Voyage du pape François en Égypte

«L’Égypte, pour nous, a été signe d’espérance, de refuge et d’aide. […] Vous raconter ce voyage signifie parcourir le chemin de l’espérance». C’est ainsi que, selon Radio Vatican, lors de l’audience générale qui l’a suivi, le pape François a voulu rendre compte de son voyage apostolique au Caire les 28 et 29 avril derniers. Un voyage placé sous le signe du «dialogue entre les chrétiens et les musulmans et, en même temps, de la promotion de la paix dans le monde». C’est pourtant dans une Égypte en état d’urgence et sous haute surveillance que le pape François a effectué une visite brève mais dense, aux étapes concentrées dans la ville du Caire, dix-sept ans après Jean-Paul II, qui fut le premier pape à s’y rendre1.

Tensions politiques et religieuses, attentes diverses

Alors que le risque terroriste est maximal et que les menaces sont omniprésentes, le voyage du pape était placé sous haute sécurité, explique L’Express : «Au Caire, les abords de la Nonciature apostolique, où le pape doit séjourner, sont fermés à la circulation et sous la garde d’une forte présence policière et militaire. Des véhicules blindés stationnent devant la cathédrale. La tension est forte entre les communautés. Toutes les églises d’Égypte ont été placées sous surveillance.»

Si les coptes ont été ciblés directement à Alexandrie et à Tanta lors du dimanche des Rameaux par des attentats qui ont provoqué la mort de 46 personnes et ont été revendiqués par l’organisation État Islamique (EI), ils ne sont pas les seuls à subir la violence. «L’État égyptien combat depuis des mois une insurrection menée par une branche locale du groupe djihadiste État Islamique (EI) dans le nord de la province du Sinaï. Si l’armée a tué plusieurs des leaders du groupe, les djihadistes n’ont cessé d’étendre leurs attaques à travers l’Égypte, notamment au Caire» explique le journal Jeune Afrique. Le pape a voulu manifester sa solidarité avec l’Église copte, mais plus largement avec tous les Égyptiens confrontés au terrorisme.

Dans ce contexte, le porte-parole de l’Église copte catholique en Égypte, interrogé avant le voyage par I. Média, expliquait que «la visite du Pape est extrêmement importante pour le pays et pour l’Église. L’Égypte, quant à elle, doit montrer qu’elle continue à être elle-même malgré les attentats.» Il affirmait également qu’«il y a beaucoup de changements dans la mentalité des Égyptiens non chrétiens. Et ce spécialement après que les chrétiens ont été une force extrêmement importante, lors de la révolution du 30 juin 2013, pour renverser le gouvernement islamique de Mohamed Morsi et des Frères musulmans. Depuis lors, les chrétiens sont bien vus, même si le terrorisme continue. C’est pour cela d’ailleurs que le terrorisme attaque les chrétiens, à cause de leur solidarité avec la révolution du 30 juin.»

Le journal La Croix résumait ainsi les différentes attentes : «Même brève et préparée dans la précipitation, cette visite cristallise les attentes les plus larges et les plus variées. Celles des autorités, qui espèrent corriger l’image désastreuse de leur pays sur la scène internationale et y faire revenir les dirigeants du monde entier. Celles des partisans de la révolution de 2011, dont les rêves de démocratie se trouvent aujourd’hui étouffés sous le poids des attentats djihadistes récurrents et surtout de la crise économique qui a multiplié par deux les prix des produits de base.» Et le journaliste ajoute : «En Égypte, la jeunesse est une réalité écrasante : dans les rues du Caire, dans les cités-dortoirs qui se développent tout autour… mais aussi dans les églises. C’est à cette jeunesse nombreuse et en ébullition, fortement mobilisée lors de la révolution de janvier 2011, puis encore en 2013 pour renverser le président islamiste Mohamed Morsi, que le pape a souhaité s’adresser plus particulièrement lors de sa visite en Égypte.»

