Couple d'aujourd'hui

Selon la dernière enquête de l’Insee (2011), il y a 16 millions de couples en France.
32 millions de personnes vivent en couple :
– 23,2 millions (73,1 %) sont mariés.
– 7 millions (22,6 %) vivent en union libre.
– 1,4 millions (4,3 %) sont pacsés.

Le couple et la vie commune

Selon leur type d’union :
– 23,001 millions des personnes mariées cohabitent (72,4 %) ; 201 000, soit 0,6 %, ne cohabitent pas.
– 6,079 millions des personnes en union libre cohabitent (19,2 %) ; 3,4 %, ne cohabitent pas.
– 1,354 millions des personnes pacsées cohabitent (4,3 %) ; 23 000, soit 0,1 % ne cohabitent pas.

Le “couple homosexuel” : 198 000 personnes de même sexe déclarent vivre en couple, ce qui correspond à 0,6 % de tous les couples.
– 112 000 (57 %) sont en union libre, dont 62 000 hommes (53 %) et 50 500 femmes (62 %).
– 85 000 (47 %) hommes et 31 000 femmes (38 %) sont pacsés.
– 167 000 (84 %) personnes cohabitent, dont 97 500 hommes (84 %) et 69 500 femmes (85 %).
– 31 000 personnes (16 %) ne cohabitent pas, dont 18 500 (16 %) sont des hommes et 12 500 (15 %) des femmes.

Le couple hétérosexuel selon l’âge

– Entre 20 et 24 ans, 83 % vivent en union libre, 6 % sont pacsés, 11 % sont mariés ;
– Entre 25-29 ans, 55 % vivent en union libre, 13 % sont pacsés et 32 % sont mariés ;
– Entre 30-34 ans, 36 % vivent en union libre, 12 % sont pacsés et 52 % sont mariés ;
– Entre 35 et 39 ans, 29 % vivent en union libre, 7 % sont pacsés et 64 % sont mariés ;
– Entre 40 et 44 ans, 24 % vivent en union libre 4 % sont pacsés et 72 % sont mariés ;

Le couple et l’enfant

Quel est le type d’union qui, selon l’âge, accueille l’enfant ?
– Entre 20 et 24 ans, 16 % des couples en union libre déclarent au moins un enfant, c’est le cas de 27 % des pacsés, 50 % des mariés et 20 % des personnes qui ne cohabitent pas.
– Entre 25 et 29 ans, 36 % des couples en union libre déclarent au moins un enfant, c’est le cas de 43 % des pacsés, 68 % des mariés et 47 % des personnes qui ne cohabitent pas.
– Entre 30 et 34 ans, 61 % des couples en union libre déclarent ont au moins un enfant, c’est le cas de 68 % des pacsés, 85 % des mariés et 75 % des personnes qui ne cohabitent pas.
– Entre 35 et 39 ans, 79 % des couples en union libre déclarent au moins un enfant, c’est le cas de 81 % des pacsés, 93 % des mariés, 88 % des personnes qui ne cohabitent pas.
– Entre 40 et 44 ans, 84 % des couples en union libre déclarent au moins un enfant, c’est le cas de 82 % des pacsés, 94 % des mariés et 91 % des personnes qui ne cohabitent pas.

Difficultés des statistiques concernant le “couple homosexuel”

La comparaison statistique avec le couple hétérosexuel est difficile, car au moment du dernier recensement publié par l’Insee sous la catégorie Famille et Logement, la catégorie «familiale» same-sex n’existait pas. Les statistiques déterminant qu’il y aurait 100 000 “couples homosexuels” sont une approximation, car la catégorie «homosexuel», qui désigne une orientation et non un mode de vie, n’existe pas comme référence d’un type d’union. Ce qui est retenu dans le recensement, c’est le nombre de personnes vivant sous un même toit par rapport à une personne référente, l’homme, (époux, père ou chef de famille) ou la femme possédant les mêmes fonctions. Même ceux qui veulent être identifiés comme homosexuels ne sont pas enregistrés comme tels. L’appareil statistique enregistre que, Jacques étant le référant, Jean vit en référence à lui, comme, frère, ami ou autre ! C’est identique pour les femmes.

Quant aux “couples homosexuels” vivant avec un enfant, la nébuleuse est encore plus large. Lorsqu’une personne homosexuelle déclare vivre avec un enfant, il s’agit habituellement du sien. Cet enfant vient soit d’un mariage rompu, l’enfant est alors celui d’un(e) veuf(ve) ou d’un(e) divorcé(e), soit d’une PMA. Il est, cependant, très difficile d’en avoir des statistiques claires et précises. Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’environ 30 000 enfants vivent avec une personne se déclarant homosexuelle. Cela représente 0,06 % des familles françaises ! Mais comment le sait-on ? Pour un enfant, vivre avec une personne seule, qui peut-être une mère ou un père célibataire, un veuf ou une veuve, un personne divorcée, c’est vivre dans une famille monoparentale, pas avec un couple homosexuel. Mais comment faire la différence, puisque la catégorie homosexuelle n’existe pas dans le recensement ?

Qu’en penser ?

