste à donner, à aider les autres, à pardonner et à comprendre18» ; et la miséricorde fait des cœurs purs, des cœurs qui ne sont pas souillés par le mensonge, des cœurs qui se donnent aux autres, seuls ces cœurs purs «peuvent voir Dieu19».

S’il faut désirer la paix, il faut que cette paix soit la paix évangélique : «Il n’est pas facile de bâtir cette paix évangélique qui n’exclut personne, mais qui inclut également ceux qui sont un peu étranges, les personnes difficiles et compliquées, ceux qui réclament de l’attention, ceux qui sont différents, ceux qui sont malmenés par la vie, ceux qui ont d’autres intérêts. C’est dur et cela requiert une grande ouverture d’esprit et de cœur, parce qu’il ne s’agit pas d’un consensus de bureau ou d’une paix éphémère pour une minorité heureuse, ni d’un projet de quelques-uns destiné à quelques-uns. Il ne s’agit pas non plus d’ignorer ou de dissimuler les conflits, mais d’accepter de supporter le conflit, de le résoudre et de le transformer en un maillon d’un nouveau processus». Il s’agit d’être des artisans de paix, parce que bâtir la paix est un art qui exige sérénité, créativité, sensibilité et dextérité20». Si le grand critère de cette béatitude est la charité, elle doit conduire jusqu’au «martyre» de la Croix, c’est-à-dire jusqu’aux «peines et aux souffrances que nous supportons pour suivre le commandement de l’amour et le chemin de la justice ; cela est une source de maturation et de sanctification21».

Dans le monde actuel

Il n’est pas facile de pratiquer cette sainteté des Béatitudes dans le monde actuel. C’est pourquoi le pape François termine son exhortation par des conseils pratiques : endurance, patience et douceur, humilité, joie et sens de l’humour. «Le saint doit-être capable de vivre joyeux avec le sens de l’humour22.» Il doit vivre en communauté qui est, selon la citation qu’il donne de saint Jean-Paul II, «le lieu théologal ou l’on peut faire l’expérience de la présence mystique du Seigneur ressuscité23».

Le pape François termine son exhortation par un petit joyau évangélique, que je laisse à chacun le soin de découvrir et qui s’intitule «Rappelons comment Jésus invitait ses disciples à prêter attention aux détails24

Un très grand merci au pape François !

Aline Lizotte

Pape François, Gaudete et exsultate, préface de Mgr Aupetit, éditions Parole et Silence, 2018.


1Gaudete et exsultate, 11.

2Ibid., 12.

3Ibid., 18.

4Ibid., 20-21.

5Ibid., 28.

6Ibid., 7.

7Ibid., 31.

8 – L’expression «flèche du Parthe» vient d’une technique de combat utilisée dans l’Antiquité par les Parthes : tout en galopant, les cavaliers-archers parthes se retournaient sur leur monture et arrosaient de flèches leurs poursuivants qui se trouvaient ainsi exposés et incapables de riposter.

9 – Dom Charles Poulet, Histoire du Christianisme, t. I, c. II, p. 416.

10Saint Augustin, Confessions, X, XX1X, 40 : «Et mon espérance est tout entière uniquement dans la grandeur immense de ta miséricorde. Donne ce que commandes et commande ce que tu veux».

11Gaudete et Exsultate, 49.

12Ibid., 43.

13Jean-Paul II, Veritatis splendor, 16.

14Gaudete et Exsultate, 68.

15Ibid., 73.

16Ibid., 75.

17Ibid., 78.

18Ibid., 80.

19Ibid., 83-86.

20Ibid., 89.

21Ibid., 92.

22Ibid., 122.

23Jean-Paul II, Vita Consecrata, 42.

24Gaudete et Exsultate, 144.

 

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