Une quadruple invitation, un triple but

La Croix rapporte que le pape a reçu une quadruple invitation : celle du président de la République égyptienne, Al-Sissi, celle du patriarche copte-catholique Sidrak et des évêques de l’Église catholique, celle de Sa Sainteté Tawadros II patriarche copte-orthodoxe, et enfin celle du grand imam de la mosquée d’Al Azhar, Cheikh Ahmed Mohammed Al Tayeb. Le quotidien souligne «la rapidité avec laquelle la décision (du voyage) a été prise». Au lendemain de cette annonce, l’Église d’Égypte était encore sous le coup de la surprise : «Envisagée en juin, puis fin mai, la visite du pape aura lieu moins de quinze jours après la fête de Pâques, célébrée avec une particulière solennité dans les Églises orientales, ce qui laisse peu de temps pour les préparatifs» explique La Croix.

La petite communauté catholique égyptienne était officiellement la première destinataire de la visite papale. Peu nombreux, majoritairement coptes, mais aussi syriens, melkites, maronites et latins, les catholiques égyptiens sont moins de 300 000 (à peine 0,3 % de la population, peu nombreux à côté des coptes orthodoxes), et le reste des habitants sont musulmans2. Mais les coptes catholiques jouent un rôle important par leurs œuvres sociales et leurs écoles. «Lors de leur visite ad limina à Rome début février, les évêques égyptiens avaient exposé au pape quelques-unes de leurs difficultés, dans un contexte politique et économique tendu : fortes tensions sur la construction et la rénovation des églises en raison de la montée de l’islamisme, persistance du djihadisme dans le Sinaï» explique le journal La Croix. En février, sept chrétiens ont été tués à El Arif dans le Nord de la péninsule, contraignant de nombreuses familles à prendre la fuite.

L’Église copte orthodoxe, forte d’au moins 8 à 10 millions de fidèles, est une véritable institution dans le pays, bien qu’elle soit sous-représentée dans les institutions et dans les instances de pouvoir. Si les djihadistes sont résolus à multiplier les attaques contre elle, le président Al Sissi lui accorde sa protection. Il lui donne régulièrement des signes d’estime, notamment par ses visites systématiques à la veille de Noël. «Mais, en dépit de ces gestes symboliques, ces coptes restent discriminés et cibles d’attaques fréquentes, notamment dans les campagnes», expose La Croix. Ils viennent d’être touchés par les deux attentats très meurtriers de Tanta et d’Alexandrie. Après des années difficiles sous le pape Chenouda, les catholiques attendent beaucoup du patriarche Tawadros II pour resserrer les liens entre les Églises chrétiennes. La rencontre entre François et Tawadros II faisait donc de l’œcuménisme un autre axe majeur du voyage pontifical.

La dimension islamo-chrétienne en était un autre point fort. Après la rupture des relations sous Benoît XVI3, le pape François avait exprimé son désir de renouer avec Al Azhar, la prestigieuse institution du monde musulman sunnite4. Peu après son élection en mars 2013, il avait répondu aux vœux du grand imam par un message personnel rappelant «le respect du Vatican pour l’islam et les musulmans». Après la venue à Rome du grand imam Ahmed Al Tayeb le 23 mai 2016, la reprise du dialogue s’était formalisée récemment par la tenue au Caire d’un «séminaire de travail» commun, consacré à «la lutte contre le fanatisme, l’extrémisme et la violence au nom de la religion», en présence du cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Pour le grand imam d’Al Azhar, contesté en interne et soumis à la pression du président égyptien5, qui ne cesse de le pousser à «rénover le discours religieux», cette visite est un moyen de restaurer sa stature de «chef des musulmans» poursuit La Croix. Il souhaite également faire avancer son projet de «conférence sur la paix» évoqué l’an dernier à Rome avec le pape. «Les dignitaires d’Al Azhar vouant une haine profonde au djihadisme inspiré du salafisme rigoriste dominant en Arabie saoudite, ce rapprochement est d’autant plus important aujourd’hui», indique L’Express.