Malgré qu’on en ait, la France préfère encore le modèle «traditionnel» comme mode de vie stable et comme lieu d’identité et d’éducation de l’enfant. Entre 30 et 35 ans, on se marie. On peut y venir en passant par l’union libre ou même par le compagnonnage – les personnes sexuellement actives gardant chacune leur domicile propre –, 20 % des jeunes choisissent ce type de vie. On peut même faire l’expérience du Pacs mais, à partir de 30 ans, le mariage l’emporte nettement. Cependant les statistiques ne disent pas de quelle vie matrimoniale il s’agit : mariage de divorcés ou mariage unissant toujours le même couple. En 2005, on a enregistré 276 303 mariages mais 152 020 divorces, soit 55,01 %. Pour la grande majorité des Français vivant en couple (72 %), le modèle d’union demeure donc le mariage. Si un mariage est rompu, on reste partant pour une autre expérience du même genre.

Si le mariage reste toujours le type de vie le plus favorisé, l’autre mode de vie commune est, bien avant le Pacs, l’union libre, c’est-à-dire le concubinage. Autrement dit, on vit ensemble soit, mais si on choisit de ne pas se marier, on ne se “pacse” pas facilement ! L’enregistrement civil de l’union, le Pacs, même s’il est en remontée par rapport au mariage (200 000 en 2010 contre 200 750 mariages célébrés), ne le dépasse pas encore. De plus, la statistique ne fait pas le parallèle du déclin du choix de l’union libre et du Pacs selon l’âge : plus les personnes vieillissent – l’enfant venant – plus on passe de l’union enregistrée – le Pacs, – à une union célébrée – le mariage. Enfin, le tableau le plus significatif concerne la présence de l’enfant. Plus on a des enfants, plus on pense à se marier. À partir de 30 ans, le taux du mariage augmentent par rapport à l’union libre et au Pacs. 68 % des personnes mariés vivent au moins avec un enfant, vers 40 ans 95 % d’entre eux vivent avec un enfant.

C’est une première conclusion : la famille hétérosexuelle, lieu de l’identité du couple et lieu de la vie de l’enfant, existe bel et bien. Et elle constitue, encore aujourd’hui, le modèle dominant.

Mais ce tableau, si bref ou si incomplet soit-il, cache les fragilités de la famille en France et probablement en Occident. Entre 20 et 24 ans, 83 % des jeunes vivent en union libre, 55 % entre 25 et 29 ans, et 29 % entre 30 et 34 ans. Si l’on ajoute les pourcentages du Pacs et de la vie séparée, on arrive à 89 % des jeunes entre 20 et 24 ans, 48 % entre 25 et 29 ans, 48 % entre 30 ans et 34 ans. Jusqu’à l’âge de 35 ans environ, la moitié des jeunes vit en état de non-mariage. Et l’on atteint un taux record de divorces en 2005, 55 % de divorces en comparaison du nombre de mariages.

Même si le taux de natalité en France est assez favorable par rapport au reste de l’Europe, (2,01 par femmes) quelle est la couche de population qui donne naissance à ces enfants ? La hausse récente de la natalité en France est due avant tout aux naissances issues de couples de nationalités mixtes. En 2004, 139 700 nouveaux-nés avaient au moins un parent étranger, soit 18,2 %, contre seulement 14,5 % en 1998. Le taux des naissances chez les couples français a diminué de 4,6 %, l’augmentation est venue des couples formés de conjoints étrangers : + 13,2 % et des couples mixtes (l’un des parents a la nationalité française) : + 45,1 %. De plus, les statistiques parlent de la famille, elles ne disent rien de la composition de cette famille.

Nous ne pouvons plus jouer la politique de l’autruche. Le modèle de la vie sexuelle entre les Français et les Françaises demeure hétérosexuel et se traduit pour une grande partie par le mariage, soit ! Mais les Français et les Françaises qui vivent ensemble – en choisissant de façon prépondérante le mariage – ont de moins en moins d’enfants. Les jeunes qui entrent dans la vie conjugale y entrent, à 89 %, avec une sexualité blessée.
Disons-le clairement, pour la plupart de ces jeunes, LA CHASTETÉ, C’EST DU BIDON !

Que dire ?

La méditation sur ces statistiques peut nous jeter dans le découragement, la tristesse, voire la déprime. On peut verser dans la peur et voir l’avenir en noir : la belle et douce France, celle de nos aïeux, est fichue. Demain, les chiffres le montrent, nous serons dominés par les étrangers ! Voilà le discours xénophobe qui nous guette ! On peut aussi être en colère et rejeter l’accusation sur toutes les sociétés de pensée que nous connaissons comme celle que nous ne connaissons pas, et dénoncer leurs noirs complots pour détruire la famille. Nos dénonciations et nos tristesses, sans être dénuées de fondement, n’arrangeront rien et ne renverseront pas la situation.

Les statistiques ont un mérite, elles nous montrent où est le problème. Et ce problème, nous le voyons clairement : 89 % des jeunes n’ont aucune vraie formation à une sexualité profondément humaine et à une responsabilité adéquate de leur vie sexuelle, ordonnée à l’amour inconditionnel et à l’éducation de l’enfant. Qui leur donnera cette formation ? Qui donc, sinon ceux qui se sont décidés à se marier et dont le mariage a stabilisé la vie et perfectionné l’amour ?

Ces statistiques sont un appel fort à un engagement social et pastoral à la formation de cette jeunesse. En termes chrétiens, cela s’appelle la Nouvelle Évangélisation !

Rédaction SRP

 

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