Terroriste diplômé devant l'université de Yale

Faut-il être un illettré ou un marginal pour faire un bon djihadiste prêt à mourir en «martyr» pour massacrer des infidèles ? La réponse qui s’impose est : non, bien au contraire.

Selon Le Figaro, les universités anglaises auraient formé de nombreux étudiants devenus djihadistes pendant leurs études : «30 % des Britanniques condamnés pour des faits liés au terrorisme sont issus de l’enseignement supérieur, selon l’association Student Rights, émanation du think-tank Henry Jackson Society». Le plus connu d’entre eux, Mohammed Emwazi, surnommé «Jihadi John», est décrit par un ancien camarade de classe durant son enfance comme « un petit Londonien typique, qui tape le cuir avec ses copains et ne semble guère porté sur la religion à cette époque» rapporte Le Point. Intégrant l’Université de Westminster pour des études d’informatique, son comportement change et se radicalise.

Car Outre-Manche, les prédicateurs salafistes ont pignon sur rue dans les universités et y prêchent ouvertement en faveur de Daech et contre l’Occident : «L’an dernier, quelque 70 conférences-débats ont permis à des prêcheurs islamistes de s’exprimer sur des campus, selon des chiffres du gouvernement» poursuit Le Figaro, dans des universités telles que King’s College London, Queen Mary ou encore Kingston University. Selon le New-York Times qui a enquêté sur «les djihadistes de Sa Majesté», «le combattant britannique moyen a une vingtaine d’années, d’origine sud-asiatique et a généralement été à l’université et dans des associations de groupes activistes». Ce ne sont donc pas des personnages de Dickens qui se radicalisent mais des jeunes venant des classes moyennes.

En France, si l’on regarde le profil des terroristes du 13 novembre, les survivants du Bataclan ont décrit des jeunes gens qui «parlaient un excellent français sans accent» indique Causeur. L’un d’eux, Samy Amimour, même s’il n’est pas allé au bout de ses études de droit, était un bon élève, sans problème d’intégration ni de comportement, titulaire d’un bac littéraire. Il excellait en français au point de «corriger les profs quand ils faisaient des fautes» lit-on sur le site de TF1. Daech a en son sein de très bons informaticiens, redoutables hackers que les Anonymous ne peuvent contrer. Dans les jours qui ont suivi les attentats contre Charlie Hebdo, ce sont «25 000 sites, institutionnels et privés» qui ont été piratés par des islamistes, révèle L’Informaticien.

Ce n’est donc pas forcément un manque de culture ou d’études qui pousse ces jeunes vers l’extrémisme. Comme l’indique L’Express, publiant les propos du sociologue des religions Olivier Roy : «Il n’y a pas un profil de djihadiste type comme on a longtemps voulu le faire croire : le petit “beur” de banlieue qui part faire le djihad à cause du racisme qu’il vit au quotidien. En réalité, des petits délinquants côtoient des gens éduqués, certains viennent de familles unies, de banlieue ou de la campagne».

Ce n’est pas l’Islam qui nourrit la violence et la rage du Djihadiste, c’est l’Occident lui-même. L’Occident malade de lui-même qui, dans un certain nombre de ses intellectuels, se vomit lui-même et qui joue à se faire mal pour le plaisir de se donner en spectacle. Mais vient un jour où ce petit jeu devient dangereux ! Que peuvent nos bombes quand le cœur est perverti ?

Rédaction SRP

Photo Nick Allen / Wikimedia Commons

 

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