Le but du voyage pontifical était donc triple : calmer les tensions communautaires, réchauffer les relations avec le pays, renouer avec les autorités musulmanes d’Al Azhar. Le pape entendait adresser un message de cohabitation apaisée entre les chrétiens et la majorité sunnite du pays. Le correspondant du journal britannique The Independant précise que l’une des raisons du voyage du pape était d’endiguer le départ en masse des chrétiens de la région, une tâche difficile au regard du climat de psychose qui touche actuellement ces communautés.

Au cœur du voyage, la rencontre avec l’islam

Sur le papier, le voyage du pape était à haut risque. S’il s’est déroulé sans incidents, quel bilan peut-on en faire ?

Concernant les relations avec les autorités politiques, lors de sa rencontre avec le président égyptien Al-Sissi, le pape a clairement exhorté les responsables religieux, essentiellement musulmans et chrétiens, à soutenir la lutte contre le radicalisme islamiste. Le Monde fait le commentaire suivant : «Le pape François est arrivé porteur de propos plus offensifs qu’à son habitude, un discours destiné à soutenir la lutte, à différents titres, contre le radicalisme islamiste. Cet engagement l’a conduit à apporter de fait un soutien à la politique conduite par le président égyptien Abdel Fatah Al-Sissi et à en faire le chef de file régional de la lutte contre le terrorisme. Le pape catholique a bien invoqué le nécessaire « respect inconditionnel des droits inaliénables de l’homme » dans l’action du gouvernement. Mais la politique pour le moins répressive du président égyptien à l’endroit de son opposition, notamment islamiste, n’a pas suscité de critiques plus explicites.»

Selon Radio Vatican, la rencontre de François avec le pape copte orthodoxe Tawadros «a marqué les esprits. […] Le pape s’est arrêté sur le lien particulier qui unit les deux Églises, parlant d’ »œcuménisme du sang » pour évoquer les persécutions qui visent les chrétiens, indépendamment du fait qu’ils soient catholiques ou orthodoxes.» La rencontre a été scellée par la signature d’une déclaration commune. Les deux signataires s’engagent à mettre un terme à la pratique du «double baptême» (qui consiste à rebaptiser les fidèles passant d’une Église à l’autre), ceci pour mieux souligner «l’héritage commun de ce sacrement».

Mais c’est la dimension de la rencontre avec l’islam qui a le plus focalisé l’attention des commentateurs. Le Monde titrait ainsi le 28 avril : «Le dialogue avec les musulmans au cœur du voyage du pape François en Égypte», ajoutant que le défi était pour le pape de «soutenir les chrétiens d’Orient sans porter préjudice au dialogue avec les musulmans». «Depuis le début de son pontificat, à de nombreuses occasions, François a multiplié les gestes d’ouverture envers les musulmans : il s’est encore récemment rendu dans des mosquées, a lavé au moment de Pâques les pieds de migrants musulmans, il a ramené à Rome à bord de son avion trois familles syriennes musulmanes lors d’un déplacement sur l’île grecque de Lesbos» rappelle L’Express. Des gestes qui ont pu déconcerter certains chrétiens, en particulier ceux qui sont directement exposés à la violence islamiste, explique le magazine.

Le pape et l'imam
Rencontre entre François et Cheikh Ahmed Al Tayeb – Photo Gregorio Borgia/AP/SIPA

 
Durant son voyage, «François n’aura cessé, avec une grande liberté de parole, de dénoncer la violence au nom de Dieu et les atteintes à la liberté religieuse», expose La Croix. «Devant la Conférence internationale pour la paix organisée par l’université Al-Azhar, une des principales institutions de l’islam sunnite, le pape a une nouvelle fois rappelé que qu’ »aucune violence ne peut être perpétrée au nom de Dieu, parce qu’elle profanerait son Nom ».» Dans ce discours, poursuit le quotidien, le pape s’est attaché aux causes de la violence : «Pour « prévenir les conflits et édifier la paix », il a appelé à « résorber les situations de pauvreté et d’exploitation, là où les extrémismes s’enracinent plus facilement » et à lutter contre le commerce des armes. « Éduquer à l’ouverture respectueuse et au dialogue sincère avec l’autre, en reconnaissant ses droits et ses libertés fondamentales, spécialement la liberté religieuse, constitue la meilleure voie pour bâtir ensemble l’avenir », a-t-il aussi insisté, avant de mettre en garde : « L’unique alternative à la civilisation de la rencontre, c’est la barbarie de la confrontation »»

La paix a été semée. Quelle récolte attendre ?

Le mot qui est revenu sans cesse dans les interventions de François lors de son voyage, c’est celui de «paix». C’était le thème même de la visite : «Le pape de la paix dans une Égypte de la paix». La veille de son départ, sur son compte Twitter officiel, le pape lui-même avait enjoint ses fidèles de «prier pour (son) voyage comme pèlerin de la paix en Égypte». «La « paix » : les Égyptiens ont ce seul mot sur les lèvres à propos de la visite du pape François» expliquait le journal La Croix. «Vous êtes l’un des symboles de la paix dans un monde tourmenté par les guerres et les conflits», a dit Tawadros II au pape François en l’accueillant dans les murs du patriarcat copte. «Il n’y aura pas de paix sans une éducation adéquate des jeunes générations. Et il n’y aura pas une éducation adéquate pour les jeunes d’aujourd’hui si la formation offerte ne correspond pas bien à la nature de l’homme, en tant qu’être ouvert et relationnel», a souligné le Pape dans son discours à la mosquée.

Le mot a été repris dans tous les compte rendus des médias comme un leitmotiv et presque comme une incantation… Le premier commentaire qui en atteste, c’est d’ailleurs celui du pape lui-même à son retour à Rome : «Un signe de paix pour l’Égypte et pour toute cette région», c’est ainsi que, selon Radio Vatican, il a qualifié, lors de l’audience générale place Saint-Pierre du mercredi 3 mai 2017, son voyage apostolique au Caire. Le pape a ajouté que ce fondement vaut évidemment pour l’Égypte, dont «le grand patrimoine historique et religieux […] et son rôle dans la région proche-orientale lui confèrent un rôle particulier dans le chemin vers une paix stable et durable, qui s’appuie non sur le droit de la force mais sur la force du droit».

Dans son compte rendu du voyage, le 1er mai, le journal La Croix titrait «Le pape en Égypte : un voyage de paix et d’unité», mettant l’accent sur le fait que le pape François a dénoncé sans détour la violence au nom de Dieu et qu’il n’a cessé aussi de demander le «respect inconditionnel des droits inaliénables de l’homme». Le même journal titrait deux jours plus tard : «François se réjouit du « signe de paix » de son voyage en Égypte». De même, «le pape François est allé porter son message de paix à l’Égypte» titrait l’Agence d’information d’Afrique centrale. Dans Le Figaro, Jean-Marie Guénois faisait remarquer que François «a prononcé dans le cadre de la prestigieuse université sunnite al-Azhar un plaidoyer d’une rare violence contre… la violence perpétrée au nom de la religion, affirmant que : « seule la paix est sainte et aucune violence ne peut être perpétrée au nom de Dieu »».

Devant les participants à la Conférence internationale pour la paix organisée par le grand imam de l’université Al Azhar, le Saint-Père rappelait que «l’avenir de tous dépend aussi de la rencontre entre les religions et les cultures», qui doit tourner autour de trois pivots essentiels : «Le devoir d’identité, le courage de l’altérité et la sincérité des intentions». Ce «troisième pivot» ne peut que prendre une résonance particulière pour les chrétiens qui vivent dans un pays à majorité musulmane… Si ces deux journées ont réellement permis au pape de jeter – sous haute sécurité – de semences de paix dans une Égypte en proie à la violence, s’il a pu associer à cette action au moins en intention une partie de ses interlocuteurs si divers, une question demeure : verra-t-on un jour lever la moisson de la paix, tant les pousses risquent d’être étouffées par la violence dont la menace pèse quotidiennement sur l’Égypte ? Les données recueillies dans un sondage effectué il y a deux ans dans de nombreux pays musulmans par le Pew Research Center de Washington ont en effet révélé que l’Égypte était le pays le plus enclin au radicalisme6.

Laure-Marie de Synthe

Photo : Amr Nabil/AP/SIPA

 


1 – Jean-Paul II fut le premier pape à se rendre en Égypte, du 24 au 26 février 2000. Après avoir célébré la messe dans un stade du Caire, il avait déjeuné avec les évêques catholiques. Dans la nouvelle cathédrale Notre-Dame d’Égypte, en présence du pape Chenouda et du président des Églises protestantes en Égypte, il avait conduit une prière œcuménique. Il avait ensuite rendu visite au grand imam d’Al Azhar de l’époque, le cheikh Mohammed Sayed Tantawi. Au dernier jour de sa visite, il s’était rendu en pèlerinage au Mont Sinaï et avait célébré la messe au monastère Sainte-Catherine.

2 – Le P. Henri Boulad, interrogé le 13 avril dans l’Osservatore Romano, faisait cette remarque : «Un phénomène dont on parle assez peu, c’est l’athéisme. En Égypte, il y a plus de deux millions d’athées. Ils le sont devenus parce qu’ils ne supportent plus que la religion incite à la violence ou aux exécutions capitales. Dans cela, il n’y a rien de divin. Ils ne veulent plus du fanatisme ou de la liturgie comme répétition mécanique de gestes et de prières. Et abandonner la religion est quelque chose d’inédit en Égypte et dans le monde arabe.» Voir il Sismografo (site en italien).

3 – Après un attentat commis le 31 décembre 2010 et ayant fait 21 morts dans une église copte d’Alexandrie, le pape Benoît XVI avait dénoncé «les discriminations, les abus et l’intolérance religieuse qui frappent aujourd’hui en particulier les chrétiens», appelant à «l’engagement concret et constant des responsables des nations». Ces déclarations avaient irrité l’institution sunnite et les relations ont été suspendues par Al Azhar en janvier 2011. Malgré plusieurs tentatives d’ouverture du cardinal Tauran, il a fallu attendre le départ de Benoît XVI pour observer les premiers signes de dégel.

4 – Le père Samir Khalil Samir, qui enseigne à l’Institut Pontifical Oriental de Rome à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, explique à propos de cette institution : «Avant tout, elle n’a rien d’une université au sens occidental du terme puisque son rôle est de former des imams. C’est en quelque sorte une grande faculté de théologie islamique. L’aspect le plus problématique et le plus grave, c’est qu’au cours du temps, le contenu de l’enseignement n’a pas changé : les livres sont toujours les manuels d’il y a sept cent ans». Voir diakonos.be.

5 – Al Azhar s’est opposée aux Frères musulmans lorsque ceux-ci ont voulu imposer leur idéologie politique radicale fondée sur l’islam, sous la présidence de Mohammed Morsi. Mais également à l’actuelle présidence d’Al-Sissi, lorsque celui-ci a demandé, il y a quelques semaines, une réforme du droit coranique, notamment en cas de divorce par répudiation, jusqu’à présent réduit à un simple mot prononcé trois fois.

6 – Selon ce sondage : 75 % de la population égyptienne considère que la charia (la loi tirée du Coran et de la sunna) est la parole de Dieu révélée ; 74 % souhaitent que la charia devienne la loi de l’État ; 75 % voudraient que la charia s’applique non seulement aux musulmans mais également aux non-musulmans ; 95 % voudraient que les conflits en matière de famille et de propriété soient tranchés par des juges religieux ; 70 % sont en faveur de châtiments corporels pour punir des crimes comme le vol ; 81 % sont en faveur de la lapidation de celui qui se rend coupable d’adultère ; 86 % sont favorables à la peine de mort pour ceux qui abandonnent l’islam.

 